<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209</id><updated>2012-01-27T01:41:24.447+01:00</updated><category term='Ontologie'/><category term='politique'/><category term='Le Second degré du Singe...'/><category term='Matière et langage'/><category term='zizek'/><category term='polémiques'/><category term='Dieu'/><category term='Ontologie et Mathématique. Heidegger/Badiou'/><category term='Heidegger'/><category term='économie'/><category term='ontologie et sciences'/><category term='ontologie et poésie'/><category term='Deleuze et Guattari'/><category term='Badiou'/><category term='Médiatisme'/><category term='Entretiens'/><title type='text'>Le BLOG de Fabien TARBY</title><subtitle type='html'>Profondeurs et frivolités philosophiques...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>82</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1149105415639020910</id><published>2012-01-27T01:23:00.005+01:00</published><updated>2012-01-27T01:41:24.461+01:00</updated><title type='text'>ANONYMOUS à la rue...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-V3VO0nCDfsI/TyHx0hamqgI/AAAAAAAAATM/Q4cV5UBj5uw/s1600/AN.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 251px; height: 201px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-V3VO0nCDfsI/TyHx0hamqgI/AAAAAAAAATM/Q4cV5UBj5uw/s400/AN.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702104487853206018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object style="height: 390px; width: 640px"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iv0KyzWybmI?version=3&amp;feature=player_detailpage"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/iv0KyzWybmI?version=3&amp;feature=player_detailpage" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="640" height="360"&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les règles ont toujours quelque chose d'absurde. Cependant, une communauté, si libre et diverse soit-elle, a quelques bonnes raisons de s'organiser.&lt;br /&gt;F.T&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Voici le message d'ANONYMOUS. Nous l'avons reçu. Nous le publions avec plaisir :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vidéo est conçue comme un guide pour les Anonymous prêts à s'engager dans leur 1ère manifestation publique. Elle fournira également un rappel pour ceux d'entre vous qui ont l'expérience de cette forme d'action. Le but de la manifestation dans une société moderne occidentale est de transmettre un message au public.&lt;br /&gt;Conformément à cet objectif, Anonymous a conçu 22 règles que les anonymous peuvent suivre afin de s'assurer une victoire épique, et pour vous, aucune perte de point de vie.&lt;br /&gt;Règle n°0: Les règles n°1 et n°2 continuent de s'appliquer sur Internet. Vos memes ne sont pas, à ce stade, quelque chose que le monde réel peut apprécier. Bien que parler entre collègues Anonymous des memes est acceptable, reste concentré sur l'objectif.&lt;br /&gt;REGLE n°1: Reste cool.&lt;br /&gt;REGLE n°2: Reste cool. Surtout si tu es harcelé. Tu es un ambassadeur des Anonymous. Bien que les personnes qui tentent de perturber votre démonstration t'énervent, tu ne dois pas perdre ton sang-froid. Cela pourrait nuire à la protestation et ternir la réputation des Anonymous.&lt;br /&gt;REGLE n°3: Se conformer aux ordres des agents de police par-dessus tout. Faire autrement, c'est nuire à la manif. dans son ensemble et peut compromettre le succès de votre action. Ne pas demander les n° de badge sauf si vous êtes traités de manière vraiment abusive, car cela mettra en colère les agents de police.&lt;br /&gt;REGLE n°4: Prévenir la préfecture. La plupart des administrations ont des règles concernant les manif. publiques et/ou préfèrent être informées de leur déroulement. Connaître les règles de votre juridiction et les respecter.&lt;br /&gt;REGLE n°5: Toujours se tenir de l'autre côté de la rue du lieu contesté. &lt;br /&gt;REGLE n°6: En l'absence d'une route trouver une autre barrière naturelle entre vous et la cible de la protestation. Cela rendra plus difficile pour les individus hostiles à votre cause de venir vous harceler. &lt;br /&gt;REGLE n°7: Rester sur la voie publique. Vous pouvez être accusé de violation de domicile sinon.&lt;br /&gt;REGLE n°8: Pas de violence.&lt;br /&gt;REGLE n°9: Aucune arme. La manif. est un événement pacifique. Vos armes, vous n'en aurez pas besoin.&lt;br /&gt;REGLE n°10: Pas d'alcool. La violation de cette règle peut facilement déclencher une violation des règles 1 &amp; 2.&lt;br /&gt;REGLE n°11: Pas de graffiti, de destruction ou de vandalisme.&lt;br /&gt;REGLE n°12: Si vous voulez faire quelque chose de stupide choisissez un autre jour. &lt;br /&gt;Celles-ci doivent être explicites. La violation de ces règles lors d'une manifestation ternirait la réputation des Anonymous, nuirait à la manif. elle-même et vous rendrait vulnérable auprès des forces de l'ordre.&lt;br /&gt;REGLE n°13: Anonymous est légion. Ne jamais être seul. Isolé lors d'une manif., vous êtes une cible pour les personnes qui souhaitent provoquer une réaction de colère de votre part ou de votre groupe.&lt;br /&gt;En accord avec ce principe:&lt;br /&gt;REGLE n°14: Organiser des escouades de 10 à 15 personnes. &lt;br /&gt;REGLE n°15: 1 ou 2 mégaphones/équipe. Un mégaphone est utile pour maintenir la cohésion d'ensemble d'une manif. et la diffusion de votre message. Toutefois un trop grand nombre peut dérouter le public et vous rendre incompréhensible.&lt;br /&gt;REGLE n°16: Connaître le code vestimentaire. Instaurer un code vestimentaire décontracté mais sérieux vous aidera à maintenir la cohésion et amènera le public à vous prendre au sérieux.&lt;br /&gt;REGLE n°17: Couvrez votre visage. Cela permettra d'éviter de vous identifier à partir de vidéos prises par des personnes hostiles, d'autres manifestants ou des forces de l'ordre. &lt;br /&gt;Foulards, chapeaux et lunettes de soleil, les masques ne sont pas nécessaires, et les enfiler dans le cadre d'une manif. publique est interdit dans certains pays.&lt;br /&gt;REGLE n°18: Prévoir des bouteilles d'eau.&lt;br /&gt;REGLE n°19: Porter de bonne chaussures. &lt;br /&gt;Suivre ces règles assurera votre confort lors de la manif. Gardez à l'esprit que les manif. peuvent souvent être longues.&lt;br /&gt;REGLE n°20: Affiches, flyers, et slogans. &lt;br /&gt;Préparez les vôtres à l'avance. Assurez-vous que les affiches soient assez grandes pour être lues. Veillez également à ce que le texte sur vos affiches et vos pancartes soit pertinent avec l'objectif de la manif.&lt;br /&gt;REGLE n°21: Préparez des dépliants lisibles, simples et précis pour les donner à ceux qui souhaitent en savoir plus sur les motivations de vos actes. &lt;br /&gt;Enfin&lt;br /&gt;REGLE n°22: Documenter la manif. Vidéos et photos de l'événement peuvent être utilisées pour corroborer votre version des faits si les forces de l'ordre devaient intervenir.&lt;br /&gt;En outre, la diffusion des images et des vidéos de vos actions héroïques partout sur internet donnera de l'inspiration, incitant d'autres Anonymous à suivre votre glorieux exemple.&lt;br /&gt;Cependant, gardez à l'esprit que le succès de la manif. est un ensemble de détails basé sur le bon comportement de tous. Ignorez ces règles à vos risques et périls. Suivez-les et la victoire sera vôtre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1149105415639020910?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1149105415639020910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1149105415639020910' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1149105415639020910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1149105415639020910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2012/01/anonymous-la-rue.html' title='ANONYMOUS à la rue...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-V3VO0nCDfsI/TyHx0hamqgI/AAAAAAAAATM/Q4cV5UBj5uw/s72-c/AN.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4831760253614710310</id><published>2012-01-25T02:12:00.000+01:00</published><updated>2012-01-25T02:17:26.803+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deleuze et Guattari'/><title type='text'>Drugs</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-LrN2isj8JGc/Tx9X76lkO8I/AAAAAAAAATA/Pfpl4A6OJQU/s1600/ange-1113924460.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-LrN2isj8JGc/Tx9X76lkO8I/AAAAAAAAATA/Pfpl4A6OJQU/s400/ange-1113924460.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701372340125055938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                      Fabien Tarby&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                    Drogues et Transcendantal chez Deleuze et Guattari&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Deleuze et Guattari s'inscrivent-ils dans cette grande tradition chamanique qui fait de la drogue un moyen d'exploration et même de révélation d'un réel caché et plus profond, plus vrai, mais recouvert habituellement par les comptines quotidiennes et émoussé par les faibles affects ou percepts sociaux ? Deleuze et Guattari aiment à citer le controversé Carlos Castaneda. Tonal et Nagual, chez cet étrange auteur, vaudraient-ils comme des formes intuitives de ce que Deleuze nomme dans quelques cours ''réel caché'', ''réel dominant'' ? N'allons pas si vite. En général, les chamanismes de la drogue sont des mystiques, qui s'accomplissent dans la paradoxale révélation d'un Ineffable. C'est le Nagual de Castaneda ; aussi bien toutes sortes d'autres dénominations sont possibles. On trouve évidemment cette idée dans de nombreuses civilisations, sous des formes différentes mais convergentes. Et qui ne dépendent pas, en tant que telles, de l'usage des drogues. Un Raja-Yoga pourrait tout aussi bien y conduire. Nagual n'est pas Tonal ; mais aussi bien Brahman  n'est pas Ishvara. En définitive, l'idée d'une sorte de quête révélatrice est commune à la religion et à la philosophie même. Si toutefois, outre les pratiques chamaniques, les stupéfiants ont trouvé grâce chez les écrivains ̶ cette longue tradition qui passe par exemple par  Thomas de Quincey. Rimbaud, Baudelaire, Michaux, Artaud, William Burroughs ou Jim Douglas Morrison ̶ , beaucoup plus rare est l'attention portée par la philosophie aux effets de telles substances. Mais au cœur du plateau X  l'on trouvera quelques pages, denses, consacrées par Deleuze et Guattari à la question des drogues, sous le sous-titre ''Changer la perception'' 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi consiste, pour Deleuze et Guattari, la dimension révélatrice des drogues ? Mais cette dimension n'est évidemment pas quelque chose ; et c'est du reste cet attachement dernier à la chose énigmatique, qu'il s'agirait de découvrir, qui fait le nid des interprétations mystiques de l'expérience stupéfiante. Comme s'il y avait quelque chose derrière les choses, que les drogues exhiberaient enfin. Évidemment, cette chose d'énigme n'a pas la structure d'une identité habituelle, et c'est ce qui explique que ces chamanismes s'achèvent dans la révélation d'un indicible. Mais c'est encore trop de croire au secret, à la révélation. Deleuze et Guattari sembleront donc d'abord se tenir à distance de tout discours objectivant une révélation, même inobjective, d'un ordre autre ou supra-logique. C'est pourquoi ils affirmeront que l'usage des drogues change en réalité la perception elle-même. Nous voyons et nous sentons autrement. Là serait la seule révélation, qui ne préjuge pas d'un objet (même inobjectif) venant ainsi à la conception ou à la vision. Deleuze et Guattari écrivent ceci : « Toutes les drogues concernent d'abord les vitesses, et les modifications de vitesse. » Et l'on peut dès lors décrire leurs effets selon trois aspects : &lt;br /&gt;« 1) l'imperceptible est perçu 2) la perception est moléculaire 3) le désir investit directement la perception et le perçu. »2 Ce qui, au fond, se résume à deux thèses, compte tenu de la corrélation évidente du premier et du deuxième aspect : c'est parce que la perception devient moléculaire que ce qui était imperceptible est désormais perçu. De telle sorte que la thèse est la suivante : les drogues ouvrent à une perception désirante qui révèle le primat des multiplicités sur les unités factices. Ce qui peut aussi bien être exprimé à partir de la thématique des vitesses, la multiplicité deleuzienne traversant des distinctions comme celle de l'espace, de la composition, et du mouvement, étant, aussi bien, de toutes ces espèces, et ne s'originant en aucune. Précisément, la multiplicité zigzague entre les modèles. On peut l'apercevoir selon l'espace (lisse), la composition (moléculaire) ou le mouvement (vitesse) ; mais elle n'est proprement réductible ni à l'un ni à l'autre de ces modèles.&lt;br /&gt;Que signifie, maintenant, que le « désir investit directement la perception et le perçu » ? Il ne serait pas suffisant d'en parler selon les termes d'une sur-subjectivation. De s'en tenir à l'idée que, sous l'effet d'un stupéfiant, un homme, une femme sur-investissent le réel à partir de leur subjectivité. Il peut sembler qu'il en soit ainsi, en surface, parce qu'un trip peut être identifié à un délire ou à une hallucination, et ces derniers, à leur tour, à un rapport purement subjectif au réel, ayant perdu le bon sens de la distinction entre ce qui vient de moi et ce qui, du réel, est structures a-subjectives. Mais c'est là une vision encore superficielle, clinicienne. Henry Michaux, par exemple, cherche à « épurer la question d'une causalité de la drogue, [à] la cerner au maximum, la séparer des délires et des hallucinations. »3 Michaux voit bien, par là, que c'est le réel auquel ouvre, par exemple, la mescaline, qui compte ; et non pas la manière dont une subjectivité en est nécessairement imprégnée. Ce n'est pas qu'il y ait, à proprement parler, un plan scientifique à atteindre. L'objectivité des effets neuronaux des stupéfiants, par exemple, est une question secondaire. Une question qui reste dépendante d'une problématique de l'objet et du sujet, et qui est donc aussi partielle que celle de la sur-subjectivation. Autre chose est en jeu. Le désir n'est pas réductible à la subjectivation, qui n'en est qu'un aspect global, secondaire, et d'ores et déjà filtré. Le désir précède la pensée du désir. La drogue n'est donc pas tant l'expérience extrême de la manière dont je subjectivise le réel que celle d'un champ transcendantal anonyme, où le je et le monde sont toujours-déjà confondus, enroulés l'un dans l'autre, ou peut-être même pulvérisés l'un dans l'autre, et qui n'est « plus rien que le monde des vitesses et des lenteurs sans forme, sans sujet, sans visage. » « Le moment où désir et perception se confondent. »4&lt;br /&gt;Dans l'expérience stupéfiante, la ''conscience'' est d'elle-même dépassée par ce qui lui advient. Dire que, par la drogue, nous sur-subjectivons est donc mal dire : comme si la conscience n'était pas non seulement bouleversée mais littéralement construite par ces forces, ces vitesses, ces magnitudes et molécules qui la travaillent, la forment et la déforment ; comme si, au contraire, à rebours, elle déversait sur le monde un contenu caché jusqu'alors inapparent, son théâtre intérieur, les coulisses de l'esprit quotidien ou normal. Mais non ! Il en est ici comme du rêve, que Freud a si mal compris en distinguant le contenu manifeste et le contenu latent, sa vérité herméneutique. Si mal, parce qu'il n'y a pas de vérité herméneutique ; même à admettre qu'il y ait un sens, ce sens est, comme toute chose, une production dans un espace productif qu'il ne transcende pas ni n'explique, ni n'épuise. Le sens se connecte au reste, aux éléments infra ou supra-sensés, comme l'on voudra. Dans l'expérience stupéfiante, le sens de quelque chose peut bien être lui-même une chose, un triangle, un corps matériel. Et vice versa. La frontière idéaliste entre les multiplicités idéales et les multiplicités matérielles est abolie ; et c'est bien pourquoi une idée peut se transformer  soudain en une chose (en une vision) et une chose en sens. Abstrait et concret, matériel et immatériel ne veulent plus dire grand chose. Un homme, par exemple, se rend chez son amie et traverse pour ce faire la grand'rue. Mais la ''distorsion'' stupéfiante fait de cette petite marche nocturne tantôt et quasi-simultanément un voyage chez les Géants et chez les Lilliputiens. Est-ce sa pensée qui fait croître et décroître à ce point les choses, les pas, les distances ? Ou bien les choses qui entrent autrement que selon l'habitude (selon l'hallucination familière, saine, d'umwelt humain) en son esprit ? La question est sans réponse. Une seule chose est sûre : cet homme peut bien, soudain, avoir un odorat de chien... Ou annuler en son expérience le sens du passé et du futur, et en conclure qu'il est déjà mort... Tout est possible, entre vitesses et ralenties nouvelles. Ce n'est pas même un cogito d'un nouvel ordre, cartésien, ni même phénoménologique. Mais, par exemple, la possibilité même d'expérimenter ce que l'écriture ne peut saisir des traits d'union d'une expression comme « être-au-monde »&lt;br /&gt;Chaoïde ! Chaoïde ! Comme Mustang au galop. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors à quoi se confronte-t-on ? &lt;br /&gt;Eh bien, évidemment, à la question de l'inconscient. &lt;br /&gt;Mais sans doute faut-il d'abord comprendre la mauvaise position de ce problème. Et sans doute ne comprendra-t-on la mauvaise position de ce problème, celui de l'inconscient, qu'en remontant jusqu'à l'étrange alliance entre l'idée d'un transcendantal du Sujet et celle d'un Inconscient de ce Sujet. Il y a, en effet, une complicité secrète du Transcendantal et de l'Inconscient. Un Transcendantal n'est jamais qu'un Inconscient révélé ; et un Inconscient un Transcendantal encore in-su...  Personne n'a jamais médité la catégorie kantienne de la totalité ou de la causalité au moment même où, selon Kant, il exerçait son entendement. Personne n'a jamais pensé que son « Je pense doit accompagner toutes ses représentations » au moment de sa représentation... Personne ne pense son schématisme au moment où il schématise, etc. Personne ne pense l'intentionnalité dans l'acte même par lequel il intentionnalise. Et inversement : si le Sur-moi est une structure inconsciente, elle n'est rien d'autre qu'une structure transcendantale... La différence Inconscient/Transcendantal est donc toute relative, factice. Croire au Transcendantal du Sujet c'est croire en l'Inconscient du Sujet. Vice versa, bien sûr.&lt;br /&gt;La psychanalyse, certes, prétend être une autre pensée que celle du Sujet  ; une pensée capable, en apparence, de prendre pour objet la singularité même d'un sujet. Mais seulement en apparence, pour Deleuze et Guattari, puisqu'aussi bien elle reste dépendante d'une conception en généralité, traduction, interprétation, ralenties, molarités, structures. Il faut la fixer, cette singularité, la crucifier au « roc de la castration »5. Or, pour Deleuze et Guattari, toute interprétation du désir vient trop tard ; la réalité du désir est immédiate et vitale, et non pas informationnelle, pas même langagière (même si le désir, lui, investit aussi le langage). Finalement,  donc, la psychanalyse est un transcendantal des plus classiques. Qui a seulement inversé la dualité, et dit explorer la machinerie formelle inconsciente plutôt que celle consciente. Schéma de la première topique de Freud ou Table des catégories kantiennes, quelle différence, au fond ? Celle-ci reste interne à une méthodologie de la généralité, de surcroît idéaliste. On étend les structures, avec Freud, au-delà du conscient, dont on relativise donc tout à fait la puissance. Cela peut bien sembler être une révolution. Mais dans un cadre qui reste le même... La dualité même du conscient et de l'inconscient n'a pas grand sens, à bien y réfléchir, tant elle est elle-même structurelle : dans la mesure, par exemple, où Kant doit révéler la table des catégories, et Husserl l'intentionnalité, ces dernières peuvent bien être dites «non-conscientes. » Un sujet catégorise ou intentionnalise de lui-même, sans énoncer qu'il catégorise ou intentionnalise... Et l'on voit que tout transcendantal est déjà cette prétention d'élucider de l'inconscient ; tandis que la construction d'une science de l'inconscient est celle d'une forme transcendantale.&lt;br /&gt;Il faut dépasser une telle conception du transcendantal, de l'inconscient même. Et, pour cela, pas d'autre voie que celle par laquelle inverser toute la perspective transcendantale : au lieu d'exclure de l'analyse transcendantale, (cette autopsie du sujet) l'effectivité charnelle, désirante, c'est en son immanence même qu'il faut, intégralement, se tenir, sans la projeter au scalpel dans des structures vides, flottantes, prétendument supérieures. Le transcendantal philosophique présuppose toujours une sorte de sujet-type, à la fois parfaitement squelettique et plastique. Un très beau Sujet = X, en somme, vidé de toute particularité et, donc, de toute anormalité, étrangeté, particularité. Bien entendu, la philosophie défend ce processus en affirmant remonter de la sorte à l'universalité même des structures de la subjectivité, et atteindre ainsi quelque plan fondamental, etc. Sujets de Kant et de Husserl, exemplairement.6&lt;br /&gt;L'existence des drogues, elle, est décisive, car elle permet une telle inversion de l'habitude de pensée transcendantale. La drogue est un dérèglement ? Dont la machinerie transcendantale n'a cure.  Qu'elle n'envisage pas. Mais non : c'est ce dérèglement même qui est le fond du transcendantal. C'est sa ''vérité'' même. Et la ''normalité'' n'est ainsi qu'un appauvrissement ou une ralentie du dérèglement. &lt;br /&gt;A quel moment, finalement, un penseur peut-il rompre avec cette grande alliance faussée entre Transcendantal et Inconscient ?&lt;br /&gt;Contre cela, il n'y a, pour Deleuze et Guattari, d'autre solution que la dissolution pleine et entière du mythe de l'Inconscient herméneutique, interprétatif, théâtral, significatif, directif. Et l'expérience stupéfiante va y servir, par son immédiateté et son horizontalité explosive. L'explosif n'est pas l'interprétatif, en effet, mais cette capacité à donner à être (plutôt qu'à voir ou penser) ce qui est. Ce n'est que secondairement, dans une psyché réflexive, que l'on interprète. C'est le détachement transcendant(al), qui invente une production dans les nuages, dans l'éther propre aux idées et aux mots, une production autonome. Comme si le mot existait sans la gorge et sa modulation. Comme si l'on chantait sans la corde vocale...  La psychanalyse est donc cette passion de la production qui s'est rendue aveugle à la production même au nom de la conception. La psychanalyse est un rêve dans un espace propre, reconstruit, médiat...&lt;br /&gt;Il faut, ici, citer Deleuze et Guattari : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Car, de la psychanalyse, il y a lieu de faire à la fois un modèle, un opposé, et une trahison. La psychanalyse, en effet, peut être considérée comme un modèle de référence parce que, par rapport à des phénomènes essentiellement affectifs, elle a su construire le schème d'une causalité propre, distinct des généralités psychologiques ou sociales ordinaires. Mais ce schème causal reste tributaire d'un plan d'organisation qui ne peut jamais être saisi pour lui-même, toujours conclu d'autre chose, inféré, soustrait au système de la perception et qui reçoit précisément le nom d'Inconscient. Le plan de l'Inconscient reste donc un plan de transcendance, qui doit cautionner, justifier, l'existence du psychanalyste et la nécessité de ses interprétations. »7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte remarquable. Ce n'est pas tant que Deleuze et Guattari reconnaissent à la psychanalyse une juste passion de l'élucidation qui ne s'en tiendrait pas à la généralité mais chercherait à pénétrer ou à saisir la singularité, « le schème d'une causalité propre. » Mais qu'en voulant cela, la psychanalyse veut son plan autonome, interprétatif, sa profondeur, sa hauteur herméneutique, et entend donc se constituer en Transcendance explicative (ce en quoi elle croit encore en Dieu...). Elle « reste donc un plan de transcendance. » Dans le même temps, on peut lui reprocher de ne point y parvenir, de ne point pouvoir être ce plan d'organisation qui pourrait être saisi pour lui-même, et qui est donc « toujours conclu d'autre chose » bien que son schème, exactement dans le même geste, soit « soustrait au système de la perception. » La transcendance factice, celle de l'Inconscient herméneutique, ici, est  une vision impeccable, jouant faussement, donc, de sa hauteur angélique, autonome, indépendante (ce mensonge !). Toute transcendance est le raté d'une immanence, qui se croit d'autant plus pure qu'elle aurait ainsi résolu les problèmes immanents en les déplaçant dans la sphère autonome de la signification et de son interprétation. Une transcendance se forme en royaume ou espace purs, par exemple en blabla infini du sens psychanalytique, simulacre du réel d'autant mieux armé que l'on peut, de fait, discourir à l'infini sur le réel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là, bien sûr, que nous retrouvons le pouvoir de la drogue. Non pas que la drogue soit le fond de toute chose. Mais au moins révèle-t-elle une autre conception de l'  « inconscient ». Une conception qui précède toute conception signifiante. Non pas au sens d'un ineffable, indicible : parce qu'aussi bien un trip avec les mots, auprès des mots, dans les signifiés et les signifiants (déjà une sorte de multiplicité) est un aspect de cette pré-conception, qui, de toute façon, communiquera immédiatement avec de l'alter-langagier. «  La drogue, écrivent Deleuze et Guattari, donne à l'inconscient l'immanence et le plan que la psychanalyse n'a cessé de rater. » Le désir n'est plus traduit dans les constructions générales, langagières, de la sphère sensée de la psychanalyse. Il est là, en train de se faire ; il se produit. Car : « l'inconscient est à faire,  non pas à retrouver. » « Il n'y a plus une machine duelle conscience-inconscient, parce que l'inconscient est, ou plutôt est produit, là où va la conscience emportée par le plan. »8&lt;br /&gt;S'il y a donc, pour Deleuze et Guattari, une révélation stupéfiante, elle n'est pas celle d'un Objet que l'on découvrirait, pas même celle d'une Enigme (d'un Non-Objet) rejoignant l'Ineffable mystique. Elle est plutôt l'immédiateté d'une expérience de la production des machines désirantes, l'expérience de la physique de l'inconscient. C'est la forme pure de la perception, mais aussi bien de l'affectivité et de la pensée, et non pas quelque contenu supérieur X ou Y, qu'on y expérimenterait à ciel ouvert. C'est traverser en athlète un peu plus de chaos qu'il n'en est révélé dans la perception sociale et quotidienne. &lt;br /&gt;Mais si la révélation stupéfiante est celle de la forme, on peut tout aussi bien dire que cette révélation ne consiste en rien – en rien de consistant, d'objectif, de subjectif, ni même d'énigmatique. Dès que le chamanisme croit qu'il ouvre à une vérité, il se méprend ; c'est qu'il reste dépendant de catégories naïves. Il oppose par exemple une vraie réalité révélée par l'usage des drogues à une fausse réalité, d'apparence. On croit encore, par-là, à la vérité comme à une substance secrète. Le problème est alors mal posé (et l'on sait à quel point Deleuze insiste sur la manière de poser les problèmes). On se demande où est l'illusion. Si elle est dans la perception saine ou dans la perception pathologique (mais dite mystique). Si le fantôme du délire n'est pas plus réel que son absence ou son caractère habituellement indétectable. Bref, on se demande où est le véritable Objet. Et, au fond, tout mysticisme, lors même qu'il s'élève à l'indicible, reste une philosophie de l'Objet et du Vrai. Or, la question n'est pas de savoir où est l'apparence trompeuse et où est la vérité cachée. &lt;br /&gt;Mais il s'agit de fonctionner. De faire fonctionner. Et, pour la philosophie, c'est-à-dire la production de concepts, leur création, de fonctionner de telle sorte qu'elle montre les fonctionnements...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il se passe alors quelque chose d'assez curieux dans le texte de Deleuze et Guattari. Se surimpose soudain, à ces thèses sur la perception stupéfiante capable de révéler la forme pure de la perception, un tout autre discours, un discours presque moralisateur. En tout cas la drogue, après avoir été analysée au strict niveau ontologique, devient l'objet d'une réflexion pratique incluant des problèmes de méthode, et de modes de vie. Comme si la question devenait celle-ci : « Mais la drogue est-elle une bonne voie pour vivre à hauteur du désir, des multiplicités, et se constituer un Corps sans organes ? » Et les ravages de l'usage des stupéfiants sont alors clairement énoncés ; s'ils le sont dans le vocabulaire du deleuzisme, leur évocation renvoie banalement à la déchéance du drogué : « Au lieu de faire un corps sans organes suffisamment riche ou plein pour que les intensités passent, les drogues érigent un corps vidé ou vitrifié, ou un corps cancéreux : la ligne causale, la ligne créatrice ou de fuite tourne immédiatement en ligne de mort ou d'abolition. L'abominable vitrification des veines, ou la purulence du nez, le corps vitreux du drogué. »9 Trous noirs et lignes de mort dont les expérimentateurs Artaud et Michaux, eux-mêmes, nous avaient averti.  « Le » drogué est dans son trou, « comme un bigorneau. Enfoncé plutôt que défoncé. »10 « La ligne causale, ou de fuite, de la drogue ne cesse d'être segmentarisée sous la forme la plus dure de la dépendance, de la prise et de la dose, et du dealer. »11 Finalement, « les drogués n'ont pas choisi la bonne molécule ou le bon cheval. »12 Tout se passe donc comme si la question éthique venait s'enrouler autour de la question ontologique : vivre en drogué n'est pas une solution, c'est une mauvaise méthode pour éprouver la multiplicité libératrice ; d'ailleurs, le drogué paye l'expérience qu'il fait de la multiplicité et de la vitesse par l'expérience contraire : terrible re-territorialisation que celle du besoin du dealer, de la dose, de la déchéance corporelle et de la solitude sociale, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, certes, notre propos n'est pas du tout de nier cela, ces ravages. Pas une seconde. Mais plutôt, on va le voir, de s'interroger sur les mouvements qui habitent ce texte, ces quelques pages, et sur son assez étrange stratégie. Nous pensons qu'elle indique, cette stratégie, quelque chose de la manière de penser et d'opérer, en général, de Deleuze et Guattari. Voyons progressivement en quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai qu'un lecteur attentif pourrait ne pas être étonné par l'intrusion de considérations éthiques dans ce texte. On a souvent fait remarquer cette évolution ou inflexion : tandis que L'anti-œdipe organise un discours particulièrement offensif à l'égard de la psychanalyse freudienne (et même lacanienne) et doit, en conséquence, affirmer le primat illimité des multiplicités productives, Mille Plateaux songe à la manière dont l'homme peut éprouver et vivre heureusement (c'est cela l'éthique) au milieu des multiplicités. Il en résulte un discours beaucoup plus mesuré, prudent, à la fois quant à la coexistence naturelle du moléculaire et du molaire, et quant aux méthodes concrètes et existentielles par lesquelles vivre la multiplicité. On ne peut se contenter de délivrer théoriquement le sens de ces multiplicités sur-humaines qui font le ''fond'' de l'être. D'une part, il y a maintenant (osons le mot) une sorte de dialectique entre le molaire et le moléculaire, le lisse et le strié, la vitesse et la lenteur, la dé-territorialisation et la re-territorialisation13 ; d'autre part, il faut être sensible à la manière dont l'être humain peut éprouver l'authenticité du multiple sans s'y dissoudre, puisque le multiple est potentiellement sur-humain ou in-humain, bien que productivité première de l'être. Ce à quoi correspond parfaitement cet avertissement sur l'inanité éthique de l'usage en dépendance des drogues. « Ne nous faites pas dire ce que nous ne disons pas, semblent dire Deleuze et Guattari, éprouver la multiplicité ne se réduit pas et ne se réduira pas à se droguer, cette impasse. » Sans doute, Deleuze et Guattari répondent-ils en même temps par-là à cette tendance (effectivement erronée ; mais fort vivace selon la compréhension qu'en eurent certains) qui consiste à considérer leur philosophie comme celle d'un hédonisme ou d'un anarchisme du désir sans frein. Un certain ascétisme considère mieux la pensée de Deleuze. Un ascétisme, ou plutôt, même, une certaine capacité du sujet à vivre naturellement la Nature vraie et retrouvée des choses, des multiplicités. Quelque chose qui l'apparente à l'expérience intérieure du rapport entre les modes et la Substance chez Spinoza. Et c'est pourquoi, suivant le conseil d'Henry Miller, il faut apprendre, littéralement, « à se saouler à l'eau pure. » « Arriver à se droguer, mais par abstention […] Arriver au point où la question n'est plus « se droguer ou non ». Il est bel et bien, ici, question d'une maîtrise s'il faut « rester maître des vitesses et des voisinages »14, ce que la drogue ne permettrait guère. On ne doit pas négliger ce que l'éthique deleuzienne comporte (en vieux langage classique, je l'accorde) de « force de l'âme. » Mais une force qui n'est pas une illusoire citadelle intérieure, stoïcienne ; c'est  plutôt un art, une esthétique  : être dans les multiplicités sans se perdre, se dissoudre, et cependant y être sans avoir à être un ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quoi consiste alors l'échec des drogues ?&lt;br /&gt;La première cause, nous l'avons vu, tient (à une échelle elle-même molaire) à l'existence non pas fluide mais binaire du drogué. Le drogué vit dans la binarité du trip et de son absence. Absence, manque où la parfaite misère de la dichotomie transparaît. Haché autant qu'haschiché, coupé, comment le drogué pourrait-il être maître du multiple lorsqu'il revient à sa réalité première et rampe en pute ou en agresseur pour ré-obtenir sa clef chimique ? Entre trip et existence, cette schizophrénie-là n'est pas la bonne, puisqu'elle est simplement binaire... Le rythme du drogué trahit aussi bien cet esclavage à l'Unité obsessionnelle de la chose chimique. Cette première cause est cependant conforme à l'évidence que chacun peut tirer des ravages stupéfiants. C'est même un lieu commun.&lt;br /&gt;Mais Deleuze et Guattari vont évidemment plus loin. Il y a une deuxième raison, beaucoup plus subtile, immanente à l'expérience même de la drogue, et qui ne se loge donc pas dans le rythme général et binaire de la vie du drogué, entre le trip et son absence. « A quoi sert, écrivent joliment Deleuze et Guattari, de percevoir aussi vite qu'un oiseau rapide, si la vitesse et le mouvement continuent de fuir ailleurs ? »15 Ainsi, la drogue ne fait pas plan de consistance, à peu près égale en cela, mutatis mutandis, à une philosophie qui ne ferait pas plan d'immanence. Une Chaoïde, rappelons-le, sait y faire avec le multiple. On ne doit pas croire que la drogue donne le plan. Ouvrir au Chaos n'est pas encore faire plan. &lt;br /&gt;Mauvaise donne, décidément, puisqu'à l'extérieur du trip, ce qui est donné au drogué c'est une expérience destructrice et vide, étrangère au multiple, une vie d'animal dévasté ; tandis qu'à l'intérieur du trip, le Chaos des relativités est une expérience trop puissante et absolue pour relever de l'éthique et de l'esthétique de la constitution du plan authentique. La drogue est l'art de rater la sagesse du multiple. depuis son extériorité comme depuis son intériorité, dans ce balancement absolument dual d'une vie entre trip et manque qu'elle constitue.&lt;br /&gt;On comprend bien, dès lors, comment les deux premiers aspects sont reliés.&lt;br /&gt;Il y a cependant un troisième aspect à l'analyse critique de l'usage des stupéfiants par Deleuze et Guattari. Et c'est sans doute ce troisième aspect qui est le plus troublant, quant à la logique interne de leur pensée.&lt;br /&gt;Deleuze et Guattari écrivent ceci : « Les déterritorialisations restent relatives, compensées par les re-territorialisations les plus abjectes […] Les micro-perceptions moléculaires sont recouvertes d'avance, suivant la drogue considérée, par des hallucinations, des délires, de fausses perceptions, des fantasmes, des bouffées paranoïaques, restaurant à chaque instant des formes et des sujets, comme autant de fantômes ou de doubles qui ne cesseraient de barrer la construction du plan. »16 Ainsi nos auteurs réintroduisent-ils in fine une sorte de distinction qualitative entre authentique et inauthentique : les stupéfiants peuvent bien donner à voir une immanence réelle (l'authentique), celle-ci est en même temps, nécessairement, brouillée par toutes sortes de phénomènes subjectifs : hallucinations, délires, fausses perceptions, fantasmes, bouffées paranoïaques. C'est en effet un fait. Un fait qui correspond à l'expérience même la plus banale de l'usage de tels filtres et chimies. Mais en quoi et pourquoi, dans la logique interne à la pensée de Deleuze et Guattari, pourrait-on maintenant considérer de tels phénomènes comme inauthentiques ? Parce que l'individualité du sujet est projetée dans l'expérience qu'il fait, dans le trip, du réel ? Parce que l'ego est là, agissant, orientant, dominant – paranoïa – , tandis qu'il s'agirait d'atteindre à un plus haut point de dé-subjectivation ? Sans doute est-ce là ce que veut dire un tel texte. Mais son insertion dans le cours de la réflexion n'est pas moins étrange : une hallucination, un délire, une « fausse perception » ne sont-il pas, avant interprétation, de pures productions ? Quel sera alors le critère qui distinguera l'expérience authentique de l'inauthentique, si les deux expériences (conformément aux bases de la pensée psychanalytique de Deleuze et Guattari) sont d'abord, avant l'interprétation castratrice, des productions ? Tout n'est-il pas production ? Ne faut-il pas, par exemple, traiter d'abord le cas Schreber comme tel ?17 N'est-ce pas la ligne de basse obstinée, libératrice et créatrice, que Deleuze et Guattari ont en tête : la production précède toute interprétation, comme la nature la signification. Ça fait, Ça est, avant de faire « sens », d'être « sens », la signification étant elle-même un régime, voyez-vous, de production18. Mais, dans ce cas, que vaut la différence, dans Mille Plateaux, entre l'authentique et l'inauthentique ? Ce sont des productions. Bien entendu, le critère sera certainement de savoir si l'on tend à être fidèle au multiple, au virtuel, au fond de chaos ; ou, si, au contraire, on veut y être aveugle et ne point les reconnaître comme l'être des choses. Mais Deleuze et Guattari, dans ce court extrait, n'entrent-ils pas en discordance avec leurs propres principes en interprétant a priori des productions comme mauvaises productions ? L'interprétation, soudain, précède donc la production ? Que l'on puisse, dans la cohérence de leur philosophie, réserver un tel traitement à des pensées ou perceptions particulièrement unifiantes, molaires, qui nous feraient parler, comme d'un roc ou d'une unité totalitaire, d'une « chose » ou d'un « amour », d'un « pays », choses ou atmosphères si subtiles, on le comprendra. Mais une hallucination, un délire, une fausse perception sont-ils molaires ? Nous pensions plutôt, auparavant, que tout était en un sens hallucination, ou plutôt qu'il fallait abolir la distinction entre « vraie » et « fausse » perception. Voilà cependant qu'au détour de la réflexion Deleuze et Guattari réinjectent de telles dualités, et le primat (discret mais effectif) de l'interprétation sur la production. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre propos ne consiste pas à prendre en défaut Deleuze et Guattari au prétexte de quelques lignes écrites. Ce procédé est facile, et inévitable, dans le cours de n'importe quelle œuvre philosophique, qui s'expose à la fois à l'ambiguïté des mots, des énoncés, et à l'instabilité même de toute pensée, même la plus chevillée à ses axiomes ; sa vie même, en somme. C'est plutôt comme symptôme textuel, fugace, presque imperceptible, mais un moment apparent dans l'économie d'écriture de ces quelques pages, que nous interprétons ces quelques lignes. Symptôme d'une certaine difficulté inhérente à l'ensemble de la pensée de Deleuze et Guattari. Autant dire que le problème est plus général. Je le formulerai, pour finir.&lt;br /&gt;Reconsidérons la démarche de Deleuze et Guattari : &lt;br /&gt;1. Il s'agit d'abord de réformer profondément tant la notion de transcendantal que celle d'Inconscient psychanalytique. Le transcendantal repose sur une conception du sujet légal, pur, nu, vide, universel. Il est le concept d'une subjectivité formelle pour toute matière subjective. Mais c'est là, aussi bien, pour Deleuze, l'universalité mortifère, la transcendance illusoire de la dimension vide, le retrait hors de toute vie, l'autopsie abstraite par excellence. Et comme le transcendantal repose par-là même sur une sorte de sujet dévidé de sa vie propre, le critère classique du transcendantal (celui de Kant comme celui de Husserl) est celui d'une normalité inhumaine. Le transcendantal, c'est ce qui désire un sujet absolument normal et non-affectif (en tant que dans l'affect même seule la forme compterait). Il s'agit donc, pour Deleuze et Guattari, d'inverser totalement la perspective. Si l'on peut parler de transcendantal (en un sens de toute façon nouveau), si l'on peut mettre à jour quelque chose comme cela, c'est au contraire en accueillant, dans la pensée, l'anormalité, l'affolement des structures, l'exception, la singularité, la distorsion structurelle, la subjectivité chaotique (les manières de nommer cela seraient nombreuses, mais renvoient toutes, de toutes les façon, à la passion primordiale de Deleuze et Guattari). La drogue, que l'on considère traditionnellement comme une aberration, une pathologie, eu égard à une prétendue normalité, apparaît dès lors comme un digne objet d'étude, par excellence – on peut aussi bien dire qu'avec Deleuze et Guattari, la philosophie reconnaît enfin la leçon que la littérature, à ce propos, a retenu bien avant, au siècle de Baudelaire et de Rimbaud. Mais la problématique deleuzienne ne consiste pas seulement à savoir si on parvient par les stupéfiants à la « voyance » et aux « Illuminations » comme à l'essence même du rapport poétique au monde. La drogue est plutôt un exemple de cette conversion fondamentale par laquelle on définira désormais la normalité de l'existence humaine à partir de l'anormalité même, comme un ralentissement, une myopie, une puissance limitée, une vie à moitié réduite. Le transcendantal, c'est donc depuis le chaos qu'on le saisit ; et la normalité vide du transcendantal classique n'est que son fantôme exsangue, ou sa lente, très lente, très abstraite ralentie. Voilà, premièrement, la révolution deleuzienne. La ''normalité'' comme faible espèce de la prétendue a-normalité, la santé de la pathologie comme plus fondamentale que la pathologie de la santé.&lt;br /&gt;    2. Lions maintenant, dans cette même et ferme logique, la question du transcendantal à celle de l'Inconscient psychanalytique. Une lecture traditionnelle opposera superficiellement les philosophies de la conscience à l'expérience psychanalytique. Le transcendantal serait la connaissance de l'acte et des structures par laquelle le sujet connaît ; la psychanalyse l'expérience de l'in-su de la connaissance. Mais qui ne voit (bien que cette vérité du sens soit dissimulée par l'opposition académique entre les philosophies de la conscience et les anti-philosophies de l'inconscient) que l'inconscient est un transcendantal et le transcendantal un inconscient ? Le rapport entre conscient et inconscient n'est rien d'autre, en effet, que celui que l'on peut indéfiniment  nouer et dénouer dans la production de l'explicite et de l'implicite. Si bien que Transcendantal et Inconscient reviennent au même, participent de la même conception du sujet, se jouent des niveaux indéfinis d'explicitation par le langage. Point fondamental. Car c'est cette conception même du Sujet qui est faible. Transcendantal et Inconscient interprètent, s'écrivent... La question est alors de savoir comment sortir de cette étrange alliance entre philosophie de la conscience et anti-philosophie de l'inconscient.&lt;br /&gt;      3. Comment ? Mais, bien sûr, en restituant à la production, à l'effectivité ses droits originaires évidents, cela contre l'interprétation, qui n'est qu'une forme secondaire de production, interprétation qui est ce moment où les mots entrent en jeu et font particules partielles ou flux provisoires avec la dimension infra-langagière du réel ; autant dire : encore une production d'agencements. Cette effectivité est au contraire celle que l'usage des drogues révèle. La drogue, c'est donc, une fois agissante, de l'inconscient pur. Non pas de l'inconscient interprété, faussé, mais de l'inconscient se faisant, se produisant. Deleuze et Guattari sont ainsi fascinés par ce deuxième trait de la drogue (le premier était, on vient de le dire, qu'elle est cette pathologie apparente qui révèle en fait les limites de la normalité ; la normalité comme appauvrissement de la prétendue pathologie) : la drogue est l'immédiateté de l'inconscient réel, physique, effectif. &lt;br /&gt;     4. Toutefois, le mouvement de pensée, dès lors, s'inverse, et Deleuze et Guattari insistent sur l'échec de la drogue pour parvenir à la conclusion que la juste esthétique des multiplicités consiste, répétons-le, à « arriver à se saouler, mais à l'eau pure (Henry Miller). Arriver à se droguer, mais par abstention. » « Arriver au point où la question n'est plus « se droguer ou non. »19 L'artificiel mortifère des stupéfiants n'est pas la sagesse de l'expérimentation naturelle des multiplicités, cet art du mouvement, qui suppose de « rester maître des vitesses et des voisinages ». Ce n'est cependant pas ce moment éthique (que l'on peut parfaitement comprendre) qui est surprenant dans le texte de Deleuze et Guattari. Mais autre chose :&lt;br /&gt;    5. Deleuze et Guattari réintroduisent parallèlement une sorte de distinguo entre la portée révélatrice des stupéfiants et leurs effets faux, « restaurant à chaque instant des formes et des sujets, comme autant de fantômes ou de doubles qui ne cesseraient de barrer la construction du plan. »20 Nous avons alors deux régimes de production, dont le partage évaluateur se fait selon une interprétation initiale des plus binaires : y aurait-il la bonne et la mauvaise perception, lors même que toute perception est d'abord une production ? &lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;      De quel problème plus général, peut-être, ce dernier point, dans ces quelques pages de Mille Plateaux, fait-il symptôme ? Nous ne l'aborderons qu'implicitement, pour finir. &lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;        Le primat de la catégorie de la production sur celle de l'interprétation est-il absolument viable ? Sans doute, tant que l'on considère la nature, en elle-même, peut-on soutenir cette thèse. Le problème est plutôt celui de l'existence du sujet et de sa production interprétative. On peut bien sûr décider que l'interprétation dont il est non seulement capable mais nécessairement porteur est une production, une production langagière. Et maintenir ainsi le primat de la production sur l'interprétation, qui n'en serait qu'un mode. Mais il n'est pas certain que cela suffise. Le primat du moléculaire sur le molaire trouve-t-il son origine dans la nature des choses, dans l'être même ? Ou ne vaut-il que comme type interprétatif suprême qui établit justement la primauté de la production sur l'interprétation ? Rappelons par exemple que toute la physique, et c'est une évidence quotidienne que nous éprouvons, au milieu des choses et des objets posés là, n'est pas... quantique. Si le chaos n'est pas d'évidence, s'il faut, en athlète, aller jusqu'à lui, en faire le principe de l'être suppose de progresser selon une ligne de vérité qui va de l'être apparent mais trompeur à l'être dit vrai, le Virtuel. Même si Deleuze déclarait n'éprouver aucun goût pour la catégorie de vérité, il n'est pas certain que sa pensée des multiplicités en exclue, en sourdine,  la puissance  dévoilante.  Une pensée de la pure production se passe-t-elle réellement d'une interprétation première ou non-dite qui permet de constituer cette production en vérité de l'être ? &lt;br /&gt;    On dirait, au regard de L'anti-oedipe, qu'il y a dans Mille Plateaux la volonté de penser non pas seulement la multiplicité ontologique mais le rapport éthique (et inséparablement esthétique, le beau et bon rapport) que l'être humain peut entretenir avec elle, c'est-à-dire avec une certaine puissance du sur-humain. C'est sûrement dans cette perspective que l'on peut lire ces quelques pages sur la drogue, son mouvement et sa conclusion. Dans l'Abécédaire, Deleuze déclare simplement, à propos des drogues (et de l'alcool) qu'il s'agit de ne pas devenir une « loque », ou incapable de travail. Art de vivre, donc. Que signifie, cependant, que l'on doive désormais penser conjointement l'existence humaine et la multiplicité sur-humaine ? C'est là une difficulté, et cependant la voie ainsi ouverte. Le discours ne peut plus être strictement ontologique ; mais pas plus ne peut-il trop dissoudre l'affirmation initiale et terminale du chaos comme vérité de l'être, affirmation qui sera maintenue et même amplifiée dans Qu'est-ce que la philosophie ? La tension exprimée dans ces quelques pages sur la drogue en témoigne, au passage.&lt;br /&gt;     Bien, donc, que Deleuze et Guattari aient magnifiquement liquidé le Transcendantal, de conscience ou d'inconscient, il n'est pas certain que le rapport entre le réel (ou l'être) et le sujet (même s'ils n'aimaient pas ces mots) soit réglé définitivement par la doctrine d'une pure production coextensive à l'un comme à l'autre. Il y a, en tout cas, d'autres possibilités. Et ce sont ces possibilités qui permettent à la fois de mieux comprendre la position propre à Deleuze et les débats de notre temps. En particulier, l'on peut récuser le vitalisme productif de Deleuze et y substituer une trame structurelle infinie, ainsi que Badiou le fait. Et strictement localiser dans cette trame la possibilité ponctuelle, rare, singulière de l'événement au lieu d'en faire l'expression omniprésente du dieu Pan. Tout autre est alors le modèle d'une pensée des multiplicités. Mais aussi bien du sujet : car ce dernier n'est pas à confondre, pour Badiou, avec l'animal humain, animal humain auquel Badiou réduirait sûrement l'expérience (même éthique, esthétique et de dépersonnalisation) des multiplicités dont nous parle Deleuze. L'animal humain, pour Badiou, s'amuse encore, chez Deleuze, des multiplicités immanentes. La fidélité, pour Badiou, à ce qu'il y a à la fois de singulier et d'universel dans l'événement constitue alors un tout autre modèle. &lt;br /&gt;      Romantisme deleuzien !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4831760253614710310?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4831760253614710310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4831760253614710310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4831760253614710310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4831760253614710310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2012/01/drugs.html' title='Drugs'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-LrN2isj8JGc/Tx9X76lkO8I/AAAAAAAAATA/Pfpl4A6OJQU/s72-c/ange-1113924460.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3479121632842588398</id><published>2011-11-13T19:36:00.004+01:00</published><updated>2011-11-14T13:26:55.360+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Badiou'/><title type='text'>Autour d'Alain Badiou</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-ZY2238gq1qk/TsAOvKXvhXI/AAAAAAAAAS0/8M7OLH_ADe0/s1600/513M11GmycL__SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-ZY2238gq1qk/TsAOvKXvhXI/AAAAAAAAAS0/8M7OLH_ADe0/s400/513M11GmycL__SS500_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674551733887403378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Textes réunis par Isabelle Vodoz et Fabien Tarby&lt;br /&gt;Editions &lt;em&gt;Germina&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre présente les contributions aux « journées Alain Badiou » qui se sont déroulées à Paris les 22, 23 et 24 octobre 2010. L'événement a permis la rencontre des paroles et des types de discours les plus divers autour d'Alain Badiou et de son oeuvre. Celle-ci fut analysée et discutée du point de vue de ses dimensions philosophique, logique, mathématique, politique, romanesque, théâtrale, poétique, linguistique, biographique... Le philosophe y prononça sa belle conférence : &lt;em&gt;La relation énigmatique entre philosophie et politique. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Textes d'Alain Badiou, Judith Balso, Jean-Yves Béziau, Bruno Bosteels, Élie During, Peter Hallward, Patrice Maniglier, Quentin Meillassoux, Natacha Michel, François Nicolas, Dimitra Panopoulos, David Rabouin, Alessandro Russo, Fabien Tarby, Emmanuel Terray, Isabelle Vodoz, Cécile Winter. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3479121632842588398?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3479121632842588398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3479121632842588398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3479121632842588398'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ZY2238gq1qk/TsAOvKXvhXI/AAAAAAAAAS0/8M7OLH_ADe0/s72-c/513M11GmycL__SS500_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-983854999912332281</id><published>2011-09-05T14:14:00.003+02:00</published><updated>2011-09-05T14:24:58.110+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Un message de N.D à propos d'Anonymous</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-zlQ3TW_H6Ew/TmS-yxvjEDI/AAAAAAAAASs/k5jNVJ0hG38/s1600/Social-Media-Revolution-535x300.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 224px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-zlQ3TW_H6Ew/TmS-yxvjEDI/AAAAAAAAASs/k5jNVJ0hG38/s400/Social-Media-Revolution-535x300.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5648849612184948786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le texte sur Anonymous décrit assez bien le phénomène mais ne laisse malheureusement apparaître qu'en creux ses limites ou ses faiblesses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus ennuyeux, pour penser la nouveauté, il ne nous offre que des outils relativement archaïques, laissant de côté ce que cette "conspiration des égaux" nous révèle sur notre époque... non pas tellement en terme de changement ou de nouvelle ère, mais plutôt de l'assez belle permanence d'un idéal démocratique fort ancien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un idéal, dont le capiteux parfum d'aliénation nous oblige à rappeller que la citoyenneté, les droits démocratiques, le "un qui compte pour un", ne sont en dernière instance, dans les métropoles impérialistes, que le masque illusoire de la dictature du capital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vouloir plus de liberté, plus de droits pour les hommes et les femmes ce n'est pas renforcer la fiction d'une égalité dans le ciel de la citoyenneté, même si nous nous battons rigoureusement pour l'application de ces droits et pour leur extension, mais lutter pour que cette unité se réalise concrètement par l'abolition des classes et par une lutte résolue contre la division sociale du travail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle qui envoie une partie de l'humanité fabriquer des ordinateurs dans les bagnes ouvriers pour que d'autres, et parfois les mêmes, mais un peu moins et moins souvent, puissent tapoter sur leurs claviers. Il faut se battre pour un meilleur salaire ou contre l'arbitraire mais penser la situation c'est avoir une stratégie et désigner l'ennemi, l'appeller par son nom et ce nom-là ce n'est pas la finance, l'oligarchie, la dictature des marchés ou d'une poignée de puissants... C'est le capital anonyme qui façonne chaque rouage de la société à son image pour lui permettre de s'élargir et de reproduire l'exploitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résumons l'idée à la mode : la technique permettrait de créer une communauté de citoyens et d'égaux, perpétuellement mouvante... qui serait à la pointe des révolutions de demain. Plus de prolétariat et plus de bourgeoisie, l'internet fera ce que Bayrou, la constitution de l'URSS de 1936 ou la charte du travail de Pétain... proclament ou ont proclamé avoir réalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, le texte pose simplement la question de la possibilité ou non d'une application radicale de la démocratie et des droits démocratiques, il projette dans le cyber-espace cette possibilité de réaliser ou de mener à son terme les promesses des révolutions bourgeoises passées. Parce que ce n'est ni plus ni moins que de cela qu'il s'agit. Où est la modernité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est d'ailleurs pas certain que cette possibilité existe réellement autrement que comme un miroir aux alouettes, mais il s'agit d'un débat d'une toute autre portée, particulièrement aïgu d'ailleurs au regard de ce qui se passe dans le monde arabe. Encore une fois il ne s'agit pas de nier la permanence de la question démocratique mais de comprendre que la démocratie en suspension cela n'existe pas. Nier les classes ou la lutte des classes, c'est simplement être du bon côté de la barrière. Les nier en voulant seulement étendre la démocratie formelle... C'est être du demi-bon côté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que pour en arriver à ce point de la démocratie sans rivages, comme toujours chez les champions de l'innovation, le texte ne peut poser à aucun moment cette fameuse question des classes sociales, alors que la technique justement n'est pas neutre, qu'elle n'est pas en dessous ou au dessus d'elles, mais qu'elle est elle-même façonnée par les rapports sociaux (cf Badiou ou Althusser et le remarquable "sur la reproduction").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on ne se méprenne pas les Anonymous et les hackers qui s'en prennent au capital, comme de nombreuses personnes qui se battent radicalement ici et qui meurent, dans certains pays, pour l'idéal démocratique, sont des alliés de la révolution, mais ils ne sont pas la révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils peuvent aider les opprimés, les prolétaires de Marx, ceux qui ont viré les Ben Ali comme ils en ont viré d'autres, à réaliser leurs objectifs, mais c'est encore ces derniers qui sont les plus aptes à les définir et à poser la seule question qui vaille d'être posée : celle du pouvoir et du but à atteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une alliance se polarise ou elle n'est que soumission. Et, là encore, c'est dans les usines que l'on mesure ce qu'une révolution change ou pas et c'est également là que se trouve le véritable potentiel révolutionnaire... Puisque les exploités, en se libérant, ne peuvent que libérer toutes les autres couches ou classes, y compris celles qui font silence sur l'existence de l'exploitation ou qui ne dénoncent que ses "excés".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout autre débat sur la modernité ne peut servir qu'à broder quelques motifs innovants ou bigarrés sur leurs linceuls, parce que la bourgeoisie, qui a, elle, bien conscience de sa propre existence donc de sa discipline, sait depuis quelques temps déjà, tout à la fois que le pouvoir est au bout du fusil et que la politique commande à ces fusils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cette question qu'il faut répondre : quelle politique devons nous mettre en oeuvre et comment? Quelle direction du mouvement pour le mener à son terme, pour renverser sur la terre ferme la céleste démocratie citoyenne et pour construire l'égalité de tous et de toutes dans tous les domaines? Quelle base d'appui et quelle discipline ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit donc pas de refuser de prendre en compte l'absolue nouveauté des situations que nous vivons, mais de les prendre en compte réellement dans ce qu'elles ont de radicalement nouveau... et cela suppose, d'avoir une grille de lecture et d'analyse qui aille un poil plus loin qu'une version radicalisée du premier amendement de la constitution des Etats-Unis d'Amérique passée à la moulinette de la cyber-révolution...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-983854999912332281?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/983854999912332281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=983854999912332281' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/983854999912332281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/983854999912332281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/09/un-message-de-nd-propos-danonymous.html' title='Un message de N.D à propos d&apos;Anonymous'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-zlQ3TW_H6Ew/TmS-yxvjEDI/AAAAAAAAASs/k5jNVJ0hG38/s72-c/Social-Media-Revolution-535x300.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4406048070386501707</id><published>2011-08-30T18:16:00.003+02:00</published><updated>2011-08-30T18:18:48.081+02:00</updated><title type='text'>ANONYMOUS</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-BqMZXDuzHsY/Tl0M9Z8NFeI/AAAAAAAAASk/scisAtHrsNk/s1600/les-anonymous.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 354px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-BqMZXDuzHsY/Tl0M9Z8NFeI/AAAAAAAAASk/scisAtHrsNk/s400/les-anonymous.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646683756867425762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est ANONYMOUS ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« We are Anonymous. We are Legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Anonymous est la première superconscience construite à l'aide de l'Internet. Anonymous est un groupe semblable à une volée d'oiseaux. Comment savez-vous que c'est un groupe ? Parce qu'ils voyagent dans la même direction. À tout moment, des oiseaux peuvent rejoindre ou quitter le groupe, ou aller dans une direction totalement contraire à ce dernier. »&lt;br /&gt;Chris Landers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valeurs et modes opératoires d’Anonymous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;	1- Les valeurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anonymous c’est avant tout un collectif international sans nom. Un collectif composé d’individus qui se séparent de leur identité lorsqu’ils deviennent des Anonymous, pour des raisons de confidentialité mais pas uniquement. Alors que l’époque voit triompher l’identité comme objet de revendications communautaristes et de promotion de soi, les Anonymous universalisent l’identité collective dans la singularité de leur mouvement. Parce qu’aucun prérequis n’est nécessaire pour faire partie des Anonymous, n’importe qui peut le devenir. A une condition : que les actions perpétrées au nom d’Anonymous aient pour objet la défense et la promotion des libertés sous toutes ses formes. Liberté d’expression, d’association, d’accès à la culture, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, droit au respect de la vie privée. &lt;br /&gt;N’importe qui peut devenir Anonymous, cela veut dire, n’importe qui peut devenir Citoyen. Les Anonymous avancent masqués lorsqu’ils prennent la parole en public. L’emblème de leur anonymat est le masque de Guy Fawkes rendu célèbre par le livre et le film V for Vendetta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les Anonymous utilisent Internet pour se regrouper, communiquer et agir. Bien que les innovations technologiques permettent aux Etats et aux multinationales d’être plus intrusifs que jamais, ces mêmes outils sont utilisés par les Anonymous pour défendre leurs droits. Celui des citoyens.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;« Nous croyons que la liberté d'expression, la liberté de la presse, et plus que tout, un internet ouvert et libre sont la pierre angulaire d'une société démocratique : ils nous permettent à nous, citoyens, d'évaluer efficacement nos gouvernements. Si vous chérissez aussi ces valeurs et ces droits, vous faites donc, vous aussi, partie d’Anonymous. Nos adversaires ne devraient douter ni de notre détermination, ni de notre dévouement. Nous sommes déterminés à poursuivre ce combat aussi longtemps que nécessaire pour atteindre notre objectif. Nous ne sommes pas des "Hackers". Nous ne sommes pas des criminels. Nous ne sommes pas des terroristes. Nous ne sommes ni des vandales numériques à réprimer, ni des héros masqués à aduler. Nous sommes des citoyens de la vie de tous les jours, de simples hommes et femmes du monde numérique, préoccupés par la protection de leur liberté élémentaire. Nous sommes vous, nous sommes vos fils et vos filles, vos frères et vos sœurs, vos amis et vos collègues de travail. Nos rangs sont formés d'individus issus de nombreux pays et ethnies, unifiés par la camaraderie numérique et par l'intime conviction que nous nous battons pour l'intérêt commun et non pour le profit d'une minorité. Anonymous est la voix de ceux qui croient en la vérité, en la liberté et en la liberté d'expression. Anonymous pense que ce sont les petites actions d'un tout unifié qui font la différence. La liberté d'expression ne dépend pas d'une nation ou d'un parti. Nous n'avons ni visage, ni nom, nous sommes indépendants, mais nous luttons ensemble pour une cause commune. Si nous vous demandons de nous soutenir, ce n'est pas pour nous, mais pour votre propre liberté. Ne permettez à aucun gouvernement, aucune entreprise ou qui que ce soit d'autre de contrôler ce que vous êtes autorisé à voir, entendre ou penser. Nous ne tolérerons pas la censure. Nombreux sont les gouvernements ou les multinationales voulant mettre un terme à Wikileaks, OpenLeaks, Indoleaks ainsi qu'à bien d'autres plateformes similaires. Ils définissent leurs actions comme étant innocentes, ou les justifient par des appels douteux à l'intérêt national, alors que nuire à la liberté d'expression revient à porter atteinte à celle de toute une nation et de son peuple. Toute institution qui cherche à bloquer, à perturber ou à attaquer ces sites s'attaque de fait à la liberté d'expression, à la liberté de la presse, à l'Internet libre et aux valeurs fondamentales de la démocratie. Si rien n’est fait ces atteintes à la liberté d’expression auront des conséquences négatives pour l’humanité toute entière. Notre militantisme pacifique attirera l'attention sur ceux qui ont l’intention d’empiéter sur ces libertés d’expression et d’information – quel que soit le pouvoir dont ils disposent. Les entités contre qui nous faisons campagne nient un droit humain fondamental. Toute personne, société ou gouvernement qui se révolte contre ce modèle de censure et commence à promouvoir la liberté d’expression deviendra notre allié. Anonymous vise à éduquer nos adversaires plutôt qu'à leur faire du mal; nous faisons campagne pour la liberté de tout le monde, même celle de ceux qui nous critiquent et nous attaquent. Anonymous vous propose de rejoindre ses rangs pour lutter contre toutes les formes de censure et pour défendre la liberté, aussi bien ligne que dans le vrai monde. Nous existons dans toutes les sociétés, dans tous les pays. Si vous cherchez, vous nous trouverez, tout autour de vous, nous sommes partout.»&lt;br /&gt;	2- Le mode opératoire&lt;br /&gt;L’arme des Anonymous est l’attaque par déni de service (DDOS) contre les multinationales ou les Etats qui bafouent les valeurs défendues par le collectif. Les Anonymous dialoguent via des forums où ils échangent de l’information, coordonnent leurs actions de manière immanente. Sans figure tutélaire, la proposition d’une attaque peut venir de n’importe lequel des membres qui participent au chat. Le logiciel LOIC installé sur le PC de chaque Anonymous est l’arme grâce à laquelle l’attaque décidée sur le chat va être mise en œuvre. Le principe est que chaque Anonymous envoie simultanément via LOIC un message à destination du serveur ennemi de sorte à ce qu’il sature et soit hors d’état de fonctionner. Seuls les plus doués techniquement peuvent aller jusqu’à modifier le contenu du site web ennemi (http://www.youtube.com/watch?v=OLEnO3WUIRI) . Les Anonymous qui ont décidé de se joindre au piratage n’ont même pas besoin de rester devant leur PC pour actionner le logiciel LOIC. Ce logiciel peut programmer l’envoi du message qui contribuera à saturer le serveur ennemi à l’heure H choisie par le Collectif. Une minorité ne suffit pas pour créer un DDOS. Pour réaliser l’attaque contre le site Mastercard (cf  paragraphe ci après « Campagne Avenge Assange »), il a fallu rallier à cette cause au moins 3000 Anonymous. Si la mesure n’est pas populaire, le déni de service ne prend pas.&lt;br /&gt;Nous pouvons considérer qu’une attaque par déni de service est une forme de manifestation numérique. Au lieu de battre le pavé pour protester contre je ne sais quoi, l’attaque par déni de service est une action pratiquée de chez soi qui touche directement sa cible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques faits d’arme des ANONYMOUS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Opération Raid sur Great Habbo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement Anonymous a piraté le site web d’un hôtel virtuel après avoir pris connaissance d’un fait divers en Alabama. Un enfant de deux ans avait été banni de la piscine du parc sous prétexte qu’il avait le sida. Les Anonymous se sont infiltrés sur le site web. Ils ont crée des avatars noirs pour bloquer l’entrée de la piscine de l’hôtel virtuel, déclarant qu’elle était « fermée pour cause de sida ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;	2- Projet Chanology&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement Anonymous sort réellement de l’anonymat début 2008. &lt;br /&gt;Le 14 janvier, une vidéo de Tom Cruise faisant l’apologie de l’Eglise de Scientologie est postée sur Youtube et se propage à vitesse grand V sur la toile  (http://www.youtube.com/watch?v=UFBZ_uAbxS0?). Pour endiguer le phénomène, L’Eglise de Scientologie exige que Youtube retire sans attendre la vidéo pour cause de non-respect du droit d’auteur. En réponse à cela, les Anonymous mettent en œuvre le projet Chanology. Ils lancent une série d’attaques informatiques contre le site web de la Scientologie, des canulars téléphoniques et fax aux centres de scientologie et organisent en parallèle des manifestations dans plusieurs pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-Campagne Avenge Assange&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant les pressions internationales, Paypal a décidé de ne plus accepter les dons envers Wikileaks. Visa et Martercard ont refusé d’accepter les paiements au profit de Wikileaks. Pire encore, le site financier suisse Postfinance a bloqué le fonds prévu pour la défense de Julian Assange. Alors que la justice n’a pas encore rendu un quelconque verdict sur les accusations qui pèsent sur le fondateur de Wikileaks, ces dénis de service constituent une condamnation avant l’heure de Julian ASSANGE. Par leurs actes, ces multinationales condamnent un présumé innocent. A ce déni de justice, les Anonymous répondent par un déni de service. Visa a été bloqué plus de 12h. 500 PC et 900 utilisateurs se sont attaqués simultanément au site Postfinance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;	 4- Opération Tunisie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Le gouvernement Tunisien veut contrôler le présent avec des mensonges et de la désinformation, afin d’imposer le futur en cachant la vérité à ses citoyens.&lt;br /&gt;Nous ne resterons pas silencieux face à ces actes.&lt;br /&gt;Les Anonymous ont entendu l’appel à la liberté du peuple Tunisien. Nous, Anonymous, sommes décidés à aider le peuple Tunisien dans sa lutte contre l’oppression. Cela se fera.. Ceci est un avertissement pour le gouvernement Tunisien : les attaques à l’encontre de la liberté d’expression et d’information faites envers ses citoyens ne seront plus tolérées. Toute organisation impliquée dans la censure sera attaquée sans relâche jusqu’au jour où le gouvernement Tunisien entendra les appels à la liberté de son peuple»&lt;br /&gt;Les Anonymous ont apporté un soutien concret à la révolution tunisienne : «Le 2 janvier 2011, huit sites gouvernementaux ou proches de la présidence tunisienne ont été mis hors service par saturation de leurs serveurs. Anonymous a fourni à ses membres et à tous ceux qui le souhaitaient un logiciel noyant ces sites de demandes d'accès, avec instruction de l'utiliser en même temps. Une semaine après, le site internet de la télévision nationale TV7 a été piraté pour qu'elle n'affiche que le message, en arabe « Les journalistes condamnent la répression de la police et exigent la libération de Slim Amamou ». Par ailleurs, Anonymous a aidé les internautes tunisiens à se protéger des agents de la censure sur internet du gouvernement en fournissant des astuces pour garantir l'anonymat de messages, de partage de fichiers ou leur protection. Certains tunisiens n'ont pas hésité, en Tunisie même, à s'afficher avec le masque symbole d'Anonymous. &lt;br /&gt;Au début de leur action, au printemps 2010, les membres tunisiens d'Anonymous étaient environ une cinquantaine. Ils seraient à présent plus de 4000 à agir au travers de ce groupe.[]&lt;br /&gt;Selon un des opposants arrêtés par la police tunisienne, Slim Amamou, l'action de la communauté a été « déterminante » dans l'extension de la révolte en Tunisie. C'est également l'avis d Lucie Morillon, membre de Reporters Sans Frontières. »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;	5- Opération Egypte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ceux qui détiennent le pouvoir en Égypte ont décidés de répondre aux appels à  la démocratie par de la violence létale. Les organisations internationales doivent être responsables et entendre ces appels dans ce moment critique de l’histoire. Vos appuis aux révoltes populaires dans les pays arabes ont étés ambiguës, voir même tout simplement inexistants. La Secrétaire d’état américaine Hillary Clinton a exemplifié l’indécision de la communauté internationale en indiquant que les États Unis “ne peuvent pas prendre parti”.  La neutralité mène à la complicité envers les régimes totalitaires, qui ont manifestés leur mépris contre le droit de leurs citoyens à manifester. Le régime de Moubarak a essayé de déconnecter le peuple Égyptien du reste du monde en leur coupant l’accès à Internet, pendant que sa police anti-émeutes  tirait - à balles réelles - sur les civils et agressait des journalistes internationaux. C’est à vous de travailler pour le peuple et de supporter le droit universel par rapport à la liberté d’expression. C’est votre devoir de vous opposer  aux régimes oppressifs, sans prendre en compte vos préférences politiques.  Les préoccupations géopolitiques quant à la «stabilité» ont trop longtemps servi d’excuse pour ignorer les violations manifestes des droits de l’Homme. Les citoyens du monde arabe sont victimes de leurs régimes politiques et pris en otage par ces derniers. Aujourd’hui ils font face. La situation actuelle en Égypte présente aux dirigeants du monde entier l’opportunité unique de reconnaître et respecter les ambitions d’un peuple à contrôler son propre futur. C’est aussi le moment où cette situation existentielle sera une fois pour toute résolu : Les gouvernements occidentaux sont-ils vraiment fait « pour et par le peuple » ou sont-ils des gouvernements marionnettes visant à assurer leur domination continuelle par le pouvoir. Anonymous a fait son choix. Nous prendrons parti. Nous apporterons notre aide aux personnes qui luttent pour la liberté d’expression, de rassemblement, et de communication - les droits civiques essentiels pour les peuples afin de construire leurs propres futurs.&lt;br /&gt;Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Redoutez nous. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pages web du Ministère de L’information et du Parti ont été piratées. Tirant les leçons de la révolution tunisienne, Moubarak ne s’est pas contenté de censurer Internet, il a coupé son alimentation à la source. Les Anonymous ont transmis des modes d’emploi pour que les Egyptiens puissent malgré tout poster leurs vidéos sur Internet. Les exactions commises par la police du Parti ont pu être visionnées par le reste du monde grâce à l’ancêtre de l’ADSL, le modem. Moubarak n’avait pas coupé les lignes téléphoniques… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise en perspective : De quoi Anonymous est-il le nom ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anonymous est un avatar du Cyberespace. Le cyberespace est pour le XXIe siècle le produit de révolutions technologiques et l’antichambre des événements politiques à venir. Véritable 4e dimension, le cyberespace est un espace-temps international, qui remet en question les frontières, la manière dont se déroulent les conflits entre Etats, les relations que les Etats entretiennent avec les peuples, les relations que les peuples entretiennent entre eux.&lt;br /&gt;Le cyberespace est l’événement techno-politique du XXIe siècle. Nous ne pouvons plus ignorer les liens qui unissent, pour le meilleur comme pour le pire, technique et politique. Nous ne pouvons plus aujourd’hui parler de l’un sans évoquer l’autre, nous ne pouvons sérieusement penser l’un sans faire appel à l’autre. Avant Einstein, l’espace et le temps pouvaient être convoqués séparément ; bien qu’ils aient toujours entretenus des liens étroits. Avant la généralisation du cyberespace, la technique et la politique pouvaient être convoqués séparément ; bien qu’ils aient toujours eus des liens étroits. Nous ne pouvons plus ignorer aujourd’hui la co-appartenance de ces termes. Le cyberespace met plus que jamais en évidence le lien qui aura toujours déjà été effectif entre technique et politique.&lt;br /&gt;La plus importante cyberattaque de l’Histoire a été subie par l’Estonie en 2008. Les Russes sont soupçonnés d’être à l’origine de cette cyberattaque (http://www.youtube.com/watch?v=OTNPj094TfY : voir l’excellent documentaire qui évoque bien d’autres questions passionnantes, « la Guerre Invisible »). Ce qui change dans ce type de conflit, c’est que l’ennemi est illocalisable. Un pays peut embaucher des hackers à travers le monde. Les PC dont ils prennent le contrôle pour initier des DDOS peuvent venir des 4 coins du monde. Dans ce nouvel espace-temps techno-politique, comment un Etat peut-il riposter à une attaque de cette ampleur si l’ennemi a du mal à être identifié et localisé ? Les Etats se sont rendu compte de leur vulnérabilité à la suite de la cyberattaque menée contre l’Estonie. D’autant que peu de moyen sont nécessaires pour mener une cyberattaque, tandis que les moyens déployés pour se protéger sont très coûteux. Depuis la cyberattaque menée contre l’Estonie, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, Israël et de nombreux pays d’Europe se sont dotés d’institutions luttant contre la cybercriminalité, en lien avec l’armée, et recrutent à tour de bras des experts en sécurité informatique.&lt;br /&gt;Lorsque nous avons la possibilité d’être témoin et de penser un réel changement d’époque, il est intéressant de faire une table de correspondance entre les termes de la nouvelle et ceux de l’ancienne époque. Aujourd’hui, les hackers qui sont temporairement à la solde d’un Etat peuvent être comparés aux corsaires ou aux mercenaires d’autrefois. La course au recrutement et au développement des techniques de piratage informatique peut être comparée à une course à l’armement pour qu’un Etat puisse atteindre une puissance de feu suffisante pour prétendre à l’équilibre de la terreur informatique (cf virus nouvel génération stuxnet qui a retardé de deux ans le programme nucléaire iranien évoqué dans « La Guerre Invisible : http://www.youtube.com/watch?v=OTNPj094TfY » et http://fr.wikipedia.org/wiki/Stuxnet). &lt;br /&gt;Si les hackers à la solde de l’Etat sont les corsaires d’autrefois, qui est Anonymous ? Depuis la Grèce et hormis quelques particularités locales, notamment helvètes, la démocratie directe restait une idée, un concept sans ancrage concret. Anonymous est le nom de l’effraction de la démocratie directe dans le réel à échelle internationale. Anonymous est le tenant-lieu du peuple dans l’ère techno-politique. La question du Chef, de sa place dans le groupe, a toujours été une des problématiques incontournables posées à toute organisation politique. Tocqueville évoquait à ce propos qu’il y aurait toujours quelqu’un au bout de la laisse du pouvoir. Anonymous est le nom du premier mouvement politique acéphale, sans figure tutélaire. Les actions sont décrétées de manière immanente lors de discussions sur un forum anonyme. Celui qui est à l’origine de l’initiative est un Anonymous dont la proposition aura été suivie par de nombreux autres. Rendez-vous le jour J à l’heure H pour mener l’opération X en opposition à tel acte. Chaque Anonymous décide lui-même de prendre part ou non à une action. Il peut lui-même proposer des actions qui seront suivies ou non. Chaque fois que vous prenez part à une action, c’est comme si vous votiez en sa faveur. Il n’y a plus de médiation orchestrée par un tiers ou par une figure tutélaire. Il n’y a plus de représentants. Il n’y plus de différence entre le vote et l’action. &lt;br /&gt;Anonymous est le fils de la technique. Comme elle, il est en deçà du bien et du mal. Comme la technique, la puissance de subversion des Anonymous peut faire craindre des dérives. Certes, un groupe de 10 personnes ne peut créer à lui seul un déni de service. Toutefois, nous pourrions imaginer la coordination de 3000 fanatiques  prendre le contrôle de centrale nucléaire (cf encore une fois à la « Guerre Invisible » : aussi incroyable que cela puisse paraître, certaines centrales américaines pouvaient être pilotées (donc hackées) via Internet. Nous pourrions encore imaginer la coordination de cybercriminels à l’échelle internationale menant des escroqueries contre des particuliers. Qu’importe. Quoiqu’on en pense, cela arrivera. Il s’agit de notre présent. Nous sommes dans une nouvelle ère. Nous sommes dans l’ère techno-politique. Il est temps que les indignés d’aujourd’hui et les communistes d’hier comprennent qu’ils louperont le train de l’Histoire s’ils ne passent pas au numérique. Ils louperont le train de l’Histoire s’ils ne deviennent pas des Anonymous. Les Anonymous sont les Citoyens du monde. A eux d’inventer une éthique qui les prémunira du retour des idéologies en kit et des communautarismes de tout poil. Les Anonymous ne devront pas perdre leur essence : tout groupe gender, fasciste, communiste, écologiste, conservateur, social démocrate, que sais-je ne sera jamais considéré comme Anonymous même si ce groupe se revendique d’Anonymous. Anonymous doit conserver ses valeurs fondamentales mais minimalistes (cf pp 2-3) pour devenir le peuple qu’il est. Chaque Anonymous doit protéger et défendre, par ses actes, c/ses valeurs  pour devenir le citoyen qu’il est :&lt;br /&gt;http://linuxmanua.blogspot.com/2009/03/cyber-resistance-anonyme-en-2-minutes.html&lt;br /&gt;http://fr-fr.connect.facebook.com/notes/anonymous-hactivist/anonymous-comment-rejoindre-le-r%C3%A9seau-irc/128614240546494&lt;br /&gt;Selon l’expression consacrée, «  je décline toute responsabilité, de quelques natures qu’elles soient, quant à l’utilisation qui sera faites des services, techniques et méthodes décrites dans ce dossier. »&lt;br /&gt;ANONYMOUS&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4406048070386501707?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4406048070386501707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4406048070386501707' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4406048070386501707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4406048070386501707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/08/anonymous.html' title='ANONYMOUS'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-BqMZXDuzHsY/Tl0M9Z8NFeI/AAAAAAAAASk/scisAtHrsNk/s72-c/les-anonymous.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8757671892520502285</id><published>2011-06-12T13:17:00.003+02:00</published><updated>2011-06-12T13:29:56.942+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ontologie'/><title type='text'>ANABASE</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Es7084IH_Wk/TfSi_pHdBJI/AAAAAAAAASc/De2XTT4H8zs/s1600/anabase2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 234px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Es7084IH_Wk/TfSi_pHdBJI/AAAAAAAAASc/De2XTT4H8zs/s400/anabase2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5617293849490424978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;   &lt;a href="http://anabase-1.com"&gt;       &lt;strong&gt; ANABASE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://anabase-1.com"&gt;&lt;br /&gt;anabase-1.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Dernières publications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Nicolas Floury  &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Inception : rêves, deuil et désir &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'échange comme écoute attentive&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Valentin Husson    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Vide et mathème         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Fabien Tarby          &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Lettres ouvertes à Mehdi Belhaj Kacem&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-8757671892520502285?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/8757671892520502285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=8757671892520502285' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8757671892520502285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8757671892520502285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/06/anabase.html' title='ANABASE'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Es7084IH_Wk/TfSi_pHdBJI/AAAAAAAAASc/De2XTT4H8zs/s72-c/anabase2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1933037962012620027</id><published>2011-05-22T04:05:00.005+02:00</published><updated>2011-05-23T22:20:44.556+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Black and Red</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-gbdp02RNu1I/Tdhv4Kdxh7I/AAAAAAAAASI/KY5OXVgHFS0/s1600/cgg.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 260px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-gbdp02RNu1I/Tdhv4Kdxh7I/AAAAAAAAASI/KY5OXVgHFS0/s400/cgg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609356346562545586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-xtJUyYn8NkA/Tdhvwi6PRmI/AAAAAAAAASA/pdXelsz_O0Y/s1600/cinf.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-xtJUyYn8NkA/Tdhvwi6PRmI/AAAAAAAAASA/pdXelsz_O0Y/s400/cinf.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609356215685432930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;strong&gt;Quelques commentaires dont Monsieur Yanick TOUTAIN a bien voulu  nous faire part&lt;br /&gt;                     Suivis de nos Réponses nécessairement  pataphysiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yanick TOUTAIN nous a écrit :&lt;/strong&gt; : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le - triste - regret de constater que, de la dérive stalinienne "marxiste-léniniste", il ne reste plus que les censures stalino-fascistes. Arès avoir jeté la critique dialectique de Marx et la gnoséologie de Lénine, il ne vous restait plus qu'à vous faire les apôtres - pratiques - des méthodes de Joseph Staline. Débattre avec un Mehdi Belhaj Kacem - renégat passé du côté du cow-boy sarkozyste est possible à la formoisie idéologique, mais débattre avec la révolisation - débattre avec la révolution permanente - est devenu insupportable aux "Fabien Tarby". Mes deux commentaires et le lien vers l'article les réunissant a été purement et simplement farenheitiser à la température idoine. Qu'importe ! Ayant 500 lecteurs par jour actuellement, notre blog Révolisation Actu réunira lus de lecteurs que ce "blog de Fabien Tarby". dimanche 8 mai 2011 Une formoisie anti-matérialiste en putréfaction co-responsable de ce 20° siècle d'obcurantisme, de l'abandon de Newton et de l'oubli de la Plus d'informations... gnoséologie 1908 de VI Lénine. (un commentaire sur le site de Fabien Tarby à propos de "Lettre ouverte à Mehdi Belhaj Kacem") Après les réformistes formois de la LCR soient devenus censeurs stalino-fascistes, puis ceux (les mêmes) du NPA aient poursuivi dans la même pente pré-goulagesque, après les réformistes de LO les ait imité, en rejoignant les stalino-fascistes de Bellaciao et de toutes les boutiques staliniennes dans l'abjection qu'est le refus de la liberté d'expression, je vous compterai donc vous - ainsi que votre chef de groupe Badiou dont je ne peux supposer que tel acte fasciste ait pu être commis sans qu'il n'en soit informé - comme baudruches stalino-fascistes au service de la bourgeoisie dominante actuelle. Celle qui vous nourrit de ses magnifiques miettes provenant de la spoliation de l'Afrique. Je ne vous salue pas. Les 31 983 visiteurs de notre blog en avril préfigurent une situation dans laquelle ce nouveau commentaire aura un nombre de lecteurs en croissance exponentielle. Ce nombre vous permettra d'anticiper sur la réputation qui sera un jour la vôtre : Un petit, tout petit, minuscule Bernstein-Kautsky ! Un petit renégat se croyant en mesure de freiner la révolution - comme un Staline de mars 1917 - avec les méthodes fascistes d'un Staline 1931 ! Note quant à la puissance d'Internet pour combattre les stalino-fascistes formois embusqués dans l'université française : Ce "blog de Fabien Tarby" a eu 4 Avr 2010 à 30 Avr 2011 : 5,567 visites montrées ci-dessus Notre blog a eu SIX fois plus. EN SEULEMENT UN MOIS ! Ce blog pseudo-philosophique a une une moyenne de 14 visites par jour ! Et apparemment 84 dans les dernières 24 heures. Nous en avons eu 518 hier. r Lettre ouverte à Mehdi Belhaj Kacem le 10/05/11 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dimanche 8 mai 2011  &lt;br /&gt;Par Yanick Toutain sur Lettre ouverte à Mehdi Belhaj Kacem le 08/05/11 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la découverte de la visite de deux cliqueurs de liens depuis ce blog qui m'a ramené dans ces eaux formoises en putréfaction... Nous PROUVERONS que Newton avait raison en DONNANT la valeur de la vitesse objective de la Terre. NOUS prouverons que Lénine avait raison de s'opposer aux charlatans à demi-berkeleyistes qu'étaient Mach et Poincaré, en défense de l'objectivité absolue du réel... en PROUVANT LA VACUITE ABSOLUE de la prétention logique et factuelle de la RELATIVITE. Que Science et Vie de mai vienne faire tomber la matière sombre peut nous amuser comme on peut s'amuser de voir un prêtre annoncer la non-existence du diable. Mais ces indécrottables tenteront à .... l' "infini" de leur misérable vie ... de perpétuer leur commerce pro-einsteiniste... Le retour à Isaac Newton et à Lénine sera bien davantage le produit de la révolution africaine (et chinoise à venir ... celle des Mingongs) que de l'honnêteté intellectuelle de ces charlatans mangeurs de miettes. ILS NE SONT QUE  LES MEMBRES DE LA STRATE DES PARASITES ! Nous vaincrons !!! &lt;br /&gt;Yanick Toutain sur Lettre ouverte à Mehdi Belhaj Kacem le 08/05/11 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'absurdité de ce débat à 10 000 kilomètres de ce qu'était la philosophie pour Puthagoras, Democritos, Titus Lucretius, Isaac Newton, Karl Marx, Friedrich Engels et l'auteur génial du SOCLE GNOSEOLOGIQUE de la science philosophie - globalement stoppées en 1908 - du .... 20° siècle .... réussit à masquer la seule partie rationnelle .... CANTOR est un CRETIN charlatan.... Les Aleph - infinis à tailles variables - une sombre fumisterie. Le travail que les philosophe vrais auraient du faire - défendre Newton, ses lieux absolus dans le vide absolus, son temps absolu et donc .... ses "vitesses absolues", ses vitesses objectives .... n'a pas été fait !!! Les faux philosophes sont responsables de l'obscurantisme de UN SIECLE ! C'est logique : la montée en puissance de la FORMOISIE en tant que classe nécessitait de jeter Newton à la poubelle pour que le partage du butin colonial ne vienne pas donner d'états d'âmes aux amis de Krivine et Besancenot ! Ni même aux anarchistes en carton pâte dont je découvris - devant l'église Saint Bernard occupée par la bouche du chef de leur service d'ordre que .... le HIERARCHIE des salaires était devenu l'alpha et l'omega de leur dictionnaire politique ... réformiste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spam | Supprimer | Supprimer le contenu &lt;br /&gt;Une petite (question) à Fabien Tarby : des livres en pdf gratos (à propos du véritable matérialisme, de Alain Badiou et de Slavoj Žižek) L'absence d'un téléchargement GRATOS laisse toujours un sentiment de légitime suspicion sur les ouvrages rédigés par des formois.&lt;br /&gt;Membres de la formoisie qui sont - la plupart du temps - des employés de l'Université ou des structures de recherche-formation mises en place par l'Etat bourgesoi.&lt;br /&gt;Il ne leur suffit pas de manger les miettes impérialistes (qui ne sont que les droits d'auteurs ancestraux volés aux spoliatés que sont les descendants de Puthagoras, Democritos, Newton)...&lt;br /&gt;Par Yanick Toutain sur A travers le Réel : Slavoj Zizek, entretiens avec ... le 15/04/11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse au premier secrétaire Yanick TOUTAIN par &lt;strong&gt;Fabien Tarby&lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous excuserez d'abord la célérité de ma contre-attaque. Vos textes, il est vrai, j'ai beau chercher en toute géométrie, même non-euclidienne, ne m'inspirent guère plus. Même et surtout à 3 heures du matin. Je dois être moins malin que vous car je ne vois guère où vous voulez en venir. La vitesse de la lumière, des photons, n'est pas  infinie ; mais d'à peu près 300000km/s  ; et le problème de la physique contemporaine est de concilier Newton, Heisenberg et Einstein en une unité explicative. Et n'est pas, mon cher, d'en revenir à Newton. Expliquez-moi, supplique !  D'ailleurs quel rapport avec la politique ? Avez vous de la logorrhée comme d'autres des nausées conceptuelles, ou pire sophistiques. Si vous pouviez expliquer au crétin des Alpes que je suis, en 10 ou 30 thèses, même lacunaires, mais claires et distinctes, où vous voulez en venir , ce serait un bienfait pour mon cerveau. Un vrai dialogue, que je souhaite, malgré le côté poulet au vinaigre, de ma réponse, pourrait alors nous donner la possibilité d'une réflexion (enfin de mon côté, car tout semble clair du vôtre, dans une belle confusion.) &lt;br /&gt;Une chose pour finir et répondre à votre ignorance : allez sur les sites que j'ai créés&lt;br /&gt; Nessie, revue internationale de philosophie contemporaine ; nessie-philo.com ; et sur Anabase, Anabase-1.com. Vous y trouverez des centaines de pages gratos,et au moins, malgré mes 5 livres publiés, un bon quart de mes écrits.&lt;br /&gt;Au plaisir de continuer à discuter avec vous de Tout ça. Sur votre blog, le mien, ou en privé,pourquoi pas. ?&lt;br /&gt;F.T&lt;br /&gt;fabien.tarby@orange.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1933037962012620027?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1933037962012620027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1933037962012620027' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1933037962012620027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1933037962012620027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/05/black-and-red.html' title='Black and Red'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gbdp02RNu1I/Tdhv4Kdxh7I/AAAAAAAAASI/KY5OXVgHFS0/s72-c/cgg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2967624843029508691</id><published>2011-04-23T16:10:00.009+02:00</published><updated>2011-04-23T16:37:54.102+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><title type='text'>Lettre ouverte à Mehdi Belhaj Kacem</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-eiDqXCJzU8o/TbLfMBzqPNI/AAAAAAAAAR4/Dbt1c4DPCds/s1600/Had.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 367px; height: 250px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-eiDqXCJzU8o/TbLfMBzqPNI/AAAAAAAAAR4/Dbt1c4DPCds/s400/Had.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5598782684511485138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réponse à mon article concernant son dernier ouvrage &lt;em&gt;Après Badiou&lt;/em&gt;, publié par Bernard-Henri Lévy, que l'on trouvera sur ce blog aussi bien que sur le site littéraire du Nouvel Observateur Bibliobs &lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html"&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html&lt;/a&gt;Mehdi Belhaj Kacem m'a asséné une longue réponse &lt;em&gt;Critique de la dévotion ordinaire &lt;/em&gt;sur le site &lt;em&gt;Strass de la philosophie &lt;/em&gt;de Jean-Clet Martin &lt;a href="http://jeancletmartin.blog.fr/2011/04/15/mehdi-belhaj-kacem-critique-de-la-devotion-ordinaire-11007008/"&gt;Martin.http://jeancletmartin.blog.fr/2011/04/15/mehdi-belhaj-kacem-critique-de-la-devotion-ordinaire-11007008/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Jean-Clet Martin a bien voulu m'offrir un droit de réponse, publié également sur son site &lt;a href="http://jeancletmartin.blog.fr/2011/04/23/fabien-tarby-a-mehdi-belhaj-kacem-11045496/"&gt;&lt;blockquote&gt;bloghttp://jeancletmartin.blog.fr/2011/04/23/fabien-tarby-a-mehdi-belhaj-kacem-11045496/&lt;/blockquote&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reproduis ici cette lettre ouverte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ta réponse à mon article, tu finis, après maintes éructations et plusieurs mensonges, par résumer le contenu proprement philosophique de ta critique de Badiou, et de ton propre apport. Je cite :&lt;br /&gt;« Ré-épelons tranquillement donc les questions, dans leurs grandes lignes : la mort (et donc la vie), ce n’est rien ? Auschwitz, c’est une « anecdote » (je suis tout de même stupéfait que nul ne le relève à ce jour, et que ça ne choque personne) ? L’Etat « ontologique », ça vaut quelque chose, transféré à la politique ? « Une femme mi-existe (ou m’existe) », c’est une blague abstraite, qui ne tire pas à conséquence, et donc n’a pas à froisser les nombreuses lectrices, plus hypnotisées que les wagnériennes ? En tant qu’animaux, nous sommes éternels ? A l’heure du suicide écologique et nucléaire annoncé, on doit en remettre sur « l’immortel » ? La mathématique se communique-t-elle à E.T. ? Pourquoi la mathématique est-elle le seul accès anthropologique à l’universel positif ? Pourquoi est-elle le seul langage universellement transmissible, mais dans la seule clôture anthropologique ? Les camps de Mao et le divan de Lacan, c’est pareil ? Fabien peut-il répondre à toutes ces questions, et à tant d’autres ? »&lt;br /&gt;Au lieu de perdre mon temps sur un mode pathétique (la réponse que tu m'adresses étant du même acabit que ton livre), et à corriger tes exagérations, erreurs ou mensonges, concernant notre rapport personnel et nos propos privés, je préfère répondre à ces questions. Si le fond de ma réponse sera philosophique, je ne répugnerai pas cependant à quelques remarques plus personnelles, et même au style pamphlétaire, puisqu'avec toi nous n'avons désormais, semble-t-il, pas d'autre choix que la légitime défense, et, pour cela, d'adopter, avec une grâce de hyène que tu as inaugurée, tes propres procédés. J'essayerai simplement de le faire avec un peu plus d'élégance que toi... Ce ne sera pas bien difficile.&lt;br /&gt;« Fabien peut-il répondre à toutes ces questions, et à tant d'autres ? » Mais oui, Mehdi... Répondre ne veut évidemment pas dire ici, dans mon esprit, fournir quelque solution. Mon but est en fait de montrer que les grandes interrogations avec lesquelles tu crois casser l'histoire du monde en deux, et Badiou en quatre, sont en réalité des problématiques que beaucoup de philosophes, lecteurs (ou non, d'ailleurs) de Badiou, ont déjà explorées, avec sérénité. Ce en quoi la boursouflure de ton génie ressemble, en ridicule, au ballon enfantin, à la baudruche que l'on crève par l'aiguille...&lt;br /&gt;Au final, voilà donc la question que je te pose, Mehdi : si on laisse de côté le publicitaire, l'insulte permanente, l'évidente virtuosité et érudition dont tu es capable, que reste-il, au fond, de ta pensée propre ? Quelque chose, bien sûr. Mais il faudrait que tu comprennes que lorsque l'on réduit ton livre à sa quintessence proprement philosophique, et donc, tu l'affirmes toi-même, à ces quelques questions - à supposer qu'on y parvienne sans être trop écœuré par tes procédés et lassé par le foutoir structurel de ton ouvrage - il ne reste de tout ça que quelques topoï, autour d'Alain Badiou, connus de bien d'autres philosophes. Tandis que tu t'immoles avec ridicule en immortel penseur dans le foyer d'un génie capable, pour notre temps, de les poser, ces questions. Tout le problème de ce que tu fais en ce moment (tu as pu par ailleurs écrire des livres très intéressants, mais toujours en bouillie structurelle et en boursouflure d'ego), c'est précisément de te prendre pour LA poule aux œufs d'or conceptuels. L'affect est par ailleurs devenu désormais ta pensée même. Et c'est précisément la raison pour laquelle tu te prends pour une telle poule... Relativisons donc un peu, un exercice tout à fait étranger, je le sais, à ta guise. Répondons à ces questions par lesquelles tu résumes le grandiose de ton dernier Opus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par le problème ontologie/mathématique. Après avoir longtemps affirmé (mais sans jamais t'engager dans les formulations formelles en tant que telles), et cela dans de nombreux textes, ton plein accord avec le fondement de la pensée de Badiou, selon lequel le dicible de l'ontologie s'accorde aux mathématiques, à la théorie des ensembles, et celui de l'apparaître à la logique, tu sembles soudain en douter.&lt;br /&gt;« La mathématique se communique-t-elle à E.T. ? Pourquoi la mathématique est-elle le seul accès anthropologique à l’universel positif ? Pourquoi est-elle le seul langage universellement transmissible, mais dans la seule clôture anthropologique ? », m'écris-tu publiquement.&lt;br /&gt;Oh ! Quelle bonne et impressionnante question. Les extra-terrestres, les mathématiques, et nous, c'est la question que je pose pédagogiquement à mes élèves de Terminale tous les ans, comme beaucoup de mes collègues, lorsque nous réfléchissons à la démonstration et aux mathématiques. N'importe quel étudiant en philosophie y reconnaîtra la grande controverse entre le platonicisme et l'intuitionnisme, ou l'empirisme, en philosophie des mathématiques. Mais aussi bien la différence de rapport aux mathématiques entre Platon et Aristote. C'est donc cette question, tout simplement, que tu nous poses avec grandiloquence. Une telle découverte donnerait raison à la fameuse formule (un peu exagérée, mais qui a son fond de vérité...) selon laquelle toute l'histoire de la philosophie n'est qu'un ensemble de notes en bas des textes de Platon et d'Aristote. Tu es particulièrement érudit, mais on se demande parfois s'il ne te manque pas, dans ta manière de concevoir la philosophie, la connaissance des grandes structures de notre discipline. Tu devrais, toi qui es un grand lecteur, t'acheter un manuel de Terminale L, ou y revenir, si c'est déjà fait ; tu verras, c'est pas mal les bases, ça met les idées au clair, et permet de saisir les structures conflictuelles de notre discipline avec un recul sain. C'est sans doute faute de cela que ta pie conceptuelle croit découvrir et voler dans le nid de l'ontologie des diamants quand tu n'es, dans la basse-cour, que poule au vers. Monsieur se plaint de n'être point lu. Monsieur nous explique que la lecture de L'être et l'événement lui a permis d'accéder à une transe d'un nouveau genre, à quelque chose comme le troisième mode de connaissance de Spinoza, peut-être bien. Alors OK, prenons la page 40 d'Evénement et répétition.Tu y écris que « la définition correcte du zéro est qu'il est le nom du vide, ou la forme de Ø,{Ø} » . Ceci est complètement faux, comme tout mathématicien ou philosophe des ensembles le sait. Tu confonds 0 et 1 en théorie des ordinaux ! Et c'est là une erreur de primate, pas un point de détail. Il est tout de même curieux que toi, qui as tout compris au système logico-mathématique de Badiou, ait pu commettre une telle erreur.&lt;br /&gt;Et lorsque tu expliques que j'ai fait « mon miel de tes ouvrages » (tu as été le premier à comprendre Badiou, et aujourd'hui à le dépasser, et blablabla) en publiant en 2005 ma Philosophie d'Alain Badiou et Matérialismes d'aujourd'hui, il me suffit simplement de te répondre que je n'avais pas lu une ligne de toi au moment de ces publications (car, oui, on peut se passer de tes livres) et que j'y travaillais, du reste, depuis des années. Encore un fantasme kacémien ; mais il est vrai que tu es un de ces rares auteurs qui, dès le début, a voulu son grandiose adjectif « kacémien », et l'a répandu dans ses ouvrages pour mieux nous convaincre de sa grandeur – effectivement, je me vois très bien écrire mon prochain livre en délivrant toutes les deux pages du « tarbien » ou de la création proprement« tarbiesque », afin de convaincre le lecteur sensible à la poudre aux yeux plus qu'au fond, de ma propre et définitive innovation. Cette méthode Coué ne concerne que ta propre angoisse d'être simplement un auteur, parmi d'autres, ce qui n'est déjà pas si mal... D'ailleurs, tu es d'avantage un écrivain qu'un philosophe, et c'est ce brouillard qu'il nous faut dissiper si nous voulons évaluer correctement ta pensée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fond, à propos de ta remarque sur les mathématiques et l'ontologie, il y a deux questions : la première est immanente à la philosophie des mathématiques, comme on dit. La deuxième interroge les possibilités de la mathématique pure à saisir la matérialité physique ou biologique. En ce qui concerne la première, rien de neuf, cher Mehdi, sous ton soleil d'avant-garde. Intuitionnisme de Brouwer/formalisme de Hilbert, platonicisme de Platon-Badiou, sans parler de la phénoménologie extrêmement prudente de Desanti dans Les idéalités mathématiques, du mysticisme final du transfini de Cantor lui-même, des travaux de Cavaillès et de Lautman. On ne peut que te recommander, avant, littéralement, de péter plus haut que ton cul, la lecture de Salanskis, et du meilleur philosophe des mathématiques de notre génération, dans notre beau pays, (à mon avis et à ma connaissance), Pierre Cassou-Noguès qui m'a expliqué un jour, de vive voix, entre nous, au Collège international, après ma conférence, que je me plantais concernant mon interprétation de Cavaillès. Ce que j'ai pris très au sérieux, et comme un conseil amical et philosophique auquel j'ai réfléchi – il avait raison -, tandis que toi, Mehdi, tu nous expliques simplement ton humiliation pour un rien (pour rien, à vrai dire) à l'ENS. Tu peux aussi lire le travail précis et en réalité très impertinent à l'égard de Badiou de David Rabouin, t'instruire de sa conférence à ces « Journées Alain Badiou » que tu as désertées au dernier moment. Mais sûrement parce que ce n'était pas les Journées Mehdi Belhaj Kacem...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi qui m'as expliqué, la première fois que je t'ai rencontré, que mon livre, certes imparfait, sur le rapport Deleuze/Badiou Matérialismes d'aujourd'hui, ne t'avait rien apporté, « rien appris » tu devrais mesurer l'ironie qu'il y a eu, de ma part, 5 ou 6 fois, à t'honorer du titre de génie (et non pas sans cesse, comme tu le prétends, de même que je n'ai pas insisté pour le livre d'entretiens, et que je voulais un dialogue à part égale, plus qu'un livre, à proprement parler, d'entretiens avec toi, ce que tu as refusé en m'expliquant que l'éditeur que nous avions contacté ne m'estimait pas à ta hauteur, cela pour mieux dissimuler le fait qu'il ne te proposait, si le livre se faisait, qu'une maigre avance, et qu'il n'était pas, en fait, très intéressé par le projet même d'un livre d'entretiens avec toi ; arrête donc tes mensonges) D'ailleurs, ce n'est pas le problème : évidemment que tu as une position dans la philosophie contemporaine (nous sommes si peu nombreux, de toutes les façons, à la pratiquer). Mais cesse de croire que la Voie Lactée t'a enfanté en exception. Si tu voulais parler, de l'intérieur, du problème de l'usage des mathématiques et de la logique chez Badiou, au lieu de commettre une si grossière erreur à propos de l'ensemble vide, du zéro, des ordinaux, que celle que j'ai relevée, et te contenter (avant ta crise d'adolescence tardive) d'affirmer que oui, décidément, le dicible de l'ontologie est la mathématique, tu te mettrais aux mathèmes. Dans ce domaine, tu n'as rien prouvé. Cassou-Noguès et David Rabouin t'apprendraient l'étendue de ton ignorance. Même Rémy Bac, avec lequel, et c'est une litote, je n'ai pas envie d'aller boire une bière demain, en a fait quinze fois plus que toi dans ce domaine dans son Organon Logique, injustement non encore publié. Tu lui as d'ailleurs immédiatement expliqué, quand il nous a communiqué cet incroyable travail, après lecture ou parcours, que c'était pas terrible et, pour faire dans tes genres de procédés – car on ne va plus se gêner, polémique oblige – tu m'as écrit que tu te demandais « s'il était si intelligent que ça. » Ah ? Il te faisait soudain de l'ombre, par sa pertinence conceptuelle, et sa puissance propre ? Soyons clair : Rémy Bac et moi ne nous supportons plus, humainement. Du moins, nous taisons-nous, après avoir passées de longues et vivifiantes heures au téléphone. Mais j'ai toujours dit que son Organon était plus intéressant que ton Esprit du nihilisme. Je lui ai dit, ainsi qu'à d'autres membres de l'Antiscolastique de l'époque. Et je le maintiens. Au moins sa critique de Badiou est-elle, dans l'écriture et la conceptualisation, dans ce manuscrit, d'un tout autre niveau que ta dernière parution. Bac ne fait pas dans l'ego écorché et la mégalomanie quand il écrit – je dis bien : quand il écrit. Il pose les problèmes, sereinement ; je peux le dire même si lui et moi ne nous supportons plus humainement.. C'est ça le principe de distinction affect/concept dont j'ai parlé dans mon article du NouvelObs.fr. Mais je doute que tu puisses entendre cela. Une amie à moi, à la fois très informée de nos travaux et extérieure au microcosme philosophique, m'a dit hier que te lire en ce moment rendait « inquiet » à ton égard. Tu devrais mesurer ce qu'il y a de sobre et cependant de profond, implicitement, dans la courte réponse d'Alain Badiou, lorsqu'il explique que tu es « moralement corrompu. » Saisis bien, mélomane que tu es, toute la polyphonie de l'expression, cher Mehdi. Tu es tout de même quelqu'un qui m'a expliqué que passer seulement 3 jours à l'hôpital psychiatrique n'était pas suffisant pour marquer les biographies qu'on te consacrerait, probablement, je suppose, pendant des siècles et des siècles.... Mais tu vas venir nous expliquer que c'était une blague comme ta revendication délirante de la moitié des droits d'auteur de Badiou, et de sa reconnaissance. Mouais, les blagues ont toujours une marge de vérité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons plus loin dans la série des petits meurtres entre amis et dans le genre dans lequel tu excelles désormais : la divulgation et l'absence de tout respect pour la distinction privée/publique. Car Okay, Fight fire with fire, comme disent les anglais. Tu lui avais écrit une sale lettre, à Bac, quand tu as voulu le virer de l'Antiscolastique, tandis que Bac demandait que ce soit moi qui soit viré, une lettre dans le genre de celle que tu viens de m'adresser, et à laquelle je te réponds sur le même mode, parce que je n'ai plus l'âge de me faire éclater la gueule à ta récré, vois-tu, et que tu nous autorises, par tes procédés, à répondre à l'abjecte par le personnel et le privé ; tu n'aimes plus que les poubelles, mais t'inquiète : les autres peuvent aussi procéder comme toi. Tu vois, c'est tellement facile que je ne m'en prive pas. Malgré mes propres rapports humains difficiles avec Rémy Bac, à l'époque, je l'avais trouvé odieuse, cette lettre à son égard ; j'ai dit à Nicolas, à l'époque, que si j'avais reçu de la part de quelqu'un une telle lettre, je ne l'aurais pas pardonné à son auteur ; le ton de ta réponse à mon article ne m'a donc pas étonné. C'est tout ce que tu sais faire, désormais. Et puisque tu t'en prends à la vie privée des gens, que tu rends publiques les conversations et les petites histoires humaines, que l'on sache, avant que tu viennes nous expliquer que Badiou est un dictateur, que tu t'es conduit comme tel, en exigeant tout à coup la fin de l'Antiscolastique, et de notre site, dont la construction m'avait du reste demandé, techniquement, beaucoup de travail, cela sans même te poser la question du respect de tes collaborateurs et des textes qu'ils avaient publiés (Ce pour quoi, avec Nicolas Floury, Valentin Husson et Julien Rousseau, nous avons créé Anabase, pour conserver nos textes et continuer, sur des bases saines et réellement amicales, sans toi – ni Rémy. Non, tout cela n'avait aucune importance pour toi, le travail de tes amis ou « semi-proches » comme tu dis ; ton seul problème, c'était toi et ta psychose à l'égard de Badiou. Après nous avoir expliqué pendant des années que l'Antiscolastique, ce n'était pas toi, mais une procédure collective, tu es venu exiger d'un coup l'Harakiri, en m'écrivant que l'Antiscolastique, « c'était toi. » Tous les problèmes de l'Antiscolastique tournaient autour de la question de la direction et de la ligne, à cause de vos ego, à toi et à Rémy. Mais tu as merveilleusement résolu le problème. En Kamikaze dictatorial pour ton propre et seul compte. « Je romps avec Badiou, donc tout doit disparaître. » L'altérité et la pensée des autres, tu n'en as donc rien à faire. Arrête alors de donner des leçons à l'infâme Badiou. Car qui a un peu travaillé avec toi est immédiatement mort de rire.... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cela – j'en reviens à la question ontologie=mathématique -, Alain Badiou a raison de te traiter de « paresseux ». Non pas que tu ne sois pas un grand travailleur. Tu l'es. D'ailleurs, j'ai beaucoup d'admiration pour ta trajectoire dans l'existence. Mais tu n'affrontes pas la question proprement mathématique, tant tu es pressé de nous prouver que tu es le V.I.P de notre petit milieu. Tu ne te demandes pas, parfois, si l'axiome de choix a quelque chose d'étrangement événementiel ? Si le fait d'affirmer que l'ontologie est un monde est problématique ? S'il ne peut pas y avoir d'autre modèle du générique que la médaille Fields de Cohen ? Ou ce que vaudrait l'ensemblisme de Quine. Non. Tu n'as pas cette patience, bouffé par ton ego et tes problèmes de reconnaissance, par ce syncrétisme d'autodicate (et c'est admirable d'être autodictate) que tu retournes toujours dans ton sens. Or, c'est ce chantier qu'à ouvert pour nous Alain Badiou. Je l'ai souvent dit : qui ne se place pas au niveau logico-mathématique de son œuvre ne fera que de la poésie, dans sa critique de son système. .&lt;br /&gt;Deuxième question à ce sujet (cette invention grandiose, à nouveau, de ta part) : le rapport mathématique/réel. Ah bon ? Belhaj Kacem redécouvre donc la tension Deleuze/Badiou, après nous avoir tant de fois expliqué l'infériorité de Deleuze. Impressionnant, il est vrai ! Et même terrifiant de novation ! Mais on l'a trouvera exposé sereinement et sérieusement dans de nombreux textes. Non seulement c'est la question (y compris par rapport à la phéno idéaliste) que je pose dans le dernier chapitre de ma Philosophie d'Alain Badiou, Horizons, mais ce thème circule partout. Zizek l'expose très bien, à sa manière, dans ses entretiens avec moi, quoique tu en dises. Tu ne nous feras pas croire que ce désir de concrétude est ton innovation propre. J'ai moi-même posé cette question (celle de la physique, de la biologie) dans ma conférence à l'ENS d'Octobre. Sans parler du rapport entre Quentin Meillassoux (son Après la finitude) et Badiou, par lequel tout le problème de la physique est introduit. Tiens, voilà ce qu'il te faudrait, écrire à sa manière, je dirais en sonate plutôt qu'en rhapsodie de confusion. Je te souhaite de t'élever à cette précision et profondeur, dont est exclue toute rhétorique inutile, et dont les anglo-saxons ont bien compris l'intérêt...&lt;br /&gt;Par exemple, ta théorie du temps ne vaut rien. Tu sembles n'avoir rien compris au rapport entre la spatio-matérialité et la temporalité (dans mon langage) qui fonde la subtile différence entre la mathématique et la physique. Pour preuve, ces chapitres d'Evénement et répétition où tu t'extasies sur une unité temporelle multiple d'un nouveau genre que tu aurais découverte. Dans l'esprit du nihilisme tu assènes que le temps est la condition subjective de l'ontologie. Tu n'as donc rien compris ! Le temps est ce qui empêche la mathématique d'être absolue, de réaliser simultanément tous les possibles. Et c'est ça la physique. Le temps n'existe pas, mais scinde cependant physiquement la spatio-matérialité mathématique (Brouwer étrangement réactivé). Voilà une des questions que l'on peut poser à Badiou au lieu de se pencher sur notre grandeur propre, ta pratique ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En tant qu'animaux nous sommes sommes éternels ? A l'heure du suicide écologique et nucléaire annoncé, on doit en remettre sur « l'immortel » ? » écris-tu.&lt;br /&gt;Comment quelqu'un qui connaît aussi bien la pensée de Badiou que toi peut-il nous expliquer que l'animal est immortel, dans son système ? Jamais il n'a été question de ça. Ce n'est pas l'animal qui est immortel, mais la capacité de s'élever, en lui, à la vérité d'un événement. La distinction entre « animal humain » et « sujet » est fondamentale chez Badiou, et certes tranchée, au point qu'elle me fait souvent penser à quelque chose d'aussi abrupt que la séparation chez Descartes entre res extensa et res cogitans. Mais tu sais tout ça, de même que tu sais qu'il y a cependant une grande différence, car si la dualité est chez Descartes individuelle, quoique très problématique, déjà (l'âme et le corps), elle est beaucoup plus complexe et trans-individuelle chez Badiou. Mais ne viens pas, dans ce cas, nous raconter que Badiou nous explique que le corps et l'affectivité de ce qu'il nomme « l'animal humain » sont éternels, sur fond d'inquiétude écologique et nucléaire (c'est à la mode, c'est sûr). Il est quand même incroyable qu'un philosophe de ta classe mélange tout dans son livre et nous explique que Badiou croit sérieusement à une sorte d'immortalité qui viendrait des progrès de la médecine (pour les plus riches). C'est d'ailleurs tout à fait probable, sinon qu'il sera difficile de nous refaire un cerveau neuf ou personnel ; c'est une certitude matérialiste, au sens le plus obvie du terme. Mais Badiou n'a jamais employé le terme d'éternité en ce sens là, mais au sens d'une participation à la vérité générique, d'incorporation. Comment peux-tu mélanger les deux registres, quand tu prends cet exemple dans ton livre, lors même que cette distinction est évidente chez Badiou – et que c'est cela même qui pose problème ? Si tu n'es pas aveugle sur ce point, tu es alors de la pire mauvaise fois...&lt;br /&gt;C'est là où l'on retrouve ton rapport à Zizek, et la virulence narcissique et méprisante par laquelle tu nies toute influence de ses idées sur toi. Relis simplement le chapitre d'A travers le Réel que nous avons consacré à Badiou. T'as inventé quoi, alors ? Zizek a posé ce problème bien avant toi, et, évidemment, bien avant mes entretiens avec lui. Toute illuminée qu'elle soit de ton génie de rhéteur, ta théorie de la transgression, je le répète, n'est que découverte du fait culturel humain.&lt;br /&gt;Bien sûr, cependant - et c'est son ''toutou'', ainsi que tu m'appelles désormais, qui te le dit - que c'est, chez Badiou, un problème fondamental, cette distinction tranchée entre animal et sujet en nous ! C'est le point dualiste de Badiou, et les dualités ont toujours pour elles la clarté mais la confusion, depuis Descartes, quoi que ce dernier en ait dit. Tout le monde le sait. Tu crois encore avoir enflammé l'herbe narcissique de ton pétard mouillé avec ça ? J'en ai discuté avec bien d'autres que toi, ces « spécialistes » que tu dénigres, et en toute amitié, en prenant un bol d'air ou un café. Tu peux d'ailleurs lire un article, sur le site de Nessie, que j'ai écrit à ce propos, et je suis loin d'être le seul à avoir abordé ce problème. C'était sain, ces conversations, contrairement à ton bouquin, qui est une bouse ; tout le monde dans le petit milieu le sait déjà. Regarde les critiques parues et ne nous parle pas d'éloge concernant ton grand ouvrage, il n'y en a pas, à ma connaissance, sinon chez tes groupies, of course, et, comme par hasard, dans le Point, où BHL tient son indigent bloc-note. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu nous bassines, sinon, avec le machisme de Badiou. Moi, je ne répugne pas, y compris avec mes amies, aux blagues dans le genre, qui les font rire, la plupart du temps, parce qu'elles savent justement de quoi il est question, dans le rapport sublime et dérisoire entre le masculin et le féminin. J'aime tout autant leur rappeler la nullité du mâle, avec le même humour, je l'espère. Toi, le grand concepteur de l'ironie, tu ne vois donc pas ce qu'est un second degré ? Toujours la même confusion chez toi : la confusion entre l'homme et la pensée dont il est capable, malgré son animalité humaine. Alors, soyons sérieux. Trouve moi un seul texte de Badiou qui soit de mépris à l'égard des femmes. C'est tout le contraire ! J'irais d'ailleurs, moi-même, moins loin que lui dans son éloge de cette procédure de vérité événementielle, l'amoureuse. Deleuze dit une belle chose, que l'on sent quand on est amoureux, qu'une femme est pour un homme non pas un être, mais un paysage, un parfum, un monde, en fait. Badiou va plus loin encore. Il va jusqu'au bout de cette intuition. Badiou place l'amour, par-là, à la hauteur des sciences, de l'art, et de la politique. Qu'il ait choisi d'utiliser (les lecteurs précis le savent) le symbole féminin (♀) pour désigner, dans L'être et l'événement, la vérité générique des conditions, telle qu'on peut ontologiquement en penser quelque chose, les structures générales, suffit à montrer tout cela. Je te fais confiance, en tant que génial penseur du masculin/féminin. Tu excelles effectivement dans ce domaine ; il t'arrive d'être en effet génial, par éclairs, plus que par construction... (eh oui, ce n'est qu'un adjectif, « génial », que les jeunes emploient dans les cours des lycées, pour un oui ou un non, dans le style : « il assure grave ») Mais je te renvoie quand même à l'article critique de Julien Rousseau sur notre site Anabase, sobre, précis, clair (des qualités qui te manquent à chaque fois, génie) sur le rapport amitié/amour chez Badiou. Voilà un texte intéressant. Et qui te rappellera, une fois de plus, que tu n'es pas le seul, ni même le premier, à avoir découvert la distance critique à l'égard de Badiou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste maintenant (je ne veux pas être trop long) la question politique, celle qui excite les médias et qui constitue la seule besace de compréhension de l'œuvre de Badiou de la plupart des gens, des honnêtes gens – ceux qui n'ont pas étudié l'être et l'évenement et logiques des mondes -, et même d'un certain nombre de philosophes qui trouvent ridicule mon affirmation selon laquelle Badiou est un classique, au même titre que Spinoza ou Leibniz de par l'usage qu'il a fait, en ontologie, des mathématiques et de la logique les plus pointues de notre temps.&lt;br /&gt;Commençons (pour finir) par ta charge sur la théorie de l'existence de Badiou, justement parce qu'elle se rapporte, à la racine, au problème de la politique. On dirait que tu es une petite fille qui découvre soudain la condition humaine, et s'en révolte. Je te cite : « La mort (et donc la vie), ce n’est rien ? Auschwitz, c’est une « anecdote » (je suis tout de même stupéfait que nul ne le relève à ce jour, et que ça ne choque personne) ? » C'est là où je vais prendre le risque, dans le paragraphe suivant, d'être plus matérialiste que Badiou, et, par cette réponse, à cause de sa lucidité, de me faire traiter, éventuellement, de tous les noms, et certainement, injustement, si quelques lecteurs idiots réagissent, d'antisémite.&lt;br /&gt;Ce qu'il y a à penser dans l'extermination perpétrée par les nazis, ce n'est pas le nombre (disons 6 millions de morts), mais la manière, le mode, la mort industrielle, la haine distribuée avec une sorte d'indifférence placide que l'homme voue en général aux insectes – ne viens donc pas comparer les propos de Badiou et les miens avec le ''point de détail'' de Le Pen. La seconde guerre mondiale a fait de 35 à 70 millions de morts – nous n'avons que des estimations, ce qui résume parfaitement ce que je veux dire. La grippe espagnole de 1918 a fait 20 millions de morts. 6 à 9 millions de gens meurent chaque année de maladie et de faim dans le monde, par indifférence. Le Rwanda n'est pas si loin, etc. Et nous sommes de toute façon 6 milliards d'êtres humains qui vont bientôt mourir – y compris ceux-là mêmes qui naissent à l'instant où j'écris cette ligne.&lt;br /&gt;Un matérialiste, c'est quelqu'un qui arrive, d'abord, à digérer ça, le réel, sans faire sa petite fille émue – ça n'empêche pas l'angoisse face au réel, dont nous souffrons tous, et que Badiou a toujours reconnue (cf. sa Théorie du sujet). Je te rappelle ma distinction, dans Démocratie virtuelle, entre le « nihilisme relatif », produit par la société de consommation (pour faire vite) et le « nihilisme absolu », capable de cette conscience, et qu'il est nécessaire de traverser pour comprendre quoi que ce soit à la vie, y compris, je vais y venir, à la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu préfères en revenir à l'être-pour-la-mort de Heidegger, ou à la « ressemblance cadavérique » d'un Blanchot, eh bien très bien. Ce à quoi ouvre Badiou, c'est justement au courage de saisir cette condition de l'être humain, et cependant à la réalité non théologique, mais immanente, de l'infini, et puis, surtout, à la possibilité, malgré tout, malgré les structures et la mort, d'une autre chose, d'une humanité, ce qui s'appelle, par exemple, événement, fidélité, incorporation, vérité, Idées. Cela nous apportera quoi d'en revenir à l'être-pour-la-mort et au Mal. Oui, tu inspectes, tu fais, à ta manière ton phénoménologue, ton naturaliste. Tu réactives en fait une phéno existentielle contre Badiou. Et puis ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est seulement, il me semble, si on comprend cette grande lucidité badiousienne sur la condition humaine que l'on comprend l'intransigeance de ses positions politiques. Badiou, c'est la lucidité matérialiste et cependant le courage idéaliste (un peu trop, à mon goût, mais que je reconnais nécessaire). On ne voit pas ce que ton livre apporte, par rapport à cela. Tu fais du bouillon de sorcière, tout au plus.&lt;br /&gt;Alors, bien sûr, à partir de cela, les questions qui se posent sont celles de l'inhumanité, du mal, des moyens politiques, du prix (ou de la dignité) de la vie individuelle d'un être humain. C'est au fond ce que tu as compris. Ce que tu as à nous dire. Je suis d'ailleurs entièrement d'accord avec toi, soit dit en passant, pour dire que la formalisation par Badiou de l'Etat comme représentation, au sens mathématique, ensembliste du terme, est insuffisante. Mais ça, c'est aussi bien ce que me disait déjà Rémy Bac au temps où nous prenions plaisir à discuter.&lt;br /&gt;Tu n'es donc plus communiste, parce que Mao, Staline, Pol Pot ont fait du Mal. Ah, bon, la traite des Noirs, la colonisation de l'Amérique, le Viet-Nam, c'était mieux... La transcendance des Idées, tu ne veux plus la mesurer qu'à l'immanence de la merde inévitable et effective. Cela ne te mènera pas très loin, à la longue, en tant que philosophe, tu sais, parce que tu ne pourras que contempler ce malheureux monde comme il va, et faire des chroniques sur les faits. Une distinction toute simple de Démocratie Virtuelle (mais c'est toujours ça qui te manque, les idées claires et simples) est celle que j'établis entre descriptif et prescriptif. Tu sais, moi, je fais dans le clair, n'ayant pas ton génie rhétorique et vain ; d'ailleurs, quand ton fiel sera épuisé, la meilleure chose, sur cette route, qui puisse t'arriver est du côté du style de maître Derrida...&lt;br /&gt;Tu as perdu ce courage, effectivement problématique, et par rapport auquel moi-même j'ai été ambigu dans Démocratie virtuelle (c'est dire qu'in fine je te comprends) de te dire communiste. OK, c'est le grand problème de notre génération, entre ceux qui endossent le mot, et ceux qui disent : « Oui, je suis communiste, mais chut ! Il nous faut un autre mot). Vois dès lors comment tu vas distribuer le triangle éternellement problématique entre les trois Idées politiques, l'égalité, la liberté, la propriété privée, tandis que Badiou (c'est ma différence, là dessus, avec lui) fait de l'égalité la Vérité. Pour moi, c'est la triangulation qui est elle-même la vérité générique de la politique. Mais je ne renonce cependant pas à l'Idée du communisme, à réinventer... Car ce triangle est aussi historique, contingent, changeant. Et c'est l'Egalité, aujourd'hui, qui doit orienter la Liberté.&lt;br /&gt;Bien à toi, cher Mehdi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.T&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2967624843029508691?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2967624843029508691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2967624843029508691' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2967624843029508691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2967624843029508691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/04/lettre-ouverte-mehdi-belhaj-kacem.html' title='Lettre ouverte à Mehdi Belhaj Kacem'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-eiDqXCJzU8o/TbLfMBzqPNI/AAAAAAAAAR4/Dbt1c4DPCds/s72-c/Had.gif' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-5164641017453651495</id><published>2011-04-15T18:10:00.008+02:00</published><updated>2011-04-15T19:07:26.299+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Badiou'/><title type='text'>La haine selon Kacem</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-macj-04iJ4M/Tah5hWa5poI/AAAAAAAAARw/E-Ft_qK5--s/s1600/La_Haine.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 286px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-macj-04iJ4M/Tah5hWa5poI/AAAAAAAAARw/E-Ft_qK5--s/s400/La_Haine.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595856150868895362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En réponse au livre de Mehdi Belhaj Kacem intitulé ''Après Badiou'' et publié par Bernard-Henri Lévy, j'ai tenu à faire cette mise au point, que le site littéraire du Nouvel Observateur a par ailleurs publié : &lt;br /&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html"&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html&lt;/a&gt;                                                       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                             La haine selon Kacem&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'étais sans lien philosophique et humain avec Mehdi Belhaj Kacem et Alain Badiou,  il ne me serait pas difficile de dire de cet Après Badiou, annoncé à grand renfort de communication Grasset/BHL, que c'est un ouvrage de philosophie minablement virtuose. La nécessité que je ressens de m'exprimer publiquement sur cette petite affaire, qui concerne effectivement le philosophe français vivant le plus lu et traduit dans le monde, et puis celui qu'on présente souvent comme le plus brillant de ma génération, j'accepte d'en payer le prix : celui d'une rupture radicale, philosophique, et surtout humaine, avec Mehdi Belhaj Kacem. &lt;br /&gt;L'ouvrage en question, sur la forme, témoigne de ce qui a toujours été la faiblesse patente de son auteur : une pensée mal organisée, qui mêle tout avec tout, dans un syncrétisme plus confusionnel qu'éclairant. Mais il y a pire :  l'Après Badiou est une sorte de vaste coulée de haine mégalomaniaque. Il s'agit vraiment, presque partout, tout le temps, d'être MBK, le grand MBK. Le MBK de Badiou, comme Hegel eut son Kierkegaard, ou (fantasme récurent de l'auteur) Wagner son Nietzsche. Qu'une telle grandeur conceptuelle, celle de MBK - dont il faut d'ailleurs que son heureux propriétaire martèle souvent l'évidence - soit servie pour l'essentiel, dans ce livre, par des procédés de putois, voilà qui monte immédiatement au nez du lecteur. Ces procédés sont l'insulte permanente à propos de Badiou, qui se voit affublé à peu près à chaque page d'un nouveau nom d'oiseau et puis la publication de correspondances ou dialogues privés. &lt;br /&gt;Qu'est-ce qui a conduit Mehdi Belhaj Kacem à de tels procédés ? Peut-être un des traits marquants de sa personnalité : une incapacité totale à distinguer l'affectif et le conceptuel. Avec Mehdi, il s'agit toujours d'un inextricable mélange. BHL est désormais « Bernard », et il y aurait soudain quelques idées intéressantes chez celui que, naguère, il méprisait de part en part. Tandis que Badiou, qui l'a aidé et édité, est maintenant l'Ennemi. &lt;br /&gt;       Ce qui est ridicule, dans le portait de Badiou que brosse Mehdi Belhaj Kacem, c'est cette espèce d'hyperbole diabolique qui frise la paranoïa. Lorsque Mehdi, nous raconte sa réception à l'ENS et les mots de Badiou à son égard, on a beau lire et relire le passage exemplaire, on ne voit pas où est le problème. En quoi il aurait été insulté, méprisé... Au contraire, puisqu'il était là, invité. Mais le meilleur de la farce est dans cette affirmation selon laquelle Badiou lui devrait la moitié de ses droits d'auteur et de sa reconnaissance.  &lt;br /&gt;      Un lecteur un peu attentif de Zizek verra assez vite que la haine collatérale que Belhaj Kacem lui voue dans ce livre (il n'aurait rien créé, ce simple bateleur) provient surtout de ceci que la plupart des innovations de Mehdi-le-Génie sont, à la racine, des reprises des questionnements de Slavoj Zizek à l'égard de Badiou. Voyez mes entretiens avec lui1. Et, surtout, son œuvre en son ensemble. Mais cela, bien sûr, Mehdi ne saurait l'admettre. Il faut donc cracher le venin, avant que quelqu'un, d'un peu plus futé que sa rhétorique, ne s'en aperçoive... &lt;br /&gt;     D'ailleurs, si on laisse de côté ce qu'il doit à Zizek, chaque fois que Mehdi Belhaj Kacem nous assène une géniale découverte personnelle, qui casserait l'histoire en deux, et Badiou en quatre, il est remarquable que celle-ci s'apparente (derrière le talent d'écrivain) à une simple constatation que les professeurs de philosophie enseignent au Lycée : Belhaj Kacem a découvert la Culture, le rapport transgressif de l'homme à l'égard de la nature, et puis l'existence du Mal. Et il faudrait pour cela le célébrer au Panthéon ou l'éditer en Pléiade ! La belle affaire, quand la poule, malgré sa virtuosité de clapet, découvre la banalité d'un ver.&lt;br /&gt;Belhaj Kacem croit donc découvrir la poudre, citant au passage un de mes textes. Mais le grandiose, entre deux insultes, de sa critique proprement philosophique de Badiou se trouve, aussi bien, déjà pensé dans les textes de philosophes qu'il ne supporte pas, du simple fait qu'ils enseignent dans les institutions. De brillants penseurs de sa génération dont le soleil conceptuel est bien plus serein et précis que l'ombre de sa haine d'écorché vif. Quentin Meillassoux, David Rabouin, Dimitra Panopoulos, Elie During, Patrice Maniglier, entre autres, sans parler de tous ces  philosophes de part le monde qui travaillent autour d'Alain Badiou, avec précision et distance critique, et dont citer les noms serait trop long2. Ce qui suffit à prouver qu'est tout aussi vaine sa distinction entre les philosophes et les antiphilosophes, les institutionnels et les francs tireurs. &lt;br /&gt;Qui a approché Alain sait son humanité. Mais Mehdi Belhaj Kacem a besoin de prouver que Badiou est un monstre humain et une lumineuse erreur philosophique, précisément pour parvenir à démontrer qu'il est, lui, un plus grand penseur, encore. Le narcissisme de son livre est absolu. Lisez plutôt, si vous aimez la philosophie, sereine, froide, splendide, inventive, le recueil consacré à Logiques des mondes3. C'est ça, de la philosophie, et non pas une crise d'adolescence dont le grand onaniste serait BHL himself.&lt;br /&gt; Qui n'a pas parcouru le système métaphysique d'Alain Badiou, et l'usage qu'il fait des mathématiques et de la logique les plus pointues, ne sait pas à quel point il est un grand penseur.4 A la hauteur d'un Spinoza ou d'un Leibniz. Véritablement éternel pour l'histoire de la philosophie, c'est une évidence. Il y en a donc assez, au fond, du débat sur Badiou le Mao, Badiou le Méchant. On peut discuter les positions politiques de Badiou. Personne ne s'en prive, y compris ses proches collaborateurs. Mais, avec son livre, Mehdi Belhaj Kacem n'aura fait que ramener aux devants de la scène les brouillards médiatiques de l'ignorance concernant la part éternelle de l'œuvre de Badiou, pour le profit de son propre « génie » autoproclamé, en faisant usage de procédés odieux. Et c'est sûrement cela, l'effet Bernard-Henri Levy... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F.T&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-5164641017453651495?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/5164641017453651495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=5164641017453651495' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5164641017453651495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5164641017453651495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/04/la-haine-selon-kacem.html' title='La haine selon Kacem'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-macj-04iJ4M/Tah5hWa5poI/AAAAAAAAARw/E-Ft_qK5--s/s72-c/La_Haine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-7946877723166188338</id><published>2011-01-14T13:10:00.003+01:00</published><updated>2011-01-14T13:18:10.367+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ontologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Nessie #5</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TTA9tv6uOeI/AAAAAAAAARk/mlLxMVAphd8/s1600/Nessie%2B1bis.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 290px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TTA9tv6uOeI/AAAAAAAAARk/mlLxMVAphd8/s400/Nessie%2B1bis.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562013395968735714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Numéro 5 de la revue NESSIE est paru.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://nessie-philo.com"&gt; http://nessie-philo.com&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;''Impromptu'' &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sommaire :  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Pavon Cuellar, - Marx, Lacan et la condition prolétarienne du sujet comme force de travail de l’inconscient&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valentin Husson, -Le désir, l'affect et le vide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Mengue, -Questions vers Alain Badiou et son livre L’Hypothèse communiste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julien Rousseau, Critique de la différence badiousienne entre amour et amitié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Nicolas, - Musique et politique : Des rapports qui ne vont guère de soi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Frankel, -L'exil au temps de l'eugénisme social&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimitra Panopoulos, - Tenir le point - du retournement en grâce de l’existence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabien Tarby, - Produire une résistance : Psychanalyse et Politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         -La politique matérialiste : entre multiplicité et dialectique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Floury, - Une tentative d’« élucidation », Freud ou le kantisme retourné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Costanzo, - Le corps de l’émancipation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Bosteels, - La révolution de la honte &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                             -Pour une nouvelle théorie du sujet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angelina Uzin Olleros, - EL ANONADAMIENTO DE LA VÍCTIMA &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EN LA DESAPARICIÓN FORZADA DE PERSONAS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beatriz Arbasetti, - Feminismo y pacifismo: contracultura del capitalismo global.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Bosteels, -Radical antiphilosophy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus Steinweg, God is the Nonexistence of God&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-7946877723166188338?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/7946877723166188338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=7946877723166188338' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7946877723166188338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7946877723166188338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2011/01/nessie-5.html' title='Nessie #5'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TTA9tv6uOeI/AAAAAAAAARk/mlLxMVAphd8/s72-c/Nessie%2B1bis.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1160819321989037662</id><published>2010-12-05T22:02:00.004+01:00</published><updated>2010-12-05T22:19:50.539+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='zizek'/><title type='text'>A travers le Réel : Slavoj Zizek, entretiens avec Fabien Tarby</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TPv__fLcfGI/AAAAAAAAARY/dagymtnv1e0/s1600/31-IW-ls5LL__SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TPv__fLcfGI/AAAAAAAAARY/dagymtnv1e0/s400/31-IW-ls5LL__SS500_.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547308832203242594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Slavoj Žižek&lt;br /&gt;À TRAVERS LE RÉEL&lt;br /&gt;Entretiens avec Fabien Tarby&lt;br /&gt;En librairie le 18 novembre 2010&lt;br /&gt;Slavoj Žižek est un insatiable penseur du réel qui cherche à abolir la frontière entre le concret et l’abstrait. La présente série d’entretiens inédits menés par Fabien Tarby permet de préciser les principales lignes de force de sa philosophie vive et engagée, jamais oublieuse de l’état présent du monde.&lt;br /&gt;L’œuvre du philosophe slovène Slavoj Žižek jouit à présent d’une reconnaissance internationale. Ses prises de positions politiques, radicales et parfois surprenantes, témoignent de la vitalité actuelle d’une pensée de l’émancipation qui refuse tout consensus libéral. Mais Slavoj Žižek est aussi un philosophe capable de s’exprimer avec talent sur les objets les plus divers, d’habitude exclus du champ philosophique : films, anecdotes, blagues, figures mythologiques ponctuent ses analyses. Slavoj Žižek est un insatiable penseur du réel qui cherche à abolir la frontière entre le concret et l’abstrait. C’est ce qui rend sa lecture si séduisante. Et ce qui explique sa popularité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Slavoj Žižek, dans cette série inédite d’entretiens en français a voulu, plus encore, montrer et rendre accessibles les articulations essentielles de sa pensée. Le dialogue s’y prêtait et a permis de parcourir les multiples aspects de sa réflexion : le rapport à Freud et à Lacan, à la psychanalyse en général. Sa lecture de Hegel, originale. Ses accords et différends avec son ami Alain Badiou. Mais il est question ici, tout aussi bien, des rapports géopolitiques mondiaux, de la place de la Slovénie et de l’Europe dans le monde, de son goût pour le cinéma et les mythes. Les anecdotes ne manquent pas, ni les références à des figures culturelles connues de tous : qu’il s’agisse de films comme Avatar, Starwars, ou de Hitchcock, ou bien encore de penser la mythologie du fantôme, du vampire et du loup-garou. Slavoj Žižek s’exprime ici avec une grande spontanéité, et une simplicité amicale, chaleureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette série d’entretiens menés en français au printemps 2010 par Fabien Tarby doit permettre aux lecteurs de Slavoj Žižek, de plus en plus nombreux, et aux autres, de découvrir les multiples aspects de sa pensée, que l’on a cherché en même temps, par le fil d’Ariane de la conversation, à résumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabien Tarby est également l’auteur de récents entretiens avec Alain Badiou, parus chez Germina, sous le titre La Philosophie et l’Événement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I-LE DIVAN DES PHILOSOPHES&lt;br /&gt;II-L' "OBJET" LACAN&lt;br /&gt;III- HEGEL AU MIROIR&lt;br /&gt;IV- L'EFFET BADIOU&lt;br /&gt;V- SAVOIRS, MYTHOLOGIES ET RELIGIONS&lt;br /&gt;VI- DELEUZE OU DERRIDA ?&lt;br /&gt;VII- LA POLITIQUE, DÉCIDEMENT&lt;br /&gt;VIII- LES BALKANS ET LE MONDE&lt;br /&gt;IX- LES LUMIERES DU CINEMA&lt;br /&gt;X- UN VAMPIRE, UN FANTOME ET UN LOUP-GAROU&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1160819321989037662?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1160819321989037662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1160819321989037662' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1160819321989037662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1160819321989037662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/12/travers-le-reel-slavoj-zizek-entretiens.html' title='A travers le Réel : Slavoj Zizek, entretiens avec Fabien Tarby'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TPv__fLcfGI/AAAAAAAAARY/dagymtnv1e0/s72-c/31-IW-ls5LL__SS500_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-106752926542942422</id><published>2010-11-30T21:23:00.003+01:00</published><updated>2010-11-30T21:31:43.172+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Matérialisme et politique</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TPVe8FpEBRI/AAAAAAAAARQ/ce6bWLjiiSs/s1600/La%2BMettrie.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 264px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TPVe8FpEBRI/AAAAAAAAARQ/ce6bWLjiiSs/s400/La%2BMettrie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545442902576203026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les ontologies matérialistes et la politique &lt;br /&gt;Colloque organisé par le CRHIA ( EA 2626) - université de Poitiers, Département de philosophie. Responsables : Jean-Claude Bourdin et Charles T. Wolfe. 2 et 3 décembre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 2 Décembre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 H : Accueil et présentation du Colloque : Bernard Mabille, Directeur du CRHIA et Jean-Claude Bourdin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Président de séance : Bernard Mabille (Université de Poitiers, CRHIA)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 H 30 : Alain Gigandet (Université de Paris Est Créteil, EA LIS – PRES Paris Est)&lt;br /&gt;Communauté politique et communauté éthique chez les épicuriens&lt;br /&gt;15 H 15 : Colas Duflo (Université de Picardie Jules Verne, CERCLL)&lt;br /&gt;L’ontologie des Otaïtiens&lt;br /&gt;16 H : Pause&lt;br /&gt;16 H 15: Charles T. Wolfe (Université de Sidney, Unit for History and Philosophy of Science)&lt;br /&gt;Le matérialisme face à l’éthique : quelques leçons des Lumières radicales&lt;br /&gt;17 H : Discussion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 3 Décembre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Président de séance : Charles T. Wolfe (Sidney)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 H : Bertrand Binoche (Université de Paris 1 – CESPM)&lt;br /&gt;La faute à Helvétius ou le matérialisme après-coup &lt;br /&gt;10 H 45 : Franck Fischbach (Université de Nice)&lt;br /&gt;Matérialisme et critique de la politique (sous réserve)&lt;br /&gt;11 H : Pause&lt;br /&gt;11 H 15 : Fabien Tarby (CPGE Besançon)&lt;br /&gt;La politique matérialiste : entre multiplicité et dialectique&lt;br /&gt;12 H : Discussion &lt;br /&gt;Président de séance : Alain Gigandet &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 H 30 : Yoschiyuki Sato (Université de Tsukuba)&lt;br /&gt;Du Capital à la philosophie de la reproduction : le matérialisme chez Althusser&lt;br /&gt;15 H 15 : Kazuya Onaka (Université de Hôsei, Faculté de communication interculturelle)&lt;br /&gt;Le matérialisme aléatoire d’Althusser et la politique pascalienne&lt;br /&gt;16 H : Jean-Claude Bourdin (Université de Poitiers, CRHIA)&lt;br /&gt;Essai de construction politique d’une ontologie possible du matérialisme aléatoire&lt;br /&gt;16 H 45 : Discussion et fin du Colloque&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-106752926542942422?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/106752926542942422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=106752926542942422' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/106752926542942422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/106752926542942422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/11/materialisme-et-politique.html' title='Matérialisme et politique'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TPVe8FpEBRI/AAAAAAAAARQ/ce6bWLjiiSs/s72-c/La%2BMettrie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1661995820150317382</id><published>2010-11-13T13:36:00.007+01:00</published><updated>2010-11-13T14:04:56.215+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><title type='text'>Michel Onfray, prix Bogdanov de la critique</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TN6L3pLeDEI/AAAAAAAAARI/IHp4nSt5rdA/s1600/52deconstruction-postmodern.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 131px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TN6L3pLeDEI/AAAAAAAAARI/IHp4nSt5rdA/s400/52deconstruction-postmodern.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539018379775315010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; MICHEL ONFRAY,  PRIX BOGDANOV DE LA CRITIQUE&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                                                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Onfray a changé de Dada. Il ne s'agit plus pour lui, longuement, d'anéantir la pensée psychanalytique, dans toute sa diversité et son histoire finalement plurielle, par  la critique de la  personnalité de Freud, mais d'écrire, au passage, &lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20101111/22367/pitie-pour-derrida-par-michel-onfray"&gt;&lt;strong&gt;un vif article, publié par le Nouvel Obs&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, dans lequel notre matérialiste immédiat, notre technicien de surface littéraire, entend défendre Derrida contre les ravages d'une biographie écrite par un dangereux tintinophile nommé Benoît Peeters. &lt;br /&gt;Que la méthode ad hominem initiée par Onfray dans sa critique du freudisme trouve ici dans l'esprit de l'auteur de nouvelles délices, nous n'en doutons pas : il lui faut au passage rappeler que l'auteur de la biographie ne peut rien entendre à Derrida, d'être amoureux de Tintin, et d'en savoir trop sur la bouteille d'Archibald Haddock. On se gausse d'emblée, franchement, quand on sait que l'académicien Jean-Luc Marion, dont les ouvrages de phénoménologie sont tout de même des chefs-d'œuvre de philosophie pure, est un amoureux de Tintin. Et que Benoît Peeters n'est de toute façon pas réductible à son amour de la Bande Dessinée. Il faudrait quand même, un jour, se demander ce que valent de tels arguments... Qui finissent par faire le grain aisé et continuel de nos plus belles plumes philosophiques. Michel Onfray, ce renom ! Pensez-vous...&lt;br /&gt;Franchement, on n'y comprendra rien, à sa logique, au Michel, et au bon sens de son Université &lt;strong&gt;populaire&lt;/strong&gt;, s'il faut commencer, pour le suivre dans sa cohérence de voyant, par dézinguer, ainsi qu'il le fait,  une biographie de Derrida sous prétexte que son auteur aima Tintin. Le discours de l'Université reprendrait-il donc ses droits, dès lors que cela arrange les propos de Michel Onfray ? Etrange, bizarre... Pour une pensée soi-disant si ouverte au non-académisme. Un tel académisme, soudain ! Mais retour du refoulé, sans doute...&lt;br /&gt;Mais peut-être le matérialiste Onfray prendra-t-il une autre fois la défense de l'idéaliste Marion. Pour quelque raison aussi obscure et superficielle que celles qui le conduisent à abhorrer, pour le coup, cette biographie de Derrida. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'y avait que cela...&lt;br /&gt;Mais le pire n'est pas difficile à trouver. Dès la première ligne. Onfray  déclare qu'il tient « la biographie d'un auteur pour une clé majeure de sa philosophie. » C'est évidemment la méthode qu'il a appliquée à Freud, et on ne saurait, sur ce point, dénier sa folle cohérence. Sauf que cela est d'une vacuité commensurable aux excès narcissiques de notre temps. Proust, déjà, n'avait-il pas contré Sainte-Beuve, en rappelant que le moi social de l'écrivain n'avait pas grand chose à voir avec le moi profond de l'écrivain ? C'est une leçon dont nous avons encore besoin. En ces temps où le moi clabaude à peu près partout, entre plumages et ramages, quel intérêt y a-t-il à demeurer engoncé dans la perception egocentrée d'une œuvre ? La réalité est tout autre : un auteur prête à la littérature son cas, comme une matière la prête à l'œuvre,  et l'art et la pensée sont des choses à la fois aussi anonymes et singulières qu'une syntaxe, qu'un style, qu'une orientation ou obsession. Ce n'est pas une question de biographie.&lt;br /&gt;C'est un symptôme Onfray, cette importance qu'il accorde à l'individualité du créateur. Symptôme de quoi ? De toute sa pensée... Onfray est un matérialiste.  Onfray est un anti-religieux. Mais nous aussi. Mais Onfray vous reconduit, tôt ou tard, à l'hédonisme sot et satisfait d'une telle lucidité. Jouissez donc, Messieurs-dames, en toute liberté ! Et, puisque même la psychanalyse vous empêche de jouir, soyez, par un rictus de supériorité,  grand  zélateur des déboulonnages !  Quel programme, en effet, en ces temps où, plus que jamais, nous avons besoin de repenser du Commun et de nouvelles formes politiques ! Autant suivre, dans ce cas, avec avantage, la flamboyante météorite hédoniste de ce philosophe égaré dans les Lumières du dix-huitième siècle, et qui s'appelait La Mettrie. &lt;br /&gt;Il nous faut donc soutenir la thèse, sans difficulté, qu'Onfray, en dépit de ses grandes qualités d'écrivain, n'est que l'impasse de ce que Badiou appelle le « matérialisme démocratique ». Matérialisme dérisoire, sans vérité aucune, sans exception, et qui ne voit, partout, que corps et langages. Jouissances. Nous ne sommes plus au temps des Diderot ou La Mettrie, et n'est plus matérialiste authentique qui veut ! Car toute notre affaire, aujourd'hui, est de savoir de quel matérialisme nous nous ferions, les uns les autres, les défenseurs. Et force est de constater qu'Onfray n'en délivre que la part la plus animale. Sa « Politique du rebelle » s'ensable dans le mouvant d'un anarchisme chic, tout au mieux. Et rien de plus. Il y a bien longtemps que Lacan a montré qu'une pensée comme celle d'Onfray n'est qu'apôtre du plus-de-jouir, qui ne mènera guère plus loin qu'à la consommation de la Télé-réalité-pour-tous, ou à la partie fine. Onfray est un révolutionnaire d'apparat, pour vieilles questions religieuses, déjà réglées entre sains esprits matérialistes, et qui nous fait passer son hédonisme pour révolutionnaire. Onfray est, en vérité, à peu près commensurable au capitalisme des belles et impuissantes petites jouissances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors, la question se pose... Pourquoi Onfray vole-t-il, tout à coup, au secours d'une sorte de dignité transcendante de Derrida ? « Pitié pour Derrida », dit-il, et on croit rêver les yeux ouverts à la vue d'un tel titre. Je ne me perdrai pas en conjectures, quoique j'en aie quelques unes dans mon panier intuitif. Car c'est évidemment, tout ça, voulue par Onfray, l'alliance du fier zeppelin et de la baudruche. Non seulement la pensée de Derrida n'a rien à voir avec celle d'Onfray, mais sa classe intrinsèquement philosophique (et voilà une tout autre défense de Derrida) est d'un autre univers. Onfray n'a rien à voir avec Derrida. Car Derrida aura éternellement à voir avec la philosophie. Aucun philosophe vraiment endurant, vraiment sérieux, ne peut enjamber Derrida. Tandis qu'Onfray est de l'ordre, le soir, au coin du feu, du conteur philosophique.&lt;br /&gt;Onfray aurait mieux fait de se situer dans quelques analyses immanentes aux écrits de Derrida.&lt;br /&gt;Trop matérialiste et attaché à la mathématicité de l'être pour cela, je n'aime pas la manière de procéder de Derrida ; mais je le respecte infiniment. Je sais qu'il est, avec Badiou, Deleuze, des plus grands de la génération de mes maîtres. Je sais déjà que je le relirai, une fois grand-père, au soleil couchant d'un après-midi de montagne, et que je m'introduirai encore, alors, dans les marges de ses « Marges », avec curiosité et fascination. Je sais que son œuvre est semblable, en grandeur, à celle de Heidegger ou de Husserl. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a, en France, depuis les ''Nouveaux philosophes'', une habitude de plus en plus marquée, et qui consiste à s'emparer des noms pour simuler leur détention dans ses propres écrits. On subsume par simple nomination. Et on s'évite par-là de les lire et de s'y confronter. Ce cache-sexe doit cesser de dissimuler la pornographie d'insignifiance d'un certain nombre de philosophes médiatiques... &lt;br /&gt;De là cette confusion de notre temps sur la philosophie. Sur ce qu'elle est. L'image créée met sur le même plan œuvres majeures, souvent difficiles, dont on ne connaît qu'un vague reflet, et petits maîtres bruiteurs. Onfray vous recommandant Derrida, en abattant son biographe, aimerait-il nous faire croire qu'il défend son &lt;em&gt;égal&lt;/em&gt;, Derrida, contre les mauvais procédés ? Pour tous les philosophes un peu plus rigoureux, quoique plus discrets, ce procédé d'appropriation est semblable à une escroquerie littérale et de spectacle. &lt;br /&gt;- Qu'un nain défende un instant (ou combatte) un géant ne le métamorphose pas en Golem.&lt;br /&gt;  Voilà ce que Michel Onfray, dans son article, vient de faire avec la mémoire de Jacques Derrida.      Ce pour quoi il mérite à peu près, et au choix,  un Prix Botul ou Bogdanov de la critique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1661995820150317382?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1661995820150317382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1661995820150317382' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1661995820150317382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1661995820150317382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/11/michel-onfray-prix-bogdanov-de-la.html' title='Michel Onfray, prix Bogdanov de la critique'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TN6L3pLeDEI/AAAAAAAAARI/IHp4nSt5rdA/s72-c/52deconstruction-postmodern.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2984258763379320883</id><published>2010-10-29T17:32:00.002+02:00</published><updated>2010-10-29T17:36:57.223+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ontologie'/><title type='text'>ANABASE</title><content type='html'>L'antiscolastique prenant fin le 1er novembre, les lecteurs qui le souhaitent peuvent désormais nous suivre sur le nouveau site &lt;a href="http://anabase-1.com"&gt;ANABASE&lt;/a&gt;, ouvert.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://anabase-1.com"&gt;http://anabase-1.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2984258763379320883?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2984258763379320883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2984258763379320883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2984258763379320883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2984258763379320883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/10/anabase.html' title='ANABASE'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2492022180190019478</id><published>2010-09-28T12:11:00.003+02:00</published><updated>2010-09-28T12:18:51.113+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Badiou'/><title type='text'>Journées Alain Badiou</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TKG_oRMDxVI/AAAAAAAAAQ4/8OM66SLjoOk/s1600/affiche-badiou%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 313px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TKG_oRMDxVI/AAAAAAAAAQ4/8OM66SLjoOk/s400/affiche-badiou%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521905316662592850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;LE PROGRAMME COMPLET EN PDF, ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 22 octobre      Amphi Rataud (ENS)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;10.00-10.40 : Fabien Tarby : Le matérialisme déductif d’Alain Badiou&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;10.40-11.20 : Mehdi Belhaj Kacem : Peut-on penser la politique après Badiou ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;11.20-12.00 : Dimitra Panopoulos : La fonction du double dans les tragédies d’Alain Badiou&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Déjeuner&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;14.00-14.40 : Elie During : L’Acte et l’Idée : l’effet Badiou dans l’art contemporain&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;14.45- 15.30 : Questions aux intervenants : Fabien Tarby, Mehdi Belhaj Kacem, Dimitra Panopoulos, Elie During. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;15.50-16.30 : David Rabouin : « Tous ensemble ? », Sur le rapport d’Alain Badiou aux mathématiques&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;16.30-17.10 Quentin Meillassoux : Badiou et Mallarmé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;17.10-17.50 Emmanuel Terray : Badiou et Sartre&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;18.00-19.00 : Questions aux intervenants : David Rabouin, Quentin Meillassoux, Emmanuel Terray. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi 23 octobre,         campus des Cordeliers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;10.00-10.40 : François Nicolas : Badiou et la musique&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;10.40-11.20 : Isabelle Vodoz : Badiou et les langues étrangères&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;11.20-12.00 : Natacha Michel : Alain Badiou et la littérature&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Déjeuner&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;14.00-14.40 : Judith Balso : La singularité des rapports de la philosophie à la poésie dans l’œuvre d’Alain Badiou&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;15.00 -16.00 : Questions aux intervenants : François Nicolas  Isabelle Vodoz, Natacha Michel, Judith Balso &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;16.00 – 17.00 : Pause&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;17.00-18.00 Acte central Alain Badiou : La relation énigmatique entre philosophie et politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18.00 - 19.00 Débat d’Alain Badiou avec Emmanuel Terray et Mehdi Belhaj Kacem. Animateur : Nicolas Truong.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 24 octobre      Salle Dussane (ENS)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;10.30-11.10 : Patrice Maniglier : Le tournant anthropologique d'Alain Badiou&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;11.10-11.50 : Bruno Bosteels : Badiou et le marxisme&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Déjeuner&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;14.00-14.40 : Jean-Yves Béziau : Badiou et les Modèles&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;14.45-15.30 : Questions aux intervenants : Patrice Maniglier, Bruno Bosteels, Jean-Yves Béziau. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;15.40-16.20 Peter Hallward : Sujet, décision et volonté dans la philosophie d'Alain Badiou.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;16.20-17.00 Alessandro Russo : Titre à préciser&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;17.00-17.40 Cécile Winter : Les romans d’Alain Badiou&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;17.50 -19.00 : Questions aux intervenants : Peter Hallward, Alessandro Russo, Cécile Winter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2492022180190019478?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2492022180190019478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2492022180190019478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2492022180190019478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2492022180190019478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/09/journees-alain-badiou.html' title='Journées Alain Badiou'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TKG_oRMDxVI/AAAAAAAAAQ4/8OM66SLjoOk/s72-c/affiche-badiou%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3248498235837750586</id><published>2010-09-20T16:55:00.003+02:00</published><updated>2010-09-20T17:03:35.036+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><title type='text'>Les Roms selon Flaubert.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TJd2adsgQeI/AAAAAAAAAQw/wdRDDK5kRi0/s1600/Boheme.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 330px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TJd2adsgQeI/AAAAAAAAAQw/wdRDDK5kRi0/s400/Boheme.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5519010065385800162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(...) Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j'en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons. Je me suis fais très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j'ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre. C'est la haine qu'on porte au Bédouin, à l'Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre de Gustave Flaubert à Georges Sand, le 12 juin 1867.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Citation et photographie transmises par Claude Zylmans.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3248498235837750586?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3248498235837750586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=3248498235837750586' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3248498235837750586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3248498235837750586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/09/les-roms-selon-flaubert.html' title='Les Roms selon Flaubert.'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TJd2adsgQeI/AAAAAAAAAQw/wdRDDK5kRi0/s72-c/Boheme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8653344262037662411</id><published>2010-09-07T20:27:00.004+02:00</published><updated>2010-09-07T20:38:56.107+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='zizek'/><title type='text'>Zizek : A travers le réel, entretiens avec Fabien Tarby</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TIaEciww04I/AAAAAAAAAQo/HRu45ByUY50/s1600/Zizek5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 255px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TIaEciww04I/AAAAAAAAAQo/HRu45ByUY50/s400/Zizek5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5514240419664286594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Travers le Réel&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;19 Novembre 2010 &lt;br /&gt;Entretiens avec &lt;strong&gt;Slavoj Zizek&lt;/strong&gt;...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ouvrage publié aux Editions Lignes.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-8653344262037662411?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/8653344262037662411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=8653344262037662411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8653344262037662411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8653344262037662411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/09/zizek-travers-le-reel-entretiens-avec.html' title='Zizek : A travers le réel, entretiens avec Fabien Tarby'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/TIaEciww04I/AAAAAAAAAQo/HRu45ByUY50/s72-c/Zizek5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-5246427846847579129</id><published>2010-07-07T12:02:00.003+02:00</published><updated>2010-07-07T12:16:48.686+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Finale de la coupe du monde de philosophie</title><content type='html'>&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZW-g3y2NfFo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ZW-g3y2NfFo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter le peu d'études consacrées jusqu'alors au numéro 6 de l'équipe d'Allemagne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-5246427846847579129?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/5246427846847579129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=5246427846847579129' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5246427846847579129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5246427846847579129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/07/finale-de-la-coupe-du-monde-de.html' title='Finale de la coupe du monde de philosophie'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2935054882722548903</id><published>2010-05-15T12:15:00.002+02:00</published><updated>2010-05-15T12:21:25.120+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><title type='text'>Freud selon Onfray</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S-51ii4iSRI/AAAAAAAAAQY/4AzAxk3K5TA/s1600/MOFreud2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 387px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S-51ii4iSRI/AAAAAAAAAQY/4AzAxk3K5TA/s400/MOFreud2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5471439833641666834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Onfray encore un effort pour être … philosophe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Nicolas Floury et Fabien Tarby  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel homme sympathique ce Michel Onfray ! Tout sourire, le verbe haut, ne reculant pas à apostropher les patapoufs, à culbuter les idoles, à dégonfler les baudruches. Homme de gauche, à la gauche de la gauche même (comme nous, du reste), n’omettant jamais de rappeler ses origines modestes, de défendre les petites gens. Quelle verve ! Quel charisme ! Vraiment.&lt;br /&gt;Alors nous vient l’idée de l’aider un peu, ce cher Michel Onfray. Oui, aidons-le à se hisser au rang de la philosophie véritable, nul doute que nous aurions tous à y gagner. Ô, c’est qu’il ne lui manque pas grand-chose, un presque rien. Ne dit-il pas lui-même qu’il faudrait poursuivre ce que Sartre avait initié sous le vocable de « psychanalyse existentielle » ? Sartre qui a écrit les 600 pages de L’Etre et le néant pour nous montrer que le sujet ne coïncide décidément jamais avec lui-même, qu’il reste divisé, coupé à jamais de sa propre identité. &lt;br /&gt;Il vous faut franchir le pas, Monsieur Onfray. Et vous y êtes presque. Parce que ce sujet divisé, refendu, clivé, c’est la découverte de Freud. C’est le sujet du désir, le sujet de l’inconscient qu’a su débusquer Freud en écoutant ses patients. &lt;br /&gt;On se demande donc si vous ne détestez pas, dans un geste et une endurance médiatiques, ce qu'au fond vous comprenez, et savez.&lt;br /&gt;Toute réaction à Freud ne se comprend qu'à partir de sa pensée même. C’est que les anti-freudiens sont nécessairement des freudiens, voyez-vous ? Nous sommes aussi fondamentalement des freudiens que des coperniciens, des darwiniens. Ce qui ne signifie pas que nous acceptons tout crus les concepts de Freud, et que le Père Sigmund nous hante, nous castre... Cessez donc avec de telles images d'Epinal. Nous savons simplement que nous ne pouvons réfléchir à de tels concepts qu'en les prenant au sérieux. Qui pourrait aller contre cela, au nom de ce que fut l'homme « Sigmund Freud » ? Vous attaquez, en effet, ad hominem. Freud, dites-vous, par exemple, aimait l'argent (mais pas vous qui vous vantez pourtant de vos ventes à la télévision ?). Freud était ceci, l'homme était cela, la suite s'étirant dans un etc. écœurant et vain. Mais c'est là que toute philosophie est perdue ! Venons-nous visiter votre propre et personnelle déchetterie ? Que nous importe qui vous êtes ? Nous vous considérons, nous, comme pensée... Pourtant, qui était Freud, comme homme, comme individu s'efforçant de vivre, tel est, à peu près, le sens terminal de votre réflexion sur son œuvre. Voulez-vous donc, maintenant, donner des leçons de morale personnelle ? Vous ? Le pourfendeur du moralisme ? Êtes-vous donc le modèle, l'idéal du moi, et le moi idéal ? &lt;br /&gt;Chassez-vous les sorcières, vous qui haïssez pourtant les inquisitions religieuses ?  Croyez-vous que l'hédonisme suffise à établir le réel de ce temps ? Ignorez-vous que toute conscience, étrangement, en vient à rêver toute les nuits ? Que cela suffit à instaurer une question fondamentale sur notre être ? Ignorez-vous que toute jouissance n'est que dérisoire, provisoire, vous, le chantre de l'hédonisme ? Croyez-vous faire le tour des choses avec votre hédonisme de bon aloi, le fond de votre philosophie, alors même que votre idéal du libre plaisir est déjà à moitié captif de cette société de consommation et de spectacles ? La limite même de votre pensée...&lt;br /&gt;Ce que Freud a vu, c'est justement que nous étions simplement humains, lui y compris. Votre méthode de lecture, apprenez-le, est fondamentalement réactive : vous lisez et comprenez en réaction à. Ce qui est fort triste pour un disciple de Nietzsche, comme vous. En avez-vous conscience ?&lt;br /&gt;Bonne question...&lt;br /&gt;Car la question aujourd’hui n’est plus du tout d’opposer la psychanalyse et la philosophie. C’est ce qui fait de vous, Michel Onfray, avec ce livre, un homme du passé, résolument. Il ne s’agit plus en ce début de XXIème siècle d’opposer philosophie et psychanalyse. Quel philosophe contemporain sérieux dira qu’il peut désormais penser sans tenir compte de l’apport de Freud ? Le sujet freudien, celui de l’inconscient, hante désormais toute philosophie véritable. C’est même à ce trait que l’on reconnait désormais les grands philosophes. Comment refuser Freud, refuser la théorie du sujet que l’on construit désormais à partir de lui, refondant ainsi la philosophie à tout nouveau frais ? Ce refus, ce rejet, cette forclusion, c’est ce qui fait que vous n’êtes pas, Michel Onfray, du moins pas encore, quant à cette question freudienne, philosophe véritable. Même si vous pouvez l'être en d'autres circonstances. Mais tout au plus êtes-vous, quant à la psychanalyse, un sophiste ; et on n’en manque guère par nos temps désorientés ; on ne vous apprend là rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Onfray nous fait ainsi songer à un homme qui aurait découvert, seul dans son coin, en autodidacte, que la Terre décidément n’est pas plate. Il faut annoncer la nouvelle, la rependre, informer l’opinion de toute urgence. Grande découverte certes, démonstration à l’appui. Mais cet homme, se confrontant aussitôt à ses pairs, s’entend dire que non seulement cela on le savait déjà, mais qu’en plus un dénommé Copernic avait déjà, et il y a fort longtemps, démontré plus encore : la Terre n’est plus le centre de l’univers, mais tourne sagement autour du Soleil. Mais oui, Monsieur Onfray, tout ce que vous dites de Freud est non seulement déjà connu de tous, mais tous en ont pris acte, et pensent de ce fait déjà bien loin devant vous.&lt;br /&gt;Au moins Deleuze et Guattari, dans l'Anti-Œdipe, écrivait, en 1972, contre Freud mais c'était pour proposer quelque autre pensée du rapport entre le corps, l'esprit , la société. Et sans haine autobiographique, inutile, accessoire, secondaire. Freud n'est pas seulement Freud, mais une ouverture aux possibilités critiques infinies qu'une telle pensée délivre, dans le nouvel espace ainsi révélé. Le génie n'est pas une substance vraie, mais un nouveau territoire conquis pour le savoir de cette vérité, vérité mise par cette pensée en jeu. &lt;br /&gt;Michel Onfray ne veut rien savoir de la découverte (révolution proprement copernicienne) de l’inconscient par Freud. Une telle « passion de l’ignorance », si elle était conséquente et naïve, mériterait même une invitation à déjeuner (c’est ce que faisait Lacan quand il rencontrait un sujet animé d’une telle passion, passion au fond assez rare). Sauf qu’Onfray ne dit pas tant « qu’il ne sait qu’une chose, c’est qu’il ne sait rien », mais tout au contraire, il affirme qu’il sait. Il sait lui qui est le véritable Freud : un simple imposteur. Sa doctrine : trafiquée, truquée, frelatée. Sa vie : celle d’un petit pervers de bas étage. Sa pensée : inexistante, nulle et non avenue. &lt;br /&gt;Au fond quel dommage, cher Onfray, de vous priver volontairement de la formidable découverte freudienne, d’amputer ainsi votre pensée au point de vous priver tout accès possible à la construction d’une grande philosophie pour nos temps présents. Et pourtant Dieu sait que vous êtes l’un de ceux qui en est encore capable. &lt;br /&gt;Allez ! Encore un effort Monsieur Onfray, tout n’est pas perdu, reprenez les choses du début, relisez donc une fois encore Freud et peut-être deviendrez vous enfin … philosophe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2935054882722548903?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2935054882722548903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2935054882722548903' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2935054882722548903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2935054882722548903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/05/freud-selon-onfray.html' title='Freud selon Onfray'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S-51ii4iSRI/AAAAAAAAAQY/4AzAxk3K5TA/s72-c/MOFreud2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8599824361323593536</id><published>2010-04-16T16:12:00.002+02:00</published><updated>2010-04-19T17:46:46.595+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>How can one be a capitalist ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S8hw6Ffg4lI/AAAAAAAAAQQ/N3iUZYr30Us/s1600/capitalisme-coca-cola-et-enfant-squelettique-jpg.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 361px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S8hw6Ffg4lI/AAAAAAAAAQQ/N3iUZYr30Us/s400/capitalisme-coca-cola-et-enfant-squelettique-jpg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460738691395805778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;How can one be a capitalist?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Right-wing pseudo-philosophers have built their certainties around a few points to which they cling to tenaciously. In all their articles, we easily find the same nonsense. One of the latest examples is the magnificent ‘interrogation’ conducted by our former education minister, Luc Ferry, in Le Figaro (March 10), who wonders ‘how can one be a Maoist?’ today, denouncing it as a ‘holy alliance between the old senile and the futile youth.’ &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Central to Ferrys’ argument, as is always the case with reactionaries, is the concept of shame: ‘Shame on you, people of communism, who support an ideology that cost one hundred and twenty million dead.’ Oh how weary we have become of your mantra, gentlemen, and how we have come to endure your repetitive &amp; macabre call to accountability, as you hold the moral high-ground, your black book of communism, serving you as an ideal and convenient tool to conceal the two questions which need to be asked: that of the absence of justice, and that of the eternal value of the hypothesis of the community, namely the Idea of communism. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So are we to accept at face-value your ideology of half-conscious vultures and your capitalism, portrayed as fragrant as menthol breath and as innocent as childhood? How is your call for accountability applicable to the three million Vietnamese victims of Agent Orange and napalm? And since you insist on the teaching of expeditious history, what do you say to the origins of the slave trade, the extermination of Native Americans, the colonization, and the eminently capitalist causes of the First World War (and consequently, those of the Second World War)? Who are you kidding with your little game of slaughter, if not those with a memory as nuanced as yours? It’s not difficult for you capitalists to recognize yourselves as world champions of mass destruction throughout history. Isn’t Nazism, ultimately, on your side, a Fool’s mate on your chessboard of legal fairies, which you conveniently manipulate for your continuous and fascists ends? Isn’t your Marianne, in these Sarkozist times, in reality, Marine? As you hypocritically denounce the self-avowed radicalism of the ‘Beast’ Le Pen’ – when this Beast is but the Beauty which suits your ends? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My dear Luc Ferry, I know only too well that you would like the 'hirondelles de la mort’ (1) to be on a single side: ours. This would be much easier for you and for the squadrons of silent, systematic barbarity by indifference towards the nine million dead from hunger and disease worldwide each year. A symbolic death that the system operates daily in the rich countries on its subjects - which is actually called a ‘subject’, not subjects, in the philosophical sense of the term- a subject, we say, and not a spectator, not a producer, not a consumer… But do you know what it is, this one thing in us that makes life meaningful, and not reduced to the flavour of a can of Coca-Cola and the brainless desire to consume? This is called - this sense- a Subject:  a truly collective subject. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Your short insight functions well as long as we avoid thinking. Only as it happens, we, the communists, actually think! And we happen to think that any man/woman can think for him/herself.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Always the same terror in velvet gloves: "Do not move, besides, you're dead, you're finished. Stalin killed you, yourselves ... "And you dare speak of a trend of communism among young intellectuals! So we just happen to wake up in the morning thinking: "Oh, what if I were to put on a nice Marxist suit today, just to make myself look like a trendy punk?” Do you really believe that we have embraced the commercial superficiality and consumerism which leads nowhere but to an aimless end that you basically support? The fact that you’re talking of a communist ‘fashion’ among young intellectuals is enough proof that you only think in these categories. You accept a pure materialism of wandering and appropriation, without a real human purpose, nor ending. But who do you take us for? We endure the contempt from your generation of intellectuals inflicted on our new generation, as yours believes - a little too prematurely- to have liquidated the ‘68 ideals which witnessed our birth; Your contempt, particularly of the political situation and of the current challenges it represents, shuts out the healthy revolt of the people -the community- sprouting everywhere, this revolt you want to remain deaf to. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pity the right-wing philosophers for they have forgotten the true meaning of philosophy, only responding to the journalistic knee-jerk reaction. We can do the same, you see? The process is so easy! And of course we would! We, the fools, the suggestible, and the victims of opium Marxism but only if that makes you– which is more likely- the institutionalized-empowered philosophers-clowns, the zeros points as far as philosophy is concerned and of fake, non-authentic politics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabien Tarby&lt;br /&gt;Translation : Nada Cabani&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Footnotes: &lt;br /&gt;(1) this is the name given to an enemy regiment by the German army&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-8599824361323593536?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/8599824361323593536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=8599824361323593536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8599824361323593536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8599824361323593536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/04/how-can-one-be-capitalist.html' title='How can one be a capitalist ?'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S8hw6Ffg4lI/AAAAAAAAAQQ/N3iUZYr30Us/s72-c/capitalisme-coca-cola-et-enfant-squelettique-jpg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4405595212647852964</id><published>2010-04-08T22:10:00.002+02:00</published><updated>2010-04-08T22:18:39.931+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Une réponse à Luc Ferry.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S746E4Sak_I/AAAAAAAAAQI/nxHE3BoL0H0/s1600/Tous_ensemble-.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 303px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S746E4Sak_I/AAAAAAAAAQI/nxHE3BoL0H0/s400/Tous_ensemble-.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5457863653923132402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on être capitaliste ?&lt;br /&gt;Une réponse à Luc Ferry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pseudo-philosophes de droite ont érigé leurs certitudes autour de quelques points auxquels ils s'attachent mordicus. &lt;br /&gt;Dans tous leurs articles, nous retrouvons sans peine les mêmes idioties. L'un des derniers exemples en date, à notre connaissance, est la magnifique interrogation de notre ex-ministre de l'éducation Luc Ferry dans le Figaro du 10 mars 2010, qui se demande bien « comment peut-on être « maoïste ? », aujourd'hui, et qui dénonce une « sainte alliance entre vieillards séniles et jeunesse futile. »&lt;br /&gt;Disons que l'argument central de Ferry, comme toujours, chez les réactionnaires, est l'argument de la honte : « Honte à vous, les gens du communisme, qui soutenez une idéologie qui fit « cent vingt millions de morts ». Mais, mon dieu, quelle lassitude, Messieurs, que d'endurer votre essentielle et perpétuelle comptabilité macabre, votre livre noir du communisme, comme s'il s'agissait là d'une massue idéale et parfaite à l'égard des deux questions que vous voulez, en réalité, occulter, celle de l'absence de justice présente. Et celle de la valeur éternelle de l'hypothèse de la communauté, de l'Idée même du communisme. &lt;br /&gt;Il est sûr que votre idéologie de charognards,  à moitié inconsciente, votre capitalisme, est d'enfance innocente et d'haleine au menthol : que faites-vous donc, lorsque vous établissez vos comptes mortifères, au Figaro, des 3 millions de victimes de l'agent orange et du napalm vietnamiens ? Et, puisque vous voulez donner des leçons expéditives d'Histoire, de l'originaire traite des Noirs, de l'extermination des Indiens d'Amérique, de la colonisation, des causes éminemment capitalistes de la première guerre mondiale (et, donc, en conséquence, de la deuxième) ?  De qui se moque-t-on au petit jeu de massacre, sinon d'une mémoire plus attentive et nuancée que la vôtre ? Il ne nous serait pas difficile, vous, les capitalistes, de vous reconnaître champion du monde de l'anéantissement des masses à travers l'histoire. Le nazisme n'est-il pas, finalement, de votre côté, ce Fou même qu'il vous reste à penser sur  l'échiquier de vos pas de fée légaux, continuellement et discrètement fascistes : votre Marianne ne tient-elle pas d'une certaine Marine, en ces temps faisandé de sarkozysme, bien que vous dénonciez avec hypocrisie l'autonomie et la radicalité avouée de la Bête lepeniste  - cette Belle qui, finalement, vous sied ? &lt;br /&gt; Je sais bien, cher Luc Ferry, que vous aimeriez que les « hirondelles de la mort » soient d'un unique côté, le nôtre. Ce serait tellement plus simple, pour les escadrons actuels et silencieux, systématiques, de votre barbarie par indifférence,  ces 9 millions  de morts de faim et de maladie dans le monde chaque année. Et pour cette mort symbolique que le système administre quotidiennement, dans les pays riches, eux-mêmes, aux sujets, à ce qui s'appelle réellement un Sujet, au sens le plus philosophique du terme – un Sujet, disons-nous, pas un spectateur, un producteur, un consommateur... Mais savez-vous ce que c'est, cette seule chose en nous qui fait que la vie ait un sens, et qui n'est pas réductible à la saveur d'une boîte de Coca-Cola et au temps de cerveau disponible pour le désir de consommer ? Cela s'appelle, ce sens, un Sujet. Un sujet vraiment collectif. &lt;br /&gt;    Votre courte pensée fonctionnera tant que nous éviterons de penser. Seulement, nous, les communistes, nous pensons, et nous pensons justement que tout homme peut penser.&lt;br /&gt;   Toujours votre même terreur en gants de velours  : «  Ne bougez plus, d'ailleurs vous êtes morts, vous êtes terminés.  Staline vous a tués, vous-mêmes...» Et vous osez parler d'une mode du communisme, chez les jeunes intellectuels...  Nous nous réveillons en effet le matin en pensant : «  Tiens, et si je mettais un beau costume de marxiste, histoire de faire punk-chic, ou de renouveler la bobo-itude ? » Croyez-vous donc que nous avons fait à ce point nôtre la superficialité marchande et de marque de la consommation sans but – ce sans but qu'au fond vous soutenez. Que vous parliez de mode communiste chez les jeunes intellectuels  prouve assez que vous ne pensez déjà plus qu'à travers de telles catégories... Vous acceptez, vous, un pur matérialisme d'errance et d'appropriation, sans fin humaine réelle. Mais pour qui nous prenez-vous ? Mépris de votre génération  d'intellectuels installés pour notre nouvelle génération, et qui croit un peu vite avoir liquidé la pensée 68 qui nous vit naître.  Mépris, surtout, de la situation politique, des enjeux actuels, et de cette saine révolte de la communauté qui sourd d'un peu partout, mais à laquelle vous aimeriez justement rester sourds. &lt;br /&gt;   Ces pauvres philosophes droitiers oublient qu'ils ont, eux, oublié le sens même de la philosophie, se tenant seulement dans la réaction journalistique. Nous pouvons faire de même, voyez-vous ?,  le procédé étant tellement aisé.  Et, bien sûr, nous serions, nous, les crétins, les influençables, les victimes de l'opium marxiste. A moins que vous ne soyez, vous - ce qui est plus probable - les clowns-philosophes du pouvoir d'institution, les points zéros de la philosophie, et de la politique authentique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabien Tarby&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4405595212647852964?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4405595212647852964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4405595212647852964' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4405595212647852964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4405595212647852964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/04/une-reponse-luc-ferry.html' title='Une réponse à Luc Ferry.'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S746E4Sak_I/AAAAAAAAAQI/nxHE3BoL0H0/s72-c/Tous_ensemble-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2420468848345809455</id><published>2010-03-26T13:09:00.002+01:00</published><updated>2010-03-26T13:14:23.827+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Tariq Ali - Le Monde 19.02.2010</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S6yk-0qd6xI/AAAAAAAAAQA/Xtze5EqlYFs/s1600/islam-drapeautricolore.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 267px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S6yk-0qd6xI/AAAAAAAAAQA/Xtze5EqlYFs/s400/islam-drapeautricolore.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5452914648034437906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la religion est "l'opium du peuple", elle est aussi "le soupir des opprimés"&lt;br /&gt;par Tariq Ali (Le Monde,19.02.10)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excusez un observateur extérieur, athée convaincu de surcroît, qui en lisant les récents commentaires de la presse française sur Ilhem Moussaid, la candidate du NPA à Avignon coiffée d'un foulard, a eu le sentiment qu'il y avait quelque chose de pourri dans la politique culturelle française. Reprenons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'évidence, Ilhem est d'accord avec un programme qui défend l'avortement, la contraception, etc., c'est-à-dire le droit d'une femme à décider de sa vie en toute liberté. Mais elle n'a pas le droit de choisir ce qu'elle porte sur la tête. C'est très surprenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun précepte coranique n'est en cause. Le Livre dit : "Qu'elles ramènent sur elles leurs voiles et dissimulent leur beauté." Un message coranique qui peut être interprété de différentes manières. D'ailleurs, il est contourné par les nombreuses Égyptiennes coiffées de foulards mais moulées dans des jeans que l'on croise au Caire. Ce sont les traditions patriarcales et culturelles qui sont en jeu, et elles varient d'une génération à l'autre. Rejeter les gens dans leur ghetto n'est d'aucun intérêt pour personne. J'ai grandi dans une famille communiste à Lahore. Ma mère n'a jamais porté le foulard. Dans les années 1950, elle avait fondé un groupe féministe qui travaillait avec des femmes des classes populaires. Bien des femmes de différentes parties du monde, musulmanes ou non, vous raconteront des histoires similaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Algériennes qui luttèrent dans la résistance contre le colonialisme républicain français le firent au nom de l'anti-impérialisme. Certaines étaient voilées, d'autres non. Cela ne modifia ni leur façon de lutter ni les méthodes utilisées par les Français pour les torturer. Peut-être leurs bourreaux auraient-ils dû se montrer plus brutaux avec les résistantes voilées afin que leur progéniture s'intègre mieux dans la République ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1968-1969, des étudiants pakistanais, des ouvriers, des employés et des femmes - dont des prostituées - se sont battus pendant trois mois contre la dictature militaire. Et ils ont gagné. Ce fut l'unique victoire au cours de ces années-là. Les groupes religieux, qui soutenaient les militaires, ont été isolés et défaits. Et de nombreuses étudiantes qui se battaient avec nous portaient le foulard et scandaient des slogans contre le Jamaat-e-Islami. Avons-nous manqué à nos devoirs en acceptant qu'elles participent aux manifestations sans ôter leur foulard ? Pour des raisons esthétiques, j'aurais préféré qu'elles aillent tête nue, mais en ce qui concernait notre combat cela ne changeait rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colère qu'a soulevée Ilhem Moussaid est déplacée. Elle devrait être dirigée contre les responsables du million de morts en Irak, du siège ininterrompu de Gaza par Israël et l'Egypte, du meurtre d'innocents en Afghanistan, des attaques de drones américains au Pakistan, de l'exploitation brutale d'Haïti, etc. On se demande quelle est la cause de cette fureur dévoyée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques années, j'ai remarqué qu'en France les manifestations contre la guerre en Irak étaient quasi inexistantes comparé au reste de l'Europe de l'Ouest. Je refuse de l'expliquer par la prise de position de Jacques Chirac contre cette guerre. Fondamentalement, il s'agit d'un problème d'islamophobie : une intolérance croissante à l'Autre dans la société française, qui n'est pas sans rappeler l'attitude des Français envers les juifs au cours du XIXe siècle, et surtout au début du XXe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, c'est le conformisme ambiant qui expliquait la popularité de Vichy pendant les premières années de la guerre. Les islamophobes et les antisémites ont beaucoup de choses en commun. Les différences culturelles ou de "civilisation" sont mises en évidence afin de sanctionner les communautés d'immigrés en Europe. Mais les immigrés et les pays où ils émigrent ne se ressemblent pas. Prenez les Etats-Unis. Voilà un territoire peuplé d'immigrés dont un bon nombre, à partir du XVIIe siècle, étaient des protestants fondamentalistes, et qui, depuis lors, dépend de l'immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, la première grande vague d'immigration provenait des anciennes colonies. En Grande-Bretagne, les immigrés venaient des îles caraïbes et de l'Asie du Sud, et en France, du Maghreb. Sans renoncer à leur identité, ils se sont intégrés de différentes façons et à différents niveaux. Les Asiatiques du Sud, principalement des paysans mais aussi des ouvriers, n'ont pas été très bien traités par les syndicats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré cela, des ouvriers immigrés de l'Asie du Sud ont mené des luttes mémorables pour le syndicalisme. Les Indiens, en particulier, venaient d'une culture très politisée, où le communisme était bien représenté, et ils apportèrent leur expérience en Grande-Bretagne. Les Pakistanais, moins politisés, tendaient à reproduire des groupes reflétant la loyauté aux clans de leurs villages ou de leurs villes d'origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les différents gouvernements britanniques encouragèrent la religion en réclamant des mollahs, afin que les immigrés soient tenus à l'écart des courants racistes de la classe ouvrière pendant les années 1960 et 1970. En France, ce fut l'intégration forcée. On enseignait à chacun qu'il avait les mêmes droits que n'importe quel autre citoyen, ce qui était démenti par les faits. Ce sont des besoins matériels et un désir de vivre mieux qui ont alimenté la colère, non les croyances religieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les émeutes de banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, tout comme les ultras dans les romans de Stendhal, parla de "racaille". J'ai souvent fait remarquer, au grand dam de certains gauchistes, que les gamins qui s'étaient révoltés avaient intégré le meilleur des traditions françaises : 1789, 1793, 1848, 1871, 1968. Quand l'oppression est devenue intolérable, les jeunes ont barré les routes et se sont attaqués à la propriété. Ce sont les privations, pas la foi, qui sont à l'origine de leur colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de citoyens occidentaux ont une idée précise de ce que fut réellement la période des Lumières ? Les philosophes français ont sans nul doute fait progresser l'humanité en ne reconnaissant aucune autorité extérieure, mais il y avait une face plus sombre. Voltaire : "Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes." Hume : "En Jamaïque, ils parlent d'un Nègre qui serait un homme érudit ; mais il est probable qu'il est admiré pour de faibles talents, comme un perroquet qui prononce quelques mots clairement." Et ce ne sont pas les exemples du même tonneau qui manquent chez leurs amis penseurs. C'est cet aspect des Lumières qui me semble le mieux accordé aux délires islamophobes de certains médias du monde globalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marx a bien écrit que la religion était "l'opium du peuple", mais la phrase qui suit, où il la qualifie de "soupir des opprimés", est le plus souvent oubliée. Elle explique en partie la montée de la religiosité dans chaque communauté depuis l'effondrement du communisme. Les parents des jeunes normaliens qui se rassemblent pour célébrer la messe sont horrifiés. Mes amies du monde musulman se plaignent que leurs filles portent le foulard pour protester contre les normes familiales. Il en a toujours été ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tariq Ali pour LE MONDE | 19.02.10 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tariq Ali est romancier, auteur de "Un sultan à Palerme" et du "Livre de Saladin" (éd. Sabine Wespieser, 2007, 2008).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2420468848345809455?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2420468848345809455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2420468848345809455' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2420468848345809455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2420468848345809455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/03/tariq-ali-le-monde-19022010.html' title='Tariq Ali - Le Monde 19.02.2010'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S6yk-0qd6xI/AAAAAAAAAQA/Xtze5EqlYFs/s72-c/islam-drapeautricolore.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-475290406767872158</id><published>2010-03-16T18:41:00.004+01:00</published><updated>2010-03-16T18:50:15.004+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Une riposte...</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S5_EwbtYJmI/AAAAAAAAAP4/W3A4tfvttyU/s1600-h/rouge.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S5_EwbtYJmI/AAAAAAAAAP4/W3A4tfvttyU/s400/rouge.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449290410492438114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;RIPOSTE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par : &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Fabien Tarby, Slavoj Zizek, et le collectif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article publié par le journal L'Humanité, le 16 Mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Versions française, anglaise, espagnole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1000ripostes.blogspot.com"&gt;http://1000ripostes.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long article d'Eric Conan consacré à Alain Badiou dans l'hebdomadaire Marianne du 27 février 2010 intitulé : « Alain Badiou. La star de la philosophie est-il un salaud ?» est un symptôme politique par excellence de notre triste temps. Il est à ce titre remarquable, comme peuvent l'être, en archétypes, les plus représentatives productions des idéologies régnantes. Il relève d'un procédé d'inquisition visant à présenter le philosophe français le plus lu, traduit et commenté dans le monde – c'est un fait – comme une sorte de gourou sadique, de criminel politique, de vampire lubrique assoiffé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                   *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article d'Eric Conan vise à discréditer ce que le nom et la pensée d'Alain Badiou représentent aujourd'hui - et éternellement -, en particulier chez les jeunes intellectuels, à partir d'une sorte d'enquête visant à criminaliser l’homme. &lt;br /&gt;L'article d'Eric Conan est, il est vrai, dépourvu de toute compréhension philosophique, mais aussi politique, de l'œuvre de Badiou. Absolue vacuité. Révélatrice de la stratégie rampante d'un certain journalisme, et de sa déperdition dans l'inessentiel : quand l'ad hominem remplace la question des Idées ; et le fait divers, ou l'art de trouver de prétendues poubelles personnelles, les pensées.&lt;br /&gt;L'article d'Eric Conan est un modèle dans l'ordre de la non-pensée du temps. Il constitue la quintessence, plus ou moins inconsciente, de l'idéologie douce et opiacée qu'un certain journalisme propage : que l'on comprend une œuvre sans la lire, et qu'on peut la réduire à un procès en sorcellerie de l'auteur ; que le communisme est l'envers du nazisme, et que ceux, parmi les citoyens, qui s'en réclament ou s'en sont réclamés, sous quelque forme que ce soit, sont des individus fondamentalement malades. L'équation aberrante du temps est en effet celle-ci : communisme = nazisme. Point final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                            *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre cela, nous affirmons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.Que l'œuvre d'Alain Badiou est celle d'un grand philosophe. Ceux qui contesteront ce point devront d'abord en passer par les arcanes de l'Etre et l'Evenement et de Logiques des mondes. Nous verrons alors s'il en reste pour nier ce point, sinon par le ressentiment de n'avoir rien compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.Que les positions politiques d'Alain Badiou, à savoir, d'une part, ses critiques du capitalo-parlementarisme, de la confusion entre la forme vide de la démocratie et sa force vive, du cinéma de la représentation parlementaire ; d'autre part son affirmation d'un « communisme générique », soutenu par l'Idée d'égalité, de Spartacus à aujourd'hui, sont les seules positions qui méritent maintenant le nom de  politique authentique . &lt;br /&gt;Le reste, bien installé, béni par tant de structures et d'hommes, et dont la critique vous assimile immédiatement à des loups-garous, à de diaboliques anti-démocrates, n'est que la forme contemporaine d'une idéologie de putois à moitié inconscients de leurs propres effluves : lorsque 9 millions d'hommes et de femmes meurent de faim et de maladie chaque année dans le monde mais que l'on préfère débattre de la main heureuse ou tricheuse du footballeur Henry, lorsqu'on assimile un sans-papier, un arabe ou un noir à un nécessaire délinquant, lorsque l'on fait croire au monde que son problème central se tient dans la terreur d'Al-Quaïda, et que l'on glisse ainsi dans une confusion si stupide qu'elle assimile 1,5 milliards de musulmans, si différents les uns des autres, à un phénomène purement sectaire, lorsque l'on fait d'une exception, la burka, pas plus répugnante que le droit de se teindre les cheveux en rouge, un débat de société central. &lt;br /&gt;Et lorsque l'on cautionne ce fantôme de démocratie qui résulte de nos vieilles institutions et de ses paramètres à géométrie variable, rendant caduque le vote d'un peuple sur l'Europe par un tour de passe-passe à la chambre des députés, et lorsque, tous les jours, on habitue le citoyen à des catégories stupides : les mauvais communistes et les bons démocrates, la bonne Amérique et le mauvais Saddam... Lorsqu'on encense la Révolution française et diabolise la révolution russe. Lorsqu'on divise le peuple pour mieux régner, tandis que d'incroyables flux financiers se font et se défont virtuellement. Lorsqu'on se satisfait, finalement, du monde comme il va... Et que l'on nous fait croire que le possible est impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.Il vous sera, dès lors, difficile de faire passer Alain Badiou pour un fou solitaire. La réalité est que nous en avons assez de ces mensonges, de la complaisance pour ce système, et que nous ne renoncerons jamais à l'Idée du Communisme. Si problématique fût-elle, cette Idée, si nouveau son mode de réalisation, si critiques que nous puissions être sur l'histoire communiste du siècle passé, si différents sommes-nous dans nos propositions, nous savons une chose : qu'un communisme à réinventer, d'un nouveau genre, indéfini, est le seul avenir de l'homme. Parce qu'il est l'éternelle et seule vérité politique. La seule justice qu'une raison humaine puisse sainement concevoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                      *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps n'est plus, que vous le vouliez ou non, aux mous, prétendus et arrivistes ''nouveaux philosophes'' – mais aux philosophes du renouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Slavoj Žižek, Fabien Tarby, philosophes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et les premiers co-signataires : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rodney C. Abbott, philosophe, USA - Camila Arbuet, étudiante, Argentine - Pierre Asquier, ingénieur géologue - Mehdi Belhaj Kacem, philosophe – Véronique Bergen, philosophe, écrivain, Belgique - Livio Boni, philosophe, psychologue clinicien, traducteur - Thomas Boisaubert, consultant en informatique – Bruno Besana, philosophe, Italie - Bruno Bosteels, philosophe, Cornell university, Ithaca – Moses Boudourides, philosophe, Grèce -Nada Cabani, écrivain, UK – Emilio Cafassi, université des sciences sociales de Buenos Aires, Argentine - Carlos Gomez Camarena, psychanalyste, Mexique – Miguel Candioti, philosophe, Argentine - Raul Cerdeiras, philosophe, Argentine – Alejandro Cerletti, philosophe, Argentine - Lorenzo Chiesa, philosophe, université de Kent – François Coadou, philosophe – Lidia Garcia de Vicana, traductrice, Espagne - François Duvert, philosophe – Les éditions Edicija Jugoslavija - Roque Farran, psychanalyste, Argentine - Oliver Feltham, philosophe, American university of Paris – Nicolas Floury, psychologue, philosophe – Florian Gulli, philosophe – Eric Hazan, écrivain, directeur des éditions La Fabrique - Valentin Husson, philosophe – Ljubomir Jakic, éditeur, ex-Yougoslavie, Belgique, Adnen Jdey, chercheur, Tunisie - Franck Jedrzejewski, philosophe - Adrian O Johnston, philosophe, USA – Gernot Kamecke, romaniste, philosophe, traducteur, Allemagne - Walter Kohan, Brésil - Jean-Luc Laurent, auditeur libre de philosophie – Carole Lagraulet, responsable sociale - Mauricio Langon, philosophe, Uruguay – Gustavo Lanzaro, écrivain, Uruguay – Grégoire Letouvet, metteur en scène - Denis Levy, cinéaste, directeur de L'art du cinéma – Martin Lojo, journaliste, argentine - J. Liam Fox, UK -Norman Madarasz, philosophe, Rio, Bresil - Maurice Matieu, artiste peintre – Victor Hugo Militello, militant, Argentine – Ivana Momcilovic, dramaturge, ex-Yougoslavie, Belgique - François Nicolas, compositeur – Christopher Norris, philosophe, UK – Martine Potel, infirmière - Leandro Garcia Poyzo, philosophe, Argentine – Ozren Pupovac, philosophe - Julien Rousseau, chargé de recrutement – Rodney Ramdas, philosophe, UK – François Regnault, philosophe - Kenneth Reinhard, philosophe, USA – Pablo Rodriguez, professeur d'Université, Argentine – Maria del Carmen Rodriguez, universitaire, écrivain, traductrice, Argentine – Ana Rozitchner Mebarek, philosophe, Argentine - Sophie Raous, doctorante en géologie – Frank Ruda, philosophe, Allemagne – Carlos de Santos, éditeur, Argentine - Pierre Sauvêtre, doctorant IEP de Paris - Florent Schoumacher – Zana Stefanovic, doctorante en philosophie - Aris Stilianou, philosophe, université de Thessalonique, Grèce - Julia Sushytska, philosophe, université de Redlands, USA - Michel Surya, écrivain, directeur des éditions Lignes - Angelina Uzin Olleros, philosophe, Argentine -Antonio Teixeira, enseignant, universitaire, Bresil - Marcus Vihalem, philosophe, université de Talinn, Estonie – Jan Völker, philosophe - Laura Yufra, philosophe, Argentine – Jorge Zanger, Argentine - Nicolas Zurstrassen, philosophe, Belgique – Claude Zylmans, libraire, Bruxelles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun peut signer ce texte sur le site : 1000ripostes.blogspot.com &lt;br /&gt;Publié par Fabien Tarby à l'adresse 02:00   &lt;br /&gt;A riposte &lt;br /&gt;A RIPOSTE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The lengthy article by Eric Conan: ‘Is Alain Badiou, the star philosopher, a bastard?’ published in the French weekly ‘Marianne’ (27 February 2010) is a political symptom par excellence of our sad times. It is a remarkable one for that too – as archetypes go – and a most representative product of today’s prevailing ideologies. &lt;br /&gt;The article is an inquisitorial process to present the most widely read and translated French philosopher in the world as a sadistic guru of criminal politics and a lewd, thirsty vampire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                               * &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eric Conan’s article seeks to discredit the name of Alain Badiou and the thoughts he represents today (and beyond), particularly among young intellectuals. It masquerades in the guise of an investigation, when what it aims to do is criminalize the man. &lt;br /&gt;Indeed, Eric Conan’s article is devoid of any understanding of Badiou’s philosophy, his politics and the substance of his work. In other words, the article is an absolute vacuity. It reveals the workings of a creepy strategy favoured by some journalism, one that is lost in the inessential: when the ‘ad hominem’ replaces the question of ‘Ideas’ and when unfounded personal allegations become the art of trash thoughts. &lt;br /&gt;Eric Doran’s article is a model of our ‘non-thinking’ times. It is the quintessential, more or less unconscious, of the tamed and opiated ideology propagated by this type of journalism: one that understands a book without reading it, thus reducing it to a witch-hunt; one that sees Communism as the reverse of Nazism and treats those citizens who lay claim to it or indeed, who are won over by it, in whatever form, as basically sick individuals. In effect, the aberrant equation of our times is this: Communism = Nazism. Period.&lt;br /&gt;                                                                 &lt;br /&gt;                                                                    * &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Against this, we assert the following: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. That the work of Alain Badiou is that of a great philosopher. Those who wish to contest this statement must first go through the complexities of ‘ l’Etre et l’Evenement and ‘Logiques des mondes’. It will then remain to be seen whether this statement can still be denied, notwithstanding the resentment at having understood nothing of his work. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. That the political positions of Alain Badiou, namely, on the one hand, his criticism of ‘capital-parliamentarism’; the confusion between democracy’s empty form and its lifeblood; the circus that is parliamentary representation; and on the other hand, his assertion for a ‘generic communism’, supported by the ‘Idea’ of equality, from Spartacus to our present day. These are indeed the only positions that now deserve the name of authentic politics.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The rest is well established and is given the blessing by both institutions and humans. Those who dare criticize are immediately classed as werewolves and diabolical anti-democrats; this attitude sums up the contemporary version of a ‘skunk’ ideology: one that is only half-conscious of its own scent. In other words, when 9 million men and women worldwide are dying every year of hunger and disease, we prefer debating the ‘lucky hand’ or, for that matter, the ‘cheater hand’ of Henry the footballer. Or when we assign an asylum-seeker, an Arab or a black to a delinquency status; or when we make the world believe that its central problem lies in defeating Al Qaeda’s terror; or when we slide into a confusion that is so utterly stupid that we lump together 1.5 billion Muslims - who are so different from one another -in one category, that of a purely sectarian phenomenon. We make an exception for the burka – which, incidentally, is no more disgusting than the right to dye one’s hair red – and make it society’s major debate…&lt;br /&gt;   The rest, or the non-authentic politics, is when we endorse the ghost of democracy whose roots lie in our old institutions and their variable geometrical parameters, thus making obsolete the vote of the people on Europe by a hocus-pocus in the House of Deputies. It is when everyday citizens are presented with ludicrous categories: bad communists and good democrats, good America and bad Saddam ... It is when we glamorize the French Revolution and demonize the Russian Revolution; It is when we divide to rule better as we watch incredulously the financial flows being virtually created and lost; It is when we are finally satisfied with the way the world is, and continues to be…It is when we are made to believe that the possible is impossible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) It is, therefore, difficult to pass Alain Badiou for a crazy loner. The reality is that we have had enough of these lies, of complaisance to this system, and that we will never renounce the ‘Idea of Communism’. This ‘Idea’, as problematic as it is and so new its embodiment does not prevent us from being as critical as we want to be of the history of 20th century’s communism. We are and can be as different from one another in our proposals but we all know and agree on one thing: that a communism to reinvent, of a new and undefined kind, is the only future for humanity. This is because we think this is the one and only eternal political truth and the only justice that the rational mind can ever conceive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The times no longer belong, whether one likes it or not, to the spineless, self-styled and unscrupulous ‘new philosophers’ – but to the philosophers of renewal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Slavoj Zizek, Fabien Tarby&lt;br /&gt;Translation : Nada Cabani&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A riposte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El largo artículo escrito por Eric Conan titulado “¿Es Alain Badiou, el filósofo estrella, un hijo de puta? y publicado por la revista semanal “Marianne” (27 de febrero de 2010) es por excelencia un síntoma político de nuestros tristes tiempos. El título es notable de acuerdo a los arquetipos actuales y un ejemplo de las producciones más representativas de la ideología que prevalece.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se trata de un proceso inquisitorio que intenta presentar al filósofo francés más leído, traducido y comentado en el mundo (lo cual es un hecho) como una especie de gurú sádico, un criminal político o un sediento y lascivo vampiro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El artículo de Eric Conan busca desacreditar el nombre de Alain Badiou y al pensamiento que él representa hoy en día (y más allá), especialmente entre los jóvenes intelectuales. Este artículo es un disfraz que, bajo el gesto de una investigación, pretende criminalizar al humano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El artículo de Eric Conan, de hecho, no únicamente carece de la comprensión filosófica necesaria sino también de la comprensión política suficiente sobre la obra de Badiou. Es de una vacuidad absoluta. Lo único que revela es la estrategia de un periodismo rastrero y su desorientación en lo inesencial: un periodismo que remplaza las ideas por los ataques “ad hominem”, un periodismo que se basa en el arte de encontrar pensamientos e ideas en los alegatos e incidentes personales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El artículo de Eric Conan es ejemplar del régimen de no-pensamiento de nuestros tiempos. Él constituye la quintaesencia, más o menos inconsciente, de una ideología dulce y opiácea de un cierto periodismo que se ha extendido ampliamente: uno que incluye a una obra sin leerla, un periodismo que se reduce a una cacería de brujas de todo aquél que vea al comunismo como el reverso del nazismo, que entre los ciudadanos que afirmen esta oposición no vería sino gente básicamente enferma. La ecuación aberrante de nuestro tiempo es de hecho la siguiente: comunismo = nazismo. Punto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contra todo lo anterior afirmamos lo siguiente:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La obra de Badiou es la de un gran filósofo. Todos aquellos que quieran contestar este punto deberán pasar por los arcanos de “El ser y el acontecimiento” y “Lógicas de los mundos”. Veremos entonces si negar este punto no es producto del resentimiento de no haber entendido nada.&lt;br /&gt;Las posiciones políticas de Alain Badiou son varias, a saber: por un lado su crítica al “capital-parlamentarismo”, a la confusión entre la democracia vacía y su fuerza viva, al show de la representación parlamentaria; por otro lado la afirmación de un “comunismo genérico” sostenido por la Idea de igualdad y de un Espartaco actual: son ellas las únicas posiciones que merecen hoy el nombre de una auténtica política&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El resto es una política bien establecida, bendecida tanto por las estructuras como por los hombres y cuya crítica es asimilada inmediatamente a las figuras de los hombres lobo o de los diabólicos antidemócratas. Esta actitud se suma a una versión canalla de nuestra ideología: una que es medio consciente de su propia esencia. En otras palabras, cuando 9 millones de hombres y mujeres en todo el mundo mueren de hambre o enfermedades cada año preferimos hablar de “la mano suertuda” o “la mano tramposa” del futbolista Henry. O cuando le asignamos un status de delincuente a un árabe o a un negro que busca asilo; cuando hacemos al mundo creer que el principal problema actual es derrotar al terror de Al Qaeda; cuando incurrimos en la confusión de agrupar mil quinientos millones de musulmanes (los cuales son muy diferentes unos entre otros) en la categoría de un fenómeno sectario. Hacemos una excepción con la burka, el velo, el cual es incidentalmente no menos desagradable que hacer del derecho a tener le pelo rojo el debate más importante de nuestra sociedad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El resto, o la política que no es auténtica, es cuando avalamos al fantasma de la democracia cuyas raíces se encuentran en nuestras viejas instituciones y sus variables parámetros geométricos, volviendo obsoleto el voto de la gente europea convirtiéndolo a través de un abracadabra en una cámara de diputados. Es ahí cuando los ciudadanos día a día son presentados bajo categorías ridículas: los malos comunistas y los buenos demócratas, la buena América y al mal Sadam… Es justamente ahí cuando hablamos de la Revolución Francesa con gran glamour y satanizamos a la Revolución Rusa; es ahí cuando dividimos al pueblo y al Estado para que se gobierne mejor, mientras observamos a los increíbles flujos financieros crearse y desaparecer de maneras impresionantes. En fin, cuando nos encontramos satisfechos con el mundo tal como está… Es ahí cuando creemos que lo posible es imposible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Es difícil entonces hacer pasar a Alain Badiou como un loco solitario. La verdad es que estamos hartos de estas mentiras, de la complacencia con el sistema y nunca renunciaremos a la “Idea del comunismo”. Esta “Idea”, así de problemática como es, así como sea su nueva forma de realización, así como sean las criticas que le hacemos a su historia en el siglo pasado, así como sean de diferentes sus proposiciones, estamos seguros de una cosa: que el comunismo que hay que reinventar, el que debe ser nuevo pero hoy está todavía indefinido, es el único futuro para la humanidad. Porque esta Idea es eterna y la única política verdadera, la única justicia que la razón humana puede sanamente concebir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les guste o no, el tiempo de los filósofos sin escrúpulos y arrivistas ha pasado. No son tiempos de los “nuevos filósofos” sino de los filósofos de la renovación.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Slavoj Zizek y Fabien Tarby, filósofos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y los primeros firmantes:&lt;br /&gt;Traducción: Carlos Gómez Camarena&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-475290406767872158?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/475290406767872158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=475290406767872158' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/475290406767872158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/475290406767872158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/03/une-riposte.html' title='Une riposte...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/S5_EwbtYJmI/AAAAAAAAAP4/W3A4tfvttyU/s72-c/rouge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-868436497221596413</id><published>2010-02-26T11:16:00.003+01:00</published><updated>2010-02-26T11:20:12.305+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Zizek show</title><content type='html'>&lt;object width="480" height="277"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbzxhc"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/xbzxhc" width="480" height="277" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xbzxhc_colloque-puissances-du-communisme-z_news"&gt;Colloque Puissances du Communisme : Zizek.&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/contretempsweb2"&gt;contretempsweb2&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;Regardez les dernières vidéos d'actu.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-868436497221596413?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/868436497221596413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=868436497221596413' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/868436497221596413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/868436497221596413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/02/zizek-show.html' title='Zizek show'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-5780598710730349278</id><published>2010-01-21T17:32:00.000+01:00</published><updated>2010-01-21T17:34:07.465+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='zizek'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Un quart d'heure avec Zizek</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="365"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbuc5i&amp;related=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xbuc5i&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="365" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xbuc5i_slavoj-zizek_news"&gt;Slavoj Zizek&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/franceculture"&gt;franceculture&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;L'actualité du moment en vidéo.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-5780598710730349278?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/5780598710730349278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=5780598710730349278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5780598710730349278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5780598710730349278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2010/01/un-quart-dheure-avec-zizek.html' title='Un quart d&apos;heure avec Zizek'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1028422138034378790</id><published>2010-01-02T15:18:00.003+01:00</published><updated>2010-01-02T15:29:26.932+01:00</updated><title type='text'>http://alainbadiou.fr</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sz9WC442XZI/AAAAAAAAAO8/nXXhBvVd5wg/s1600-h/Ahmed.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; 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margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 267px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sx6DBHhURoI/AAAAAAAAAOk/Lgofcg8d6yc/s400/constellation_grande_ourse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412907857367811714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4 Nouveaux extraits de &lt;em&gt;La Philosophie et l'événement &lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;- L'art contemporain&lt;br /&gt;- Une excursion avec Darwin&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qu'une Idée ?&lt;br /&gt;- Amour et amitiés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;ICI : http://alainbadiou.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-5604970154132307282?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/5604970154132307282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=5604970154132307282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5604970154132307282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5604970154132307282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/12/quest-ce-quune-idee.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;une Idée ?'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sx6DBHhURoI/AAAAAAAAAOk/Lgofcg8d6yc/s72-c/constellation_grande_ourse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8929260071990879196</id><published>2009-11-18T15:33:00.011+01:00</published><updated>2009-11-18T15:53:19.648+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Entretiens'/><title type='text'>Entretiens avec Alain Badiou : Physique, Fidélité.</title><content type='html'>&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;&lt;strong&gt;1. Fidélité amoureuse, fidélité philosophique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SwQHuFAxyEI/AAAAAAAAAOU/dCfklivoF-c/s1600/amour-et-psyche-baiser_1185963708.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 315px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SwQHuFAxyEI/AAAAAAAAAOU/dCfklivoF-c/s400/amour-et-psyche-baiser_1185963708.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405453940952254530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. Une physique de l'Être ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SwQH_BRyUmI/AAAAAAAAAOc/6kBlyemtR3Y/s1600/fireworks5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 336px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SwQH_BRyUmI/AAAAAAAAAOc/6kBlyemtR3Y/s400/fireworks5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405454232007627362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-8929260071990879196?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/8929260071990879196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=8929260071990879196' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8929260071990879196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8929260071990879196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/11/entretiens-avec-alain-badiou-physique.html' title='&lt;a href=&quot;http://alainbadiou.fr&quot;&gt;Entretiens avec Alain Badiou : Physique, Fidélité.&lt;/a&gt;'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SwQHuFAxyEI/AAAAAAAAAOU/dCfklivoF-c/s72-c/amour-et-psyche-baiser_1185963708.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-86369070693103907</id><published>2009-11-11T00:59:00.009+01:00</published><updated>2009-11-11T01:49:28.723+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dieu'/><title type='text'>Entretiens avec Alain Badiou : si on s'amuse avec Dieu...</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SvoDRjesjHI/AAAAAAAAAN8/msjbyahXBqI/s1600-h/le-chat-et-dieu-par-philippe-geluk_1205507883.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 257px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SvoDRjesjHI/AAAAAAAAAN8/msjbyahXBqI/s400/le-chat-et-dieu-par-philippe-geluk_1205507883.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402634303100980338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;SI ON S'AMUSE AVEC DIEU (Cliquez ici pour tout savoir...)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;http://alainbadiou.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-86369070693103907?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/86369070693103907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=86369070693103907' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/86369070693103907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/86369070693103907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/11/si-on-samuse-avec-dieu.html' title='Entretiens avec Alain Badiou : si on s&apos;amuse avec Dieu...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SvoDRjesjHI/AAAAAAAAAN8/msjbyahXBqI/s72-c/le-chat-et-dieu-par-philippe-geluk_1205507883.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2763194955523526217</id><published>2009-11-04T00:40:00.007+01:00</published><updated>2009-11-04T00:51:07.217+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Badiou'/><title type='text'>Badiou - La philosophie et l'événement : premiers extraits</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SvDABmOtAnI/AAAAAAAAAN0/RefKdu1qu4w/s1600-h/germina-badiou-philosophie-et-evenement.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 257px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SvDABmOtAnI/AAAAAAAAAN0/RefKdu1qu4w/s400/germina-badiou-philosophie-et-evenement.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400027086891844210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;http://alainbadiou.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;LES PREMIERS EXTRAITS SONT DISPONIBLES&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Menu : &lt;br /&gt;1. Que faire ?&lt;br /&gt;2. L'Affaire Coupat&lt;br /&gt;3. Parabole amoureuse&lt;br /&gt;4. Metallica ou Schoenberg&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2763194955523526217?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2763194955523526217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2763194955523526217' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2763194955523526217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2763194955523526217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/11/badiou-la-philosophie-et-levenement.html' title='Badiou - La philosophie et l&apos;événement : premiers extraits'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SvDABmOtAnI/AAAAAAAAAN0/RefKdu1qu4w/s72-c/germina-badiou-philosophie-et-evenement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1671170561152442576</id><published>2009-10-30T00:19:00.008+01:00</published><updated>2009-10-30T13:25:47.129+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ontologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Alain Badiou s'explique... Politique, Art, Amour, Savoir, Philosophie...</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SuojpK1QSNI/AAAAAAAAANs/2nvMulUT2FY/s1600-h/germina-badiou-philosophie-et-evenement.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 257px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SuojpK1QSNI/AAAAAAAAANs/2nvMulUT2FY/s400/germina-badiou-philosophie-et-evenement.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398166293546289362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les premiers extraits sur &lt;a href="http://alainbadiou.fr"&gt;http://alainbadiou.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dès le 8/11&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1671170561152442576?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1671170561152442576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1671170561152442576' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1671170561152442576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1671170561152442576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/10/alain-badiou-sexplique-politique-art.html' title='Alain Badiou s&apos;explique... Politique, Art, Amour, Savoir, Philosophie...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SuojpK1QSNI/AAAAAAAAANs/2nvMulUT2FY/s72-c/germina-badiou-philosophie-et-evenement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-9195659771100881625</id><published>2009-10-24T15:39:00.007+02:00</published><updated>2009-10-24T15:56:53.070+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Pétition</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SuMHnbHg75I/AAAAAAAAANk/rPKx1fQ0_9w/s1600-h/33460084.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 288px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SuMHnbHg75I/AAAAAAAAANk/rPKx1fQ0_9w/s400/33460084.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396165152395554706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dear all,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Currently, police violence against migrants and activists in Greece is&lt;br /&gt;becoming more and more intense. On the occasion of the death of&lt;br /&gt;Mohamed Kamran Atif, a migrant from Pakistan, who has died after being&lt;br /&gt;tortured in detention at the police station of Nikaia, and the arrest&lt;br /&gt;and detention of Dimitris Parsanoglou, a sociologist and anti-racist&lt;br /&gt;activist, because he had protested against the arbitrary arrest and&lt;br /&gt;beating by the police of a migrant in the center of Athens, we have&lt;br /&gt;composed a petition to protest against all these disgraceful&lt;br /&gt;incidents:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.petitiononline.com/nomadic1/petition.html"&gt;&lt;strong&gt;http://www.petitiononline.com/nomadic1/petition.html&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Your signature will be greatly appreciated. If you could also pass&lt;br /&gt;this request to others too, this will be an equally important support.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Best,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--Moses Boudourides&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;University of Patras, Greece&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-9195659771100881625?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/9195659771100881625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=9195659771100881625' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/9195659771100881625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/9195659771100881625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/10/petition.html' title='Pétition'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SuMHnbHg75I/AAAAAAAAANk/rPKx1fQ0_9w/s72-c/33460084.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-7385970547591008533</id><published>2009-09-26T19:56:00.005+02:00</published><updated>2009-09-26T20:33:44.261+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>11/9 -9/11</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.dailymotion.com/swf/xag646&amp;related=0" width="480" height="389"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xag646&amp;related=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xag646_11-septembre-2001-un-jeudi-noir-de_news?embed=1"&gt;&lt;img src="http://www.dailymotion.com/thumbnail/video/xag646" width="480" height="384" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/object&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xag646_11-septembre-2001-un-jeudi-noir-de_news"&gt;11 Septembre 2001 : Un Jeudi Noir de l&amp;#039;Information&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/ReOpen911"&gt;ReOpen911&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;L'info internationale vidéo.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute paranoïa a un envers...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-7385970547591008533?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/7385970547591008533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=7385970547591008533' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7385970547591008533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7385970547591008533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/09/119-911.html' title='11/9 -9/11'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1741429274946799912</id><published>2009-09-11T00:27:00.002+02:00</published><updated>2009-09-11T00:30:19.096+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Hortefeux, scène de racisme ordinaire...</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="387" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xafxrd_quand-brice-hortefeux-derape_news&amp;related=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xafxrd_quand-brice-hortefeux-derape_news&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="387" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xafxrd_quand-brice-hortefeux-derape_news"&gt;Quand Brice Hortefeux d&amp;eacute;rape&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/lemondefr"&gt;lemondefr&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;L'info internationale vidéo.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;                                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La barbarie, lorsqu'elle acquiert sa perfection, sa forme achevée, se reconnaît à ceci qu'elle s'intègre avec aisance, facilité dans la quotidienneté. Oui, la barbarie règne en maître au moment même où elle s'intègre (puisque certains, décidément, aiment le  mot) dans le cours le plus habituel, familier des choses. Alors elle triomphe ; elle montre la naturelle voracité de ses dents, entre fromage et dessert. L'erreur serait de croire que la barbarie a pour signification ultime d'être un cataclysme, un événement, une quelconque sortie hors de l'ordinaire. &lt;br /&gt;L'Histoire n'enseigne que de manière biaisée, à vrai dire ; mais elle enseigne au moins ceci que les régimes les plus barbares n'ont existé que sur le fond anonyme d'une sorte de normalité qui en faisait justement l'inhumanité. C'est lorsque tout semble normal, justement, que le pire croît et s'épanouit. Rien ne fut plus normal, dans la logique nazie, que le camp d'extermination, extrêmement logique ou naturel aux yeux des bourreaux. Rien ne semblait plus évident que les purges staliniennes aux staliniens. Rien n'est plus de l'ordre de la vie quotidienne pour l'Etat d'Israël que le traitement en négation réservé aux apatrides palestiniens. Non pas que nous tenions ces types de barbaries pour identiques ; elles ne le sont pas. Mais il est évident que la barbarie ne se déploie jamais mieux que lorsqu'elle devient objet d'évidence. Il ne faut pas croire un seul instant que le pire de l'inhumanité s'est développé dans un contexte d'exception (même s'il peut y avoir, dans ce cas, les révolutions, les batailles, des décisions radicales qui emportent certains individus). Non, le pire s'est toujours développé dans une normalité d'inhumanité. Croyez bien que c'est lorsque rien n'est plus habituel au bourreau que de torturer sa victime que la majestueuse inhumanité se déploie. De là le peu de remords de ces bourreaux, qui bridaient, torturaient, exécutaient comme on se lave les mains avant d'aller dîner – pour la bonne cause. &lt;br /&gt;Depuis quelques temps, j'essaye, comme je le peux, d'interroger les rapports entre le OFF et le ON, ici ou là. C'est qu'il y a en cela quelque chose de relativement nouveau - qui mettra du temps à manifester la nouvelle entente que la ''démocratie'' pourra en retirer - : l'homme politique contrôlait ; il contrôlait son image, ses mots, sa représentation. Ce qui expliquait que le peuple, avide, trop souvent, de paternalisme, se contentait de ce genre de prestation. Mais un temps relativement nouveau se fait voir, où les frontières entre l'intime et la représentation de spectacle, le discours de circonstance et la discussion entre copains, l'infâme et la langue-de-bois se dissolvent. &lt;br /&gt;Ceci est la confusion du On et du Off, que les politiciens peinent de plus en plus à diriger, et qui ne manque pas de nous en apprendre des vertes-et-des-pas-mûres sur le fond des pensées d'un certain nombre d'entre eux, et sur le cynisme politique terminal des hommes de pouvoir.&lt;br /&gt;Une vidéo de Brice Hortefeux et de Jean-François Coppé, qu'il faut voir avant toute discussion, est exemplaire. Le Off a heureusement vampirisé le On, un instant, un seul, et cela suffit pour cesser de prendre les vessies pour des lanternes. Au cas où quelques illuminés en doutaient encore.&lt;br /&gt;Les nazis, eux aussi, avaient leur ''bon juif'', l'exception. On comprend mieux, alors, les propos du ministre selon lequel, face à un jeune militant de l'UMP semble-t-il d'origine arabe : '' Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes.'' &lt;br /&gt;J'ignore, pour ma part, ce que fut la dernière stupidité que j'ai eu l'honneur de prononcer. Mon avis est qu'elle ne date pas de Mathusalem. Mais pas un instant je ne l'échangerais contre une telle affirmation, dont le racisme est tout simplement avéré, éclatant, et même odieux. L'ambiance de festival humoristique et libéré de la vidéo,  la complaisance de l'intéressé n'y changeront rien. Ce diable de Le Pen fut le premier à exhiber son bon beur, son bon black, ne serait-ce que pour jeter dans l'opinion le trouble – puisque l'on trouvera toujours un individu pour jouer ce rôle.&lt;br /&gt;On ne peut que ricaner à l'écoute des communiqués de contre-attaque affirmant que Brice Hortefeux nous parlait en fait des Auvergnats... et non pas de ce vague arabe de l'UMP. Qui n'était pas ''typique'', qui bouffait du jambon et buvait, du reste, de la bière. Un arabe, certes, mais un gars comme il faut, quoi...&lt;br /&gt;Dénonçons, bien entendu, une campagne de calomnie abomifreuse contre Brice Hortefeux, le pauvre. Une cabale montée de toute pièce. Et rappelons le soutient, dans cette terrible épreuve, du premier ministre.&lt;br /&gt;J'aime le cochon et l'alcool ; je n'en démords point. Question d'habitude. Je lutterai contre quiconque m'empêchera d'y restaurer mon être physique, à moi, ne voyant en celui-ci qu'un dictateur. Et j'aime aussi le regard absolument libre de ma femme. &lt;br /&gt;Mais jusqu'où la confusion s'étendra-t-elle de préférer la politique des Têtes de Turc à la politique de l'Humanité ? Qui comprendra, par ailleurs, dans ce galimatias ministériel,  la différence entre arabe et musulman, musulman et taliban ? Suis-je donc un Croisé d'être français ? Suis-je un Inquisiteur ? Ou même un norvégien ?&lt;br /&gt;La plus grande erreur serait de voir en cette scène de racisme ordinaire un événement quelconque, un faux pas de ces hommes politiques qui nous servent de penseurs. Détrompez-vous, si ce n'est déjà fait : il n'y a là rien de plus que la pensée sereinement barbare et sûre d'elle d'un ministre, son train-train d'inconscient soudain à ciel ouvert. &lt;br /&gt;Rien d'extraordinaire. Une scène de racisme ordinaire, sirupeuse à souhait - une leçon de bon arabe (terme vague s'il en est), d'autant plus humiliante - et dont le seul malheur pour l'intéressé Hortefeux fut qu'elle devait rester intime. &lt;br /&gt;ON/OFF.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1741429274946799912?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1741429274946799912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1741429274946799912' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1741429274946799912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1741429274946799912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/09/hortefeux-scene-de-racisme-ordinaire.html' title='Hortefeux, scène de racisme ordinaire...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3482305760845910300</id><published>2009-08-28T18:26:00.012+02:00</published><updated>2009-08-28T18:42:50.890+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Médiatisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Les secrets de Secret</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SpgGub-4SrI/AAAAAAAAANM/AtlZrBFahKM/s1600-h/Sstory.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 127px; height: 81px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SpgGub-4SrI/AAAAAAAAANM/AtlZrBFahKM/s400/Sstory.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375053550121929394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SpgGiPZ61II/AAAAAAAAANE/7QxRPYVK-D8/s1600-h/2600080906_16.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 222px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SpgGiPZ61II/AAAAAAAAANE/7QxRPYVK-D8/s400/2600080906_16.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375053340587250818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I- Parmi les nombreuses manières existantes de se sentir ''plus intelligent ou éclairé'' que la moyenne (ce qui, en soi, ne signifie déjà pas grand'chose), il en est une qui consiste à abhorrer, avec majesté et aristocratie, la Télévision. &lt;br /&gt;Un ami me faisait il y a peu une drôle de remarque selon laquelle je regardais trop la télévision, la honte même des intellectuels. C'est que je ne me sens pas plus éclairé de l'éteindre... Il me semble, au contraire, qu'il est nécessaire d'observer le flux constant de son contenu. &lt;br /&gt;On phantasme beaucoup, a contrario, sur le ''nouveau pouvoir du Net'', sur ce média alternatif, où la parole et l'écoute seraient plus libres, averties, intelligentes. (Une preuve par neuf de cette affirmation, que chaque auteur d'Agoravox n'a pas manqué de remarquer, c'est la qualité toujours bienveillante et lucide des commentaires... N'est-ce pas ? )&lt;br /&gt;Le pouvoir du Net, dans la structure d'ensemble de notre société, est en réalité tout à fait minoritaire. L'Objet premier de notre société reste la Télévision, la grande pourvoyeuse de  propagande opiacée. Il ne s'agit donc pas d'éteindre le téléviseur, si l'on veut comprendre quelque chose à ce monde. A moins de vouloir jouer les Sages en Eveil et Illumination solitaires. Mais il s'agit au contraire d'apprendre à observer ce qui s'y joue, s'y trame, et finit par structurer une sorte d'inconscient collectif. Comme toujours, l'essentiel ne se tient pas dans l'objet auquel le regard s'intéresse, mais dans le regard lui-même, porté sur l'objet.&lt;br /&gt;Le fond de la poubelle télévisuelle, aux dernières nouvelles, serait constitué par l'émission ''Secret Story.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On soutiendra la thèse suivante : Secret Story est l'émission télévisuelle la plus intéressante qui nous soit donnée de voir, ces derniers temps. De très loin... Par comparaison, l'ensemble du reste de la production télévisuelle est fade, sans saveur, atone, de l'ordre de la resucée, du déjà-vu et entendu. Le reste de cette production est bien plus dangereuse, à vrai dire, pour l'esprit libre (à l'exception, bien entendu, de vos émissions préférées) parce qu'il est d'ores et déjà assimilé par l'esprit comme naturel. &lt;br /&gt;C'est le même esprit, parfois, qui dira de Secret Story que l'émission constitue la ''honte merdique'' de la Télévision et qui se nourrira par ailleurs d'un journal télévisé comme la vache de sa rumination mécanique. En réalité, les structures de propagande d'un tel journal, apparemment lisse et objectif, au métronome des faits et des vérités, sont largement supérieures à celles de Secret Story. Car elles sont intégrées sans broncher par l'ensemble des spectateurs. Le parfait cérémonial y aide, et finit par donner l'habitude aux uns et aux autres que c'est cela, la réalité, l'objectivité, et puis la vérité (comme si, soit dit en passant, on pouvait identifier ''réalité'' et ''vérité''...).&lt;br /&gt;Dès qu'il y a, au contraire, un débat sur l'intérêt ou la déontologie d'une émission, l'on peut être sûr que quelque chose se passe, ici, dont les ressorts donneront à penser à ceux qui le veulent bien. C'est exactement le cas de Secret Story. Quelque chose s'y fait voir, qui ne se rapporte pas tant au Jeu lui-même qu'aux conditions télévisuelles en général. Secret Story n'est pas tant un jeu qu'une émission sur la Télévision, en elle-même. Nous allons voir pourquoi.&lt;br /&gt;Avant cela, bien entendu, on rétorquera à cet éloge de la trash-TV qu'un tel point de vue est d'analyse. Et qu'il néglige totalement les hordes débilitantes de spectateurs et de SMS générées par l'émission. Sans aucun doute ; mais est-ce une raison, parce qu'un jeune Biactol, une Miss Closer, ou une célèbre et anonyme « ménagère de moins de 50 ans » sont fascinés par le premier degré de cette production, pour ne pas en saisir le second degré ? En général, une réflexion est toujours la compréhension d'un second degré derrière les apparences, une interprétation. Le jeune Socrate se demandait, un jour de doute, s'il y avait une Idée de la boue. Tel est Secret Story, une Idée pure de la boue. &lt;br /&gt;        Secret Story est l'Inconscient à ciel ouvert de la propagande opiacée télévisuelle. D'où que l'on ne puisse qu'estimer un tel objet de réflexion, un tel condensé de merde flattant notre palet, si finement produit, et si révélateur des phénomènes médiatiques télévisuels, leur quintessence. Secret Story, est  ce moment où l'on atteint à la pornographie du télévisuel. Ce pour quoi l'attitude de tout intellectuel, mais aussi bien de toute personne, qui s'en détournerait sous prétexte du puant apparent de l'émission ne serait guère plus intéressante que celle du spectateur candide qui l'admire au premier degré, l'envoûté...&lt;br /&gt;       Secret Story est un objet de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       II- Alors, très bien, dira-t-on, mais qu'y a-t-il, au juste, et concrètement, qui puisse donner à penser dans le grand bazar d'Endemol ? A peu près tout : &lt;br /&gt;1.La grande originalité de l'émission consiste en ceci que le Télévisuel montre jusqu'au bout sa tendance à l'auto-réflexivité. Celui qui se souvient de la télévision d' il y a 15 ou 20  ans se souvient d'une certaine naïveté, d'une approche aussi instinctive et immédiate que le permet ce genre de média. La télévision d'aujourd'hui, au contraire, est marquée par une sorte de retour sur soi, qui peut prendre des aspects divers. La télévision se regarde elle-même. On oserait dire, parodiant les philosophes, qu'elle en est venue à son auto-conscience. Il y a le mode narcissique-nostalgique (les 100 meilleurs moments...) décliné pour vous jusqu'à la nausée répétitive par la Première Chaîne, les samedi d'inaction ou de solitude plus ou moins familiale. Mais il y a aussi, et plus fondamentalement, une ruse infinie qui s'ensuit. Dès lors que la Télévision se prend pour objet, elle réfléchit à ce qu'elle est, à ses effets. Elle devient perverse, ne se contentant plus de ce minimum d'écart qu'induit déjà toute représentation visuelle et verbale, mais se mettant à calculer son propre pouvoir d'action. La pensée de second degré structure alors, de part en part, le premier degré, en laissant croire à la naïveté ou l'immédiateté, feintes, de ce premier degré. Ceci a d'ailleurs des conséquences essentielles dans la manière dont la Télévision traite de la politique. &lt;br /&gt;     A cet égard, Secret Story est cette plaisanterie de laisser paraître cette tendance croissante. De la caricaturer, l'exhiber. ''La Voix'', cette chaude et grande manipulatrice, la divinité du Jeu - de la Prod, comme on dit - est cette puissance constante de refaire comme elle l'entend les règles du jeu. Secret Story n'a pas de règles, au sens où n'importe quel jeu, pour valoir, doit définir une fois pour toutes de telles règles, immuables. Mais, ici, il y a la Voix, qui décide comme elle l'entend de la suite, distillant ''missions'' et ''surprises'' au gré de ce que la Prod comprend comme meilleur effet possible pour l'Audimat. Il s'ensuit un système généralisé de la manipulation des candidats, et de la vision que les téléspectateurs peuvent avoir de l'un ou de l'autre. Un tel (François-Xavier) est une pute d'orgueil une semaine ; un pauvre Caliméro la semaine suivante, injustement dénigré. Le Q.I d'Einstein de Jon en arrive à la conclusion - la Prod feintant de laisser traîner un papier confidentiel - que le secret de Cindy, est d'appartenir à l'Académie Française ! Didier doit soudain décider des nominations des filles à lui seul, tandis que la règle était jusqu'alors collégiale, etc.,etc. Autant dire que la Voix et la Prod façonnent les personnages en vue de la meilleure rentabilité possible en termes d'audience à venir. C'est une gestion brillante des êtres, en termes purement utilitaires, capitalistes, qui doit en même temps maintenir le sentiment qu'à la surface tout est naturel... Et n'est-ce pas cela, notre époque ?&lt;br /&gt;2.Le parc humain des marionnettes, ces candidats... Où l'on croise, évidemment, les pulsions voyeuristes et exhibitionnistes de tout un chacun. Le tout dans la grande célébration des look invraisemblables et des corps sexy, le culte par excellence. De torse nus virils en deux-pièces. De lunettes noires en lits bordés et occupés à deux ou trois, etc., etc. Et le grand ''confessionnal'', où les autres participants ne vous entendent pas,  et où vous pouvez exhiber vos sentiments et pensées comme vous exhibez vos formes ou vos tétons. Le tout dans ce décorum de vacances perpétuelles, dont vous êtes cependant le doré prisonnier. L'inaction et le divertissement élevés au rang de sens de la vie. Le culte de votre personnalité, de votre singularité (FX, Jon, Cindy, Angie), de tête et de corps, d'esprit et de chirurgie esthétique, ou de pause homo ou bi-sexuelle, devenu essentiel, et cependant parfaitement manipulé par la Prod. Sur ce, un soupçon de morale à dix balles - Léo expulsé parce que mettant une claque à ce même FX, que tout téléspectateur trouvera cependant ignoble deux semaines plus tard. D'hygiénisme à un Mars : cigarettes  floutées, insultes bipées, quand s'expose constamment le corps dans sa quasi-nudité d'athlète ou de midinette. Quand la machine Endemol amasse sa tune. Le parc humain visuel, où le désir d'être Sujet, - de l'être suprêmement puisque vu par des millions de personnes (de l'intérieur) - consone avec la simple manière dont la Prod fait de vous (extérieurement) ce qu'elle veut, héros ou minable. Où les psychologies naissent et périssent, où les déclarations d'amitié se nouent et se dénouent, où les couples, très prisés, sont artificialisés. Où tout dégouline de cette sorte d'émotion sirupeuse qui serait le nec plus ultra de l'honnête homme ou de la femme d'exception de ce temps.&lt;br /&gt;3. Avez-vous un secret ? Non ? C'est que vous êtes de peu d'intérêt. Un secret (fils de millionnaire, survivante du Tsunami, ancien SDF, médium en relation avec l'âme de Dalida, simple bi-sexuelle), voilà ce qui fait d'une personne la valeur. Voilà donc qui simplifie la psychanalyse, dont l'effort authentique est de nous apprendre à nous concevoir au-delà des qualités apparentes. Lorsque l'âme est réductible à un secret, c'est que, décidément, tout peut être pensé et qualifié, même le plus ''profond'' de l'expérience humaine. En réalité, le culte du secret est la réduction de la personne à peu de chose. Elle est, effectivement, un produit.&lt;br /&gt;4. Comme tant d'autres d'émission, Secret Story promeut la vox populi. Ce vendredi soir, c'est le public – et lui seul – qui décide démocratiquement qui doit sortir, c'est-à-dire disparaître. Angie, la blonde créature échappée de la clinique du Docteur Maure, dont la chirurgie est intégrale. Ou bien la naturelle Sabrina, la secrète Pucelle, la douce gitane de l'intégration et la Jeanne d'Arc du PAF. Nul doute qu'il n'y ait rien à dire, et que la substance même de la splendeur démocratique se reflète dans ce pouvoir des masses à décider du destin des individus en vitrine. Ainsi voit-on à quel point notre système démocratique est la vérité et la justice incarnées. En réalité, notre structure politique actuelle ne diffère qu'en apparence d'un tel Prime. Le pouvoir télévisuel s'amuse ici, se fait plus sérieux pour les Présidentielles. Mais le processus est, pour la masse, le même. La plastique d'Angie ou le naturel de Sabrina. Le volontarisme d'un Sarko, ou les ''désirs d'avenir'' de Ségo. Ainsi en reste-t-on à ce culte de la ''vérité'' démocratique du pourcentage, en réalité hautement orientée par les seuls dispositifs télévisuels qui font relai abstrait entre le concret de mon existence et la Figure exposée.&lt;br /&gt;5.Enfin, il y a le fond inapparent de l'affaire. Il y a ce qui ne doit pas être vu, ni su, et qui fait de l'ensemble une machine d'exploitation aussi cynique que le capitalisme courant. Des secrets douteux (FX est moins le fils adoptif d'un millionnaire que le voleur de chéquier de ce dernier, qui a porté plainte contre lui, et Sabrina (heureusement, du reste) n'a pas eu à passer un examen gynécologique d'embauche, et le Q.I d' Einstein de Johnatan ne semble pas savoir ce qu'est l'Académie française.) Des résultats ''électoraux'' vaguement certifiés par un fantôme d'huissier. Une gestion financière des candidats sortis qui poussent certains d'entre eux à faire la grève (Romain) et à boycotter le Prime. Une réelle exploitation de l'image des candidats sans contrepartie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Si vous rassemblez ces éléments, vous obtiendrez les traits les plus frappants de notre époque, et de son rapport au médiatisme :&lt;br /&gt;La gestion cynique et habile des êtres doublée d'une illusion de transparence offerte aux spectateurs.&lt;br /&gt;La manipulation devenue assez intelligente et habile pour se faire passer pour une surface diaphane. Le ON en réalité orchestré par le OFF.  Ce qui ne manque pas de prolonger mes remarques antérieures sur cette question : &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/le-petit-prince-du-off.html"&gt;http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/le-petit-prince-du-off.html&lt;/a&gt;-      L'éloge de la majorité, du choix des masses, de cette splendide démocratie à la fois secrètement dirigée et applicable à la plus dérisoire des décisions (Angie ou Sabrina ?) Ce qui ne manque pas d'affaiblir la signification citoyenne que nous mettrons dans le choix des urnes. La dérision de la politique, ainsi propagée, et d'autant plus que le vote devient, sans cesse, un ''droit'' sur tout et n'importe quoi.&lt;br /&gt;- Le moralisme hygiénique pour toute éthique, accompagné du culte du corps et de l'individu narcissique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà en quoi il faut parler de propagande opiacée. Et de la constitution d'un inconscient collectif par des moyens à la fois très rusés et à demi inconscients, eux-mêmes, de propager de l'idéologie, ou plutôt indifférents à cette question, qui n'est pas d'audimat ni de finance. L'Idéologie, dont on dit qu'elle a disparu, heureusement, dans nos démocraties, et que l'on oppose aux communismes de jadis, a simplement changé de forme. Elle matraque rarement au marteau, ni ne découpe à la faucille. Elle n'est pas centralisée, mais diffuse. Elle est d'atmosphère. Et il est d'autant plus difficile, par là même, d'y échapper... Car on ne peut combattre que ce que l'on parvient d'abord à identifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : en passant par-là &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/08/propaganda.html"&gt;vous trouverez quelques ressources complémentaires sur cette question de la propagande opiacée, et un lien vers une émission net, de second degré, qui décrypte avec humour et profondeur la machine Story&lt;/a&gt;.  Pour ma part, il est grand temps que je m'installe dans mon fauteuil pour savourer l'émission du jour. Vous l'aurez compris : je suis littéralement fan. C'est tellement bon, la propagande opiacée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/08/propaganda.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/le-petit-prince-du-off.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3482305760845910300?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3482305760845910300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=3482305760845910300' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3482305760845910300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3482305760845910300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/08/les-secrets-de-secret.html' title='Les secrets de &lt;em&gt;Secret&lt;/em&gt;'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SpgGub-4SrI/AAAAAAAAANM/AtlZrBFahKM/s72-c/Sstory.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-73437032654435273</id><published>2009-08-28T17:48:00.008+02:00</published><updated>2009-08-28T18:09:58.630+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Médiatisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Propaganda...</title><content type='html'>&lt;A href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Spf8rVipe-I/AAAAAAAAAMc/oYfx_J0L_Vg/s1600-h/propaganda.jpg"&gt;&lt;IMG style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 335px; CURSOR: hand" id=BLOGGER_PHOTO_ID_5375042501737020386 border=0 alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Spf8rVipe-I/AAAAAAAAAMc/oYfx_J0L_Vg/s400/propaganda.jpg"&gt;&lt;/A&gt; Propagande, propagande opiacée : «&amp;nbsp;La propagande est un système indépassable. Tout est, en un sens, dans l'existence collective de l'homme, de l'ordre de la propagande. Il y a propagande opiacée lorsque le mode sur lequel s'exerce celle-ci n'est pas dictatorial mais résulte de la manufacture, douce, du médiatisme.&amp;nbsp;»&amp;nbsp; La possibilité laissée par la propagande de type opiacée d'une réflexion à son propos, et, donc, d'une heureuse distance, diffère en principe du face-à-face brutal avec la propagande étatique et/ou dictatoriale. La propagande dictatoriale a au moins cet avantage qu'elle peut être identifiée assez clairement, par les coups de massue mensongers qu'elle donne, par l'extravagance du discours ou de la représentation du monde qu'elle façonne, par l'absence de finesse ou de ruse terminales dont elle fait preuve. La figure du ''Non'', de la lutte, du refus peut donc, de ce fait, prendre forme. Tout autre est le dispositif dans lequel une propagande opiacée nous insère. Il n'y a pas d'identification simple de ce qu'est cette propagande. Une manufacture des rêves se développe, et agit sur les consciences, avec douceur, en donnant le sentiment à l'individu que c'est là, oui, ce qu'il veut et ce qu'il pense naturellement, jusqu'à parvenir à structurer secrètement une sorte d'inconscient collectif. C'est évidemment le mode de propagande de notre époque. Il est alors nécessaire de déconstruire ce mode de propagande très concrètement, pièce par pièce, en analysant directement le contenu des flux, des images et des discours qui y participent. Il faut pour cela se saisir de l'objet, par exemple de telle ou telle émission télévisuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aller à l'essentiel : 8ième minute de la vidéo de &lt;a href="http://webstory2.fr"&gt;http://webstory2.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="405" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa9pis_e18p2_webcam"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xa9pis_e18p2_webcam" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="405" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xa9pis_e18p2_webcam"&gt;e18p2&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/webstory2"&gt;webstory2&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/webcam"&gt;Regardez les vidéos des stars du web.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://webstory2.fr"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-73437032654435273?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/73437032654435273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=73437032654435273' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/73437032654435273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/73437032654435273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/08/propaganda.html' title='Propaganda...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Spf8rVipe-I/AAAAAAAAAMc/oYfx_J0L_Vg/s72-c/propaganda.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4391776811848874718</id><published>2009-06-15T20:55:00.007+02:00</published><updated>2009-06-15T21:11:03.850+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Le petit prince du Off</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SjaZ3bG0L3I/AAAAAAAAAL0/k7sPAwqkfoc/s1600-h/on-off.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SjaZ3bG0L3I/AAAAAAAAAL0/k7sPAwqkfoc/s400/on-off.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347630784997240690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un des jeunes princes du PS,  Manuel Valls -  l'avenir même de ce grand parti moribond -  déambulait dans le marché d'Evry, ville dont il est député-maire, quand il se mit à susurrer, à la vue du spectacle : « Belle image, belle image de la ville d'Evry. J'aimerais bien [faudrait ?] quelques blancs, quelques white, quelques blancos », cependant, hélas, qu'une caméra et un microphone, non loin, le traquaient en mi-off. &lt;br /&gt;A l'insu, sans doute, de son plein gré... A moins qu'il eut, le petit prince, un moment de naïveté sur l'auto-censure et la probité médiatiques, ou bien, simplement, de lâcher-prise. Nous n'en saurons pas plus. Sinon que l'image et le propos sont là.&lt;br /&gt;Des exemples existent, ces derniers temps, favorisés de surcroît par le travail du Net, qui exposent crument la différence sensible entre le discours politique officiel des uns et des autres et leur raccourcis ou attitudes semi-privées. On se souvient, dans le genre, des remarques de Nicolas Sarkozy, sur le plateau de France 3, avant l'interview, scène édifiante diffusée par Rue89. Ou bien de la vidéo de Ségolène Royal, judicieusement portée à notre attention à l'orée des présidentielles, où La Madonne entendait veiller à réformer le scandaleux temps de travail des enseignants.&lt;br /&gt;Sans doute doit-on voir en de tels phénomènes (y compris manipulateurs) l'émergence d'une nouvelle forme de médiatisation, à la fois sauvage, diagonale, minoritaire. Sauvage parce que la distinction entre le propos privé et le propos public est niée, diagonale parce qu'échappant aux mises en scènes préméditées, minoritaire parce qu'appartenant d'abord au net – ou aux petites chaînes télévisuelles – et n'accédant à la pleine lumière qu'à la condition de trouver dans ces sphères une caisse de résonance inouïe. Le Net, en un mot, reste minoritaire face à la puissance millionnaire de diffusion directe des Journaux Télévisés. Il convient de ne pas trop fantasmer sur sa puissance de propagande. Néanmoins il agit, exhibe, montre.&lt;br /&gt;Pauvre Manu ! Il était bien certain, à son corps défendant, qu'il avait trouvé là de quoi nous fournir un joli buzz. Les questions de couleurs de peau, ça paye... Quelques-uns, d'ores et déjà, au PS, dans sa propre citadelle, ont exigé des explications et une condamnation émanant directement de la Première Secrétaire.&lt;br /&gt;Je vois en cela deux sortes de considérations : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      1. L'ambiguïté du propos de Manuel Valls qui peut donner lieu à deux lectures.&lt;br /&gt;      a- La première, qui risque fort d'être majoritaire, et qui explique d'ores et déjà que quelques bouches fassent crachats, verra dans de tels propos l'expression d'un racisme, ou d'un mépris, en tout cas. On veut du blanc, quoi, et l'on en a assez de ce qui ne l'est pas. Mais cette lecture est superficielle, naïve. Elle ressort de cette tendance qui est la nôtre de faire tête de jivaros de tout cerveau qui fait le constat d'un problème à la fois social et ethnique en ce pays. On finit par voir du racisme un peu partout, à tout propos et égards. Et d'autant plus que le thème est médiatiquement porteur, exaltant à la fois les bonnes volontés anti-racistes, et les fils, effectivement réels, de la haine ethnique. &lt;br /&gt;      b- La seconde inversera la lecture. Elle est le système de défense du principal intéressé dans l'interview, qui suit la diffusion des images. Le petit prince signifiait simplement, par-là, qu'il refusait la ghettoïsation, qu'il voulait un Evry ''black, blanc, beur'', etc. Qu'il n'acceptait pas que cette ville soit réductible à des quartiers identifiables à une couleur ou religion, au communautarisme de misère ou d'auto-suffisance spirituelle. Ecoutez attentivement la vidéo, qui n'est pas de bonne qualité sonore. N'y a-t-il pas un brin d'ironie dans la manière dont l'intéressé dit : « des blancs, des white, des blancos » exactement comme d'autres parlent de « nègres, de noirs, de blakos » ? Comme si le discours ethnique se retournait sur lui-même, se mordait la queue. Remarque d'homme politique qui en a vu d'autres, à mon avis, et qui traite finalement la question au ras-des-pâquerettes, il est vrai, mais sans exprimer autre chose que le constat que sa ville n'est pas encore idéale, de ne point rassembler sur les marchés ''fromages blancs, blakos, et beurs.''&lt;br /&gt;     Je précise, ayant pris l'habitude des malentendus, que je ne cherche par-là nullement à me faire l'avocat de Manuel Valls et du PS. Je rappelle simplement, aux lecteurs, qu'il y a deux lectures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     2. La question, plus générale, des nouveaux rapports introduits dans le système de  la douce propagande médiatico-démocratique par la brouille de la distinction entre le off et le on, le propos privé ou public. Le off révélé est bien sûr une pierre dans le jardin des cérémonies réglées, celles qui nous ont jadis donné une image des Mitterrand, Chirac, Jospin bien différente de la réalité humaine de ces êtres – à moins que l'homme politique finisse par devenir une caricature vivante de sa propre marionnette politique, ce qui semble être, il est vrai, son destin...&lt;br /&gt;     Le off est ce danger salvateur que la politique commence à traiter en organisant sa reprise en on : d'où qu'Obama ira chercher hamburgers et frites à ses collaborateurs au MacDo du coin, tandis que Nicolas Sarkozy sera nounours-surprise des ''femmes actuelles'' venues rencontrées Carla à l'Élysée. Jeux de dupes, à la fine frontière, maintenant, du privé et du public. Mise en scène d'un nouveau genre. On/Off.&lt;br /&gt;    La grande force médiatique (je ne parle pas de politique pure) de Daniel Cohn Bendit, face à François Bayrou, fut d'installer le débat dans un espace qui ne soit pas de pure cérémonie. D'intégrer mieux que par la caricature (Obama et ses hamburgers, Sarkozy et les amis d'un jour de Carla) ce déplacement possible de la donne médiatique. Se mettant à tutoyer Bayrou, lors d'un des rares débats politiques médiatiques consacrés aux élections européennes de ce mois de Juin 2009, parlant directement, apostrophant, il a plu parce qu'il a montré ce que c'était, la puissance du off investissant le on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/onoff.html"&gt;Les vidéos mentionnées - entre On-Off, et Off-Off -  ici.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4391776811848874718?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4391776811848874718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4391776811848874718' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4391776811848874718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4391776811848874718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/le-petit-prince-du-off.html' title='Le petit prince du Off'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SjaZ3bG0L3I/AAAAAAAAAL0/k7sPAwqkfoc/s72-c/on-off.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8350754302756627147</id><published>2009-06-15T20:34:00.007+02:00</published><updated>2009-06-15T21:03:58.089+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>ON/OFF</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Manuel Valls&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="560" height="340"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5DVsZ9LzB4k&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/5DVsZ9LzB4k&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Casse-toi, pauvre con&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/axDyUNWyuw8&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/axDyUNWyuw8&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Femme actuelle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/OaAtcEpHCng&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/OaAtcEpHCng&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ségolene et les enseignants.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/To-J2kyiuT4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/To-J2kyiuT4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy/France3&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ihJjodnhe-I&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ihJjodnhe-I&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Obama Burger&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="560" height="340"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/2PlKSvnIbRs&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/2PlKSvnIbRs&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-8350754302756627147?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/8350754302756627147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=8350754302756627147' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8350754302756627147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8350754302756627147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/onoff.html' title='ON/OFF'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' 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contemporaine&lt;br /&gt;Digital review of contemporary philosophy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conception, direction : Fabien Tarby&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://nessie-philo.com"&gt;http://nessie-philo.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SjYvEsQD4QI/AAAAAAAAALs/XdlDb_OE1k8/s1600-h/Fireworks-Nessie+1-.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SjYvEsQD4QI/AAAAAAAAALs/XdlDb_OE1k8/s400/Fireworks-Nessie+1-.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347513365193548034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     &lt;strong&gt;De l'Art&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     François Nicolas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     En quoi la philosophie de Deleuze peut-elle servir à des musiciens, même et surtout quand elle ne parle pas de musique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     En quoi la philosophie de Logiques des Mondes peut-elle servir aux musiciens (ou la question d'un matérialisme d'un type nouveau)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;strong&gt;De la Politique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Rémy Bac,  Théorie politique - du Communisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Dimitra Panopoulos,   Le Salaire de la Mort&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Bruno Bosteels,   Hegel in America&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Jean-Clet Martin,    Soustraire l'événement à son fait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;       &lt;strong&gt;Du Savoir&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Rémy Ramadour,    I know kung-Fu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Bruno Besana,   Change between Scylla and Charybdis - Reflections on the paradoxes of change via the work of Alain Badiou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Daniel W. Smith,  Mathematics and the Theory of Multiplicities: Badiou and Deleuze Revisited&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Philippe Mengue,  Dehors, Chaos et Matière intensive dans la philosophie de Gilles Deleuze&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Mehdi Belhaj Kacem,  De l'Universalisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Moses Boudourides,  The Relational Ontology of Social Network Theories&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Eddy Lamy,  Appréhender la matière (Notes sur Théorie du Sujet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Takashi Shirani, Combat-entre de Deleuze et Pensée Orientale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Gabriel Riera, For a Materialism of the Exception (On Badiou’s Logiques des mondes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Fabien Tarby, Symbolique ? Imaginaire ! Réel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;    &lt;strong&gt;Du sujet de l'inconscient&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Nicolas Floury,  La Matière affectuelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Adrian Johnston, Affects are signifiers&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4379962868903287773?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4379962868903287773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4379962868903287773' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4379962868903287773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4379962868903287773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/nessie.html' title='Nessie'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SjYuj_S3jbI/AAAAAAAAALk/o7623yFwzCY/s72-c/Nessie+1bis.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-9157457163229274285</id><published>2009-06-07T18:54:00.002+02:00</published><updated>2009-06-07T18:57:02.189+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Interview Rue89/Badiou</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="381"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9eisb_entretien-integral-dalain-badiou-20_news&amp;related=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x9eisb_entretien-integral-dalain-badiou-20_news&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x9eisb_entretien-integral-dalain-badiou-20_news"&gt;Entretien int&amp;eacute;gral d&amp;#039;Alain Badiou 2009&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/rue89"&gt;rue89&lt;/a&gt;. - &lt;a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"&gt;Regardez les dernières vidéos d'actu.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-9157457163229274285?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/9157457163229274285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=9157457163229274285' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/9157457163229274285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/9157457163229274285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/06/interview-rue89badiou.html' title='Interview Rue89/Badiou'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-44808033450166656</id><published>2009-05-18T02:04:00.004+02:00</published><updated>2009-05-18T02:27:56.400+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Le petit refrain de la démocratie</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/ShCnIxKJdfI/AAAAAAAAALc/Q8iGHIHjNu4/s1600-h/eurovision.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/ShCnIxKJdfI/AAAAAAAAALc/Q8iGHIHjNu4/s400/eurovision.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336949327510730226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Notre Patrica Kass à Nous, la Mademoiselle qui, jadis, aimait le rouge ne l'aura donc point emporté. Elle peut retourner à ses cubis qui tâchent et à ses disques de platine... La plus belle chanson européenne est cette année norvégienne... Vous l'ignoriez, cette absolue vérité démocratique, ignorants que vous êtes ?&lt;br /&gt;   Un concours, en boucle, de l'Eurovision peut certainement être un supplice qu'on n'oserait pas même infliger aux ex de Guantanamo. Il faut aimer les nains de jardins, par dessus tout, pour désirer entendre cela. Ou avoir quelque conception de caterpillar  sur la manière dont il faut jouer les fugues de Bach...&lt;br /&gt;    Et cependant c'est cela même la démocratie...&lt;br /&gt;    Alexander Rybak eut son plébiscite. Il est vrai qu'il y avait pire... &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    Il y a plusieurs manières, bien entendu, de prendre cet événement sans intérêt.  La ritournelle traditionnelle, d'année en année, le caractère sportif ou d'émulation nationale, et même le second degré persifleur forment des raisons suffisantes d'assister à un tel spectacle. On y revient comme à ces choses qui nous ont accompagnés depuis notre plus tendre enfance, qui ont toujours existé ; ou bien mus par un désir  franchouillard de triompher ; ou même pour le plaisir de se moquer du caractère affligeant du spectacle proposé. Trois bonnes raisons qui suffisent à maintenir en vie l'institution  « Eurovision ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Le spectacle que l'on a pu voir est cependant politique. Voilà ce que l'on peut retirer, en réalité, d'un tel non-événement. Voilà même ce qu'il faut en retirer. Regarder l'Eurovision doit au moins permettre à chacun de nous, en sourdine, de comprendre que c'est cela, malheureusement, la politique des démocraties virtuelles ; tandis que la distribution des points s'effectuait, le spectateur un peu détaché ne pouvait manquer de voir en tout cela la réalisation du carnaval démocratique. &lt;br /&gt;   Ce n'était pas grave, étant de pur divertissement... &lt;br /&gt;   Le propos n'est nullement, ici, une esthétique des chansonnettes proposées. Même si, soit dit en passant, le programme a manifesté une victoire supra-nationale, grandement partagée, du mauvais goût. &lt;br /&gt;   Non, il s'agirait de saisir le rapport entre un tel spectacle et le modèle électoral des démocraties contemporaines. Il s'agit de se demander doublement ce qu'est la démocratie.&lt;br /&gt;   Il y a donc des prestations, des spectacles ; et puis des votes.&lt;br /&gt;   Doublement : &lt;br /&gt;1.Vous assistez à un spectacle.&lt;br /&gt;2.Vous choisissez.&lt;br /&gt;    Si l'on laisse de côté les spécificités du concours de l'Eurovision, qui pourra dire, par exemple, que les élections européennes à venir sont d'une essence radicalement différente ? &lt;br /&gt;     Un spectacle vous est donné... Vous aurez le choix de supporter Dieudonné, l'UMP ou le PS... Et puis il y aura un vainqueur... Ayez bon goût ! &lt;br /&gt;     Où l'on voit le double problème : nous allons consommer un spectacle et nous appellerons ''démocratie'' le résultat sportif et mathématique de cette consommation. Et nous serons bien contents d'avoir vu une fois de plus triompher la « démocratie », cette forme pure qui ne préjuge pas encore de la valeur de son contenu. &lt;br /&gt;       Par-là, rien ne sera produit, sinon des représentations élues, dont il ne sera pas dit qu'elles valent mieux que le choix d'une chansonnette de l'Eurovision.&lt;br /&gt;      Seul l'esprit naïf dira que ''non, décidément, c'est différent, parce qu'il est question d'idées politiques, et non de chansonnettes.'' C'est une production, et une consommation, au même titre que l'affligeant spectacle de l'Eurovision. Il n'est pas question d'idées politiques. Nous savons, en effet, que la plupart de ces idées sont de pures images et d'opinion. &lt;br /&gt;      Qui pourra, exactement, décrire le programme des partis qui se présentent, passé le couplet de l'impression immédiate qu'ils chantonnent ? &lt;br /&gt;     Je ne dis pas, pour autant, qu'il faut refuser la démocratie. Je dis seulement que nous ne savons qu'au travers d'une société du spectacle, comme disait Debord, ce que cela veut dire, et que cependant nous y croyons : « c'est beau, c'est bien, c'est grand, c'est vrai, c'est gagnant, c'est la démocratie. »&lt;br /&gt;    Cela prouve que nous devons réformer notre compréhension du mot ''démocratie''. Et que cela ne se fera qu'à la condition de changer de... spectacle. D'en sortir, du spectacle.  Lorsque la politique ne sera plus un spectacle, alors les élections Européennes ne seront plus l'Eurovision... En attendant, ça continuera à chanter faux, et à voter selon l'oreille plus ou moins consciente, ou bouchée... &lt;br /&gt;     La politique vaut mieux que l'élection d'une chansonnette, mais elle en épouse les structures... Jusqu'à nouvel ordre...&lt;br /&gt;     Eh bien chantez, maintenant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-44808033450166656?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/44808033450166656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=44808033450166656' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/44808033450166656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/44808033450166656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/le-petit-refrain-de-la-democratie.html' title='Le petit refrain de la démocratie'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/ShCnIxKJdfI/AAAAAAAAALc/Q8iGHIHjNu4/s72-c/eurovision.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-5652396647513560763</id><published>2009-05-09T17:08:00.006+02:00</published><updated>2009-05-09T17:28:37.226+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Natacha enlève le Bas...</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SgWd_-7SqCI/AAAAAAAAALU/MNCEWdUU5rU/s1600-h/prod_photo1_1199_1207216360.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SgWd_-7SqCI/AAAAAAAAALU/MNCEWdUU5rU/s400/prod_photo1_1199_1207216360.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333843056239224866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites votre choix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour accéder à Glamour, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.glamourparis.com/"&gt;faites le 1&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour accéder à Madame Figaro, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://madame.lefigaro.fr/"&gt;faites le 2&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour accéder à Natacha (photos, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://actu.orange.fr/articles/videos/Des-feministes-enlevent-le-haut-a-la-piscine.html"&gt;vidéo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, interview), &lt;strong&gt;&lt;a href="http://actu.orange.fr/articles/insolite/Des-feministes-enlevent-le-haut-dans-une-piscine-du-centre-de-Paris.html"&gt;faites le 3&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour accéder aux oeuvres complètes de Sade, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.sade-ecrivain.com/"&gt;faites le 4&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-5652396647513560763?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/5652396647513560763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=5652396647513560763' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5652396647513560763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5652396647513560763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/natacha-enleve-le-bas.html' title='Natacha enlève le Bas...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SgWd_-7SqCI/AAAAAAAAALU/MNCEWdUU5rU/s72-c/prod_photo1_1199_1207216360.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4286265772845845621</id><published>2009-05-09T17:03:00.008+02:00</published><updated>2009-05-09T19:03:40.520+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Natacha enlève le Haut...</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SgWbsQWdWzI/AAAAAAAAALM/HL7yK1Ywg1U/s1600-h/Bikini8_1.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SgWbsQWdWzI/AAAAAAAAALM/HL7yK1Ywg1U/s400/Bikini8_1.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333840518295935794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elles se font appeler les ''Tumultueuses''. Une quinzaine, tout au plus, de femmes d'une trentaine d'années qui font entendre la nécessité d'un certain féminisme au gré d'actions et de performances légèrement hors des cadres sociaux. La dernière en date : enlever le haut à la piscine. &lt;br /&gt;Natacha, l'une des militantes, tient à peu près ce discours : &lt;br /&gt;« C'est une action pour dénoncer la différence de traitement entre hommes et femmes, le corps des femmes étant systématiquement considéré comme plus sexuel que celui des hommes, et soumis à des normes de beauté. » "Mon corps si je veux, quand je veux, tel qu'il est". "Torse nu à la piscine parce que nous ne voulons plus nous faire contrôler!" "Il faut être belle (féminine et hétérosexuelle) et malheur à celles qui ont l'audace de montrer un corps gros, ridé ou poilu". Natacha conclut : "personne ne s'offusque des seins exposés sur les kiosques, qui sont pourtant souvent des images dégradantes, alors qu'au naturel, cela pose problème, et ça entraîne même le déploiement de policiers".&lt;br /&gt;Pour autant que l'on puisse en juger, à l'écoute de ces quelques bribes, l'argumentation des Tumultueuses est pour le moins étrange... Il est vrai que le mâle, en général, n'est guère intelligent, et qu'il peine à percevoir les nuances argumentatives de la sensibilité féminine, ses faisceaux multiples, dansants et bigarrés... Sa nature le porte, quant il pense, aux idées séparatrices, et aux enchaînements tout clairs, nets et précis. En général, il martèle et il enchaîne, l'animal testiculé. &lt;br /&gt;Essayons tout de même, faute de mieux, la tronçonneuse théorique :&lt;br /&gt;1.Natacha dénonce une différence de traitement. Le corps des femmes est a) plus sexualisé que celui des hommes b) soumis à des normes.&lt;br /&gt;2.En conséquence, Natacha revendique le droit à exposer son corps indépendamment de tout critère esthétique ou érotique. On doit pouvoir exposer un corps gros, ridé, poilu, et de lesbienne tout comme un corps plaisant.&lt;br /&gt;3.Il y aurait des figures dégradantes de la femme, style playmate, dont le spectacle est omniprésent dans une société comme la nôtre, tandis que cette même société interdit à des femmes de nager seins nus, sainement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    La force de frappe des Tumultueuses est vraiment relative. Elles pourraient, au lieu de faire commando, aller cet été à la plage, où l'exhibition des poitrines est un fait des plus banals...&lt;br /&gt;      Évidemment, il y a un savoureux paradoxe à dénoncer la sexualisation normée du corps féminin en enlevant le haut dans les piscines parisiennes. N'est-ce pas d'emblée constituer un commando sexualisé que de s'exhiber ainsi ? Mais Natacha et ses copines ne sont pas si naïves... L'action du groupuscule touche juste, en même temps, car elle met tout un chacun face à l'ambiguïté de la représentation corporelle. Elle peut signifier, au-delà du paradoxe apparent, des énoncés de ce genre :&lt;br /&gt;« Même à moitié à poil, je ne suis pas un objet sexuel. Je suis torse nu, comme vous, messieurs. Pourquoi devrais-je outre mesure dissimuler mon corps ? Mon haut est encore une inégalité, voyez-vous. C'est votre regard, messieurs, qui est en cause, et qui me sexualise, non pas mon corps en lui-même, pour lequel je réclame un droit semblable au vôtre. C'est votre regard qui doit être réformé, messieurs. »&lt;br /&gt;Reformer le regard des gars, faut dire à Natacha que c'est pas gagné... L'être de testostérone, on le sait, est totalement déterminé par sa nature animale ; il serait plutôt une victime, de ce point de vue ; et sa racine instinctive le condamne à  ne pouvoir jamais faire usage d'un esprit... pénétrant. C'est pourquoi il relèvera  l'apparente contradiction qu'il y avait à dénoncer la sexualisation du corps féminin en enlevant le haut. Sa pensée, en conséquence, ne pouvait guère s'élever au-delà d'une appréciation pré-historique : « Eh bien, ma Salope tu montres tes miches...Tu me cherches. »&lt;br /&gt;Il n'avait rien compris, de fait... Car le mâle vaut zéro dès qu'il s'agit des ambiguïtés, des entrelacs, des diagonales, des implicites, des subtilités interprétatives, etc., etc. Il a besoin de repères manichéens, style « C'est oui ou c'est non. Tu veux ou tu veux pas ? »Il n'est pas, que voulez-vous ?, l'être des peut-être, ni celui des vérités paradoxales. &lt;br /&gt;Seulement, cela, sa propre bêtise, le mâle, malin comme un singe, le sait quand même depuis longtemps... Que le corps des femmes soit plus sexualisé que celui des hommes, il s'en doute. Qu'il en soit autrement constituerait pour lui un désastre libidinal... Un monde atone et désertique à traverser, où le charme qu'il éprouve à rencontrer l'autre sexe au détour d'un regard lui serait violemment interdit. Un cauchemar : un monde sans femmes. De manière symétrique, on peut exiger pour les femmes une existence sans charmes : qu'il n'y ait plus d'agréments, aucun : ni bijoux, ni robes, ni décolletés, ni mascara. On pourra ensuite interdire les mouvements naturels et inconscients par lesquels une femme séduira, fût-ce un instant, un homme, au détour d'un geste, d'un regard ou d'une remarque. Et faire honte, pendant que l'on y est, à l'attraction soudain ressentie par un tel mâle : « c'est mal, mon gars, là, ton désir. Crève toi donc les yeux de toute urgence. » «  Quant à toi, femme, n'use jamais de tes charmes, même inconsciemment. »&lt;br /&gt;La Burka mentale, ça en impose...&lt;br /&gt;La différence sexuelle n'est pas l'inégalité. Et tout féminisme a raison de soutenir cet axiome ; mais le féminisme se fourvoie dès lors qu' il perd de vue la différence même entre la différence et l'inégalité. Paradoxalement, il nie hommes et femmes en niant cette différence. Nier la différence est  absurde, aussi absurde dans le domaine mental que dans le domaine biologique. C'est cette différence qui constitue depuis toujours le Jeu du Désir, et le Désir s'évanouirait à l'instant même où cette différence cesserait d'exister. &lt;br /&gt;Une telle différence n'a rien à voir avec les soi-disant capacités intellectuelles ou sensibles des sexes respectifs. Il est aussi absurde de penser que les hommes sont insensibles que de penser que les femmes sont inintelligentes. La deuxième proposition est celle des machistes ; la première peut parfois être celle de son envers, d'un certain féminisme outré, qui ne vaut pas mieux. &lt;br /&gt;La différence n'est pas non plus une sorte de déterminisme des sexes. Que vous preniez référence, par exemple, chez Jung ou chez Deleuze, mieux encore à partir de votre propre expérience, il vous apparaîtra que ça ne cesse, d'un côté comme de l'autre, masculin/féminin, d'être traversé par des ''contraires'', des devenirs-femme ou des pulsions-mâles. L'Humanité, en effet, c'est ce qui se joue à la rencontre, dans l'ambivalence. Nulle part ailleurs. Chacun occupe biologiquement et mentalement un pôle initial, qui est son destin d'être de l'homme ou de la femme ; mais les ressources de sa vie spirituelle se tiennent dans la manière dont cette identité préalable sera à la fois assumée et transformée par la rencontre de l'autre sexe, et la manière dont il l'intériorise. Et il y aura donc autant d'individus qu'il y aura de manière de vivre à la fois l'identité et l'ambivalence. En ce sens, si LA Femme n'existe pas, L' Homme non plus. Mais l'Humanité, oui. &lt;br /&gt;Rien n'interdit, cependant, de considérer les pôles initiaux. Ils ont une réalité. Chacun explore une structure qu'il constate, la sienne, de mâle ou de femelle. On ne voit pas pourquoi, sinon, l'homme-mâle serait systématiquement pourvu de seins atrophiés et inutiles, et la femme d'un autre organe sexuel que le célèbre phallus, fort heureusement pour ce dernier. D'un autre orgasme, en définitive. Différence qu'il est possible d'observer au niveau cérébral, tout aussi bien. &lt;br /&gt;Le Jeu du Désir, chacun en a un savoir plus ou moins conscient. Plus ou moins, car un tel Jeu ne requiert pas la lucidité, qui peut même être obstacle à son bon déroulement. C'est en toute innocence qu'on y jouera le mieux. &lt;br /&gt;En tout cas, Natacha et ses copines n'aiment guère le Jeu... &lt;br /&gt;Dommage pour elles ; car il y a fort à parier qu'elles auraient été bien plus sexy dans leur deux-pièces, offertes à l'imagination dévoilante et à la pulsion visuelle des hommes. &lt;br /&gt;Cette même pulsion qui les poussera, les cochons, à y aller voir de plus près, constituant en Objet de Désir le Gang des Tumultueuses (un exploit à vrai dire). Natacha et ses copines furent bien  gentilles. Mais les voilà prêtes à entamer une carrière de porno-star sur le Net.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/natacha-enleve-le-bas.html"&gt;Le mâle dégénéré et dégoûtant, je n'en doute pas un instant, cliquera donc ici avec allégresse&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/natacha-enleve-le-bas.html"&gt;Le saint s'abstiendra, et retournera à la lecture édifiante des oeuvres complètes de Sade – qu'il copiera cent fois&lt;/a&gt;.Ici&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/natacha-enleve-le-bas.html"&gt;Les lectrices, que j'allais oublier, de toute évidence, n'étant guère galant,se rabattront éventuellement, au choix, sur le dernier numéro de Glamour ou de Madame Figaro&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4286265772845845621?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4286265772845845621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4286265772845845621' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4286265772845845621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4286265772845845621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/natacha-enleve-le-haut.html' title='Natacha enlève le Haut...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SgWbsQWdWzI/AAAAAAAAALM/HL7yK1Ywg1U/s72-c/Bikini8_1.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-183940040397821624</id><published>2009-05-05T01:04:00.010+02:00</published><updated>2009-05-05T01:25:52.045+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><title type='text'>Le Cas Dieudonné...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sf91GMQqVCI/AAAAAAAAALE/fte_FbLaOBs/s1600-h/dieudonn%C3%A9.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sf91GMQqVCI/AAAAAAAAALE/fte_FbLaOBs/s400/dieudonn%C3%A9.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332109233060729890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Interdire les listes ''anti-sionistes'' de Dieudonné ? Voilà encore une de ces fabuleuses idées qui jouent, dans notre système, le rôle de paravents à tout mistral authentiquement démocratique... Le pouvoir politique, le médiatisme, à sa suite -  plus ou moins volontaire - cherchent avec un talent certain à fixer l'inessentiel, l'accidentel, pour mieux laisser dans la pénombre structurelle nos véritables problèmes. Le cas Dieudonné est exemplaire. Disons-le d'emblée : Il n'a en réalité aucune importance. Et c'est de le monter en épingle, ce cas, que se nourrit en vérité la continuation du système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  I- Le cas Dieudonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Qu'il soit bien entendu que le personnage et ses idées sont à mes yeux médiocres, condamnables. Je vois un comique douteux, dont la dérive psychologique et professionnelle a pour scène la provocation de plus en plus affirmée, entre guise de martyr, désir d'exister, et relents antisémites, relents  qui n'apparaîtront paradoxaux qu'à ceux, vierges naïves, qui imaginaient  qu'il était impossible à un homme dont la peau est noire, à son tour, de haïr... &lt;br /&gt;  Coluche, en son temps, avait à peu près son programme présidentiel. Tout au plus Dieudonné, dans ses moments les meilleurs, croit-il y trouver son modèle. A ceci près qu'il doit se livrer à un exercice assez infâme, dans notre structure médiatique, pour obtenir un effet de ce genre. C'est que les temps ont déjà changé... Il faut frapper fort, à l'arme nucléaire, contre tout bon sens, pour obtenir sa scène médiatique. &lt;br /&gt;  Dieudonné est évidemment sans intérêt pour la pensée. Le conflit palestinien mérite une approche pacifique et bilatérale, tout simplement.  Dieudonné est aussi subtil que ceux qui identifient la croix gammée à l'étoile de David. Ce qui est pour le moins le comble de la bêtise et de la monstruosité. &lt;br /&gt;  Je dis cela en désirant au pire une Palestine autonome. Je veux dire : au mieux un espace où israéliens et palestiniens pourraient cohabiter comme nordistes et sudistes en France...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; II- Interdire Dieudonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Voilà donc l'idée. Interdire l'infâme.&lt;br /&gt;  Mais de qui se moque-t-on ? Croit-on sérieusement que les problèmes induits par le fonctionnement des démocraties actuelles tournent autour de quelques rares listes ''anti-sionistes'' pour les élections européennes.  Ici, la propension de Dieudonné à faire parler de lui rejoint paradoxalement les intérêts du système gouvernant, et l'on assiste à cet étrange spectacle où le provocateur sert, plus ou moins inconsciemment, les finalités d'un tel système – ce qui suffira, au passage, à prouver qu'un changement radical des règles du jeu ne s'obtiendra pas simplement par aboiements furieux de chien enragé ou médiatique, et qu'il nous faudra autre chose, une autre méthode.&lt;br /&gt; L'époque n'est plus coluchienne... Les choses changent vite...&lt;br /&gt;Il est très facile, en aïkido, aux dames, aux échecs ou en politique, de renverser les forces. C'est là ce qui se passe. Dieudonné sert (au-delà de son ego)  les intérêts du système. Il est ce point de fixation qui nous fera oublier le vrai scandale, et qui ne consiste pas en ceci qu'un comique brouille les pistes (entre politique et spectacle, négritude et judaïsme, etc.) &lt;br /&gt;Il est bien utile, dès lors, Dieudonné, comme repoussoir, et garantie, a contrario, de la Beauté Absolue d'un système Démocratique qui ne l'accepterait point, ce Monstre indigène qui a dépassé les frontières et les limites. &lt;br /&gt;On ne nous montre la frontière de l'acceptable et de l'inacceptable - l'affaire Dieudonné sera sans nul effet sur l'avenir politique de notre peuple, qu'il présente ou non ses listes -  que pour mieux nous faire oublier l'essentiel : la pure vacuité de notre système démocratique, son indigence, son archaïsme, sa totale incapacité à prendre en compte la réalité même, la puissance directe. &lt;br /&gt;  Vous pouvez bien aller dire NON à l'Europe libérale. Le parlement se chargera de dire OUI.  Les clefs ne sont donc pas celles des masses, dès le départ.&lt;br /&gt;   En ce sens, l'affaire Dieudonné est l'épouvantail des pigeons que nous sommes - juifs, musulmans, chrétiens, ou athées.&lt;br /&gt;  Non, croyez-moi, là n'est pas l'essentiel... Ce rideau de fumée que l'on aimerait nous ferait croire sidéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  III- Les problèmes d'une &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/03/constitution-et-inaction.html"&gt;Démocratie Virtuelle&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La Démocratie Virtuelle, c'est pour moi le système de l'isoloir rendu accessible de temps à autre, semblable en cela au Pardon religieux, ou à quelque manifestation transcendante. Je sais bien qu'on entend souvent par ''Démocratie Virtuelle'' les possibilités nouvelles de la communication internet, celles que nous utilisons, à l'instant. Mais il faudrait d'abord remettre les choses en place. La &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/un-article-paru-dans-le-journal.html"&gt;''Démocratie Virtuelle''&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, c'est surtout ce système archaïque qui vous rend attentifs, tous les cinq ans, à la différence entre La Madonne Ségolène et Le Speedy Gonzales de l'efficacité.  La question Dieudonné est tout simplement un élément de propagande qui participe de la continuation de ce système, vous invitant à placer la limite à l'intérieur même de ce cirque. Détestez donc Dieudonné, l'impossible, pour accepter le reste... En somme, une Tête-de-Noir-Antisémite est aussi pratique qu'une Tête-de-Turc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  III- Extrême Gauche, extrême Droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    On s'en prendra à ces quelques considérations en disant qu'elles légitiment ou minimisent d'une manière ou d'une autre les agissements maléfiques de Dieudonné. Nous l'avons dit, cependant : Dieudonné est sans intérêt. Son spectacle est nauséabond. Ce n'est pas notre problème. Mais la récupération de Dieudonné par le système est le symptôme provisoire de nos errances structurelles, de la main-mise du virtuel politique sur le réel, de la manière dont la propagande opiacée se fait volutes inconscients en nos esprits.&lt;br /&gt;   En tout cela, ce qui se joue c'est la confusion entretenue entre  l'extrême droite (dont Dieudonné est un produit paradoxal, le ''bon noir'' du FN, comme les nazis avaient leur ''bon juif'') et la soi-disant ''extrême-gauche''. &lt;br /&gt;   En dernier lieu, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/pourquoi-sequestrer-les-patrons.html"&gt;la stigmatisation des extrêmes sert toujours, aussi, à discréditer la soi-disant ''extrême-gauche''&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, terme que, d'ailleurs, je n'aime pas - sans croire pour autant que parler de ''gauche radicale'' suffira à régler, au vocable près, le problème.&lt;br /&gt;   Ici, bien entendu, la pente est glissante. ''Les extrêmes se rejoignent'', ''les intégrismes s'entendent'', etc.  Nous entendons sans cesse tout cela. &lt;br /&gt;  &lt;strong&gt; &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/dictature-du-proletariat.html"&gt;A la limite : Besancenot = Le Pen = Hitler = Staline, etc&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;  Il faudra vraiment rompre avec ce genre de stupidité. &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/petit-le-communisme-cest-comme-le.html"&gt;Il faudra pouvoir affirmer une pensée de gauche ''radicale'' sans immédiatement être identifié, au cercle près, à l'extrême droite&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt; Il faudra réaffirmer la différence fondamentale entre la gauche radicale et l'extrême-droite, sans se laisser d'emblée encercler par le qualificatif purement médiatique : &lt;strong&gt;«  &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/dictature-du-proletariat.html"&gt;z'êtes extrémistes, vous.&lt;/a&gt; » &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;   Ce qui nous manque le plus, en effet, c'est de retrouver le sens radical...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-183940040397821624?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/183940040397821624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=183940040397821624' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/183940040397821624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/183940040397821624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/le-cas-dieudonne.html' title='Le Cas Dieudonné...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sf91GMQqVCI/AAAAAAAAALE/fte_FbLaOBs/s72-c/dieudonn%C3%A9.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8014355093944641257</id><published>2009-05-04T02:34:00.010+02:00</published><updated>2009-05-04T03:08:04.766+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='polémiques'/><title type='text'>Pour une Nouvelle Philosophie des Poubelles</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sf44cjJgknI/AAAAAAAAAK8/9vhpPQhBs5U/s1600-h/blogpoubellenytimes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sf44cjJgknI/AAAAAAAAAK8/9vhpPQhBs5U/s400/blogpoubellenytimes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331761071975862898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="381"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x957zk_pour-finkielkraut-internet-est-une_news&amp;related=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x957zk_pour-finkielkraut-internet-est-une_news&amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x957zk_pour-finkielkraut-internet-est-une_news"&gt;Pour Finkielkraut, internet est une poubelle&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/asi"&gt;asi&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22635"&gt;Alain Finkielkraut fait les Poubelles&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.  Cet esprit splendide a assez médité sur les possibilités de ce nouveau média, le Net, pour en conclure un magnifique lieu-commun : il est une zone de non-droit, dangereuse. Internet ? Un « asile pour les images, les photos, les conversations volées. » «  Une Poubelle pour toutes les informations. »Voilà, n'en doutez pas, de l'analyse. Point final sur l'arobase et nos triples w. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22635"&gt;La fugace vidéo qu'Agoravox a diffusée&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, il est vrai, n'est guère à l'avantage du philosophe, qui, de toute évidence, et à plusieurs reprises, est dépassé par la question, faute d'une connaissance plus précise et ouverte de cette réalité. On doit sérieusement admettre une indigence de sa pensée. &lt;br /&gt;Mais il serait trop facile de s'en prendre à un moment de patente faiblesse argumentative. Cela arrive, je suppose, même aux ''meilleurs''... Il est plus intéressant de se demander ce qui circule d'incompréhension dans ce discours... &lt;br /&gt;Finkielkraut prend un exemple et imagine que Daily Motion diffuse une de ses conversations privées et détendues, captée à la caméra d'un téléphone portable. On suppose sans peine, en effet, que le philosophe aurait pu en raconter en secret des vertes et des pas mûres, si on en croit déjà quelques-unes de ses déclarations tout à fait officielles... Exemples ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En France, on aimerait bien réduire ces émeutes à leur dimension sociale, les voir comme une révolte des jeunes des banlieues contre leur situation, contre la discrimination dont ils souffrent, contre le chômage. Le problème est que la plupart de ces jeunes sont des Noirs ou des Arabes avec une identité musulmane. Regardez ! En France il y a aussi des immigrés dont la situation est difficile — des Chinois, des Vietnamiens, des Portugais — et ils ne prennent pas part aux émeutes. C'est pourquoi il est clair que cette révolte a un caractère ethnique et religieux. » &lt;br /&gt;« Les gens disent que l'équipe nationale française est admirée par tous parce qu'elle est black-blanc-beur. En fait, l'équipe de France est aujourd'hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l'Europe. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est beau, la dentelle... Un philosophe, comme tout un chacun, doit savoir parfois fermer sa gueule... &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=22635"&gt;Revenons au débat, en vidéo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qu'on lui aura donc officiellement dérobé : le philosophe se suppose alors sans recours, violé dans son intimité, au détour d'une conversation entre amis. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com"&gt;L'internet met en danger, en effet, le plus secret de ma vie... &lt;br /&gt; La preuve est que je m'y exprime, comme vous&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut qu'on lui rappelle, à Finkielkraut, que le net n'est nullement une zone de non-droit. Le voilà bien étonné de savoir qu'une vidéo le concernant, privée, et qui lui poserait problème, serait retirée de Daily Motion bien avant,  - heureusement pour lui -  qu'il ait à se présenter au Tribunal.&lt;br /&gt;Daniel Schneidermann a en définitive une réponse savoureuse et subtile : « Internet, ça n'existe pas. » Il entend par-là lui rappeler qu'il y a une différence entre le blog anonyme et le site du Monde, qui ne sont pas, ajoute-t-il, les « mêmes lieux. »&lt;br /&gt;Cette remarque est non seulement juste, mais profonde. Elle montre immédiatement la stupidité réductrice de l'analyse de Finkielkraut qui se nourrit simplement des préjugés les plus courants sur le net, mais aussi, il est vrai, d'une posture endurante qui est la sienne, et dont l'ossature fut toujours un conservatisme de bon aloi, sans considération pour les volontés d'émancipation un peu plus radicales. La pensée de Finkielkraut a toujours eu la tiédeur d'un centre-droit fier d'avoir à concilier avec lenteur et circonspection tradition et modernité, tiédeur il est vrai traversée paradoxalement par de soudains bouillons d'amalgames et de communautarisme. &lt;br /&gt;Rien d'autre, tandis qu'il est un des philosophes les plus médiatiques de notre temps.&lt;br /&gt;Qu'on ne s'étonne pas, dès lors, de la vacuité de sa pensée quant à la richesse et à la diversité du travail d'internet : le médiatisme télévisuel et radiophonique d'un tel Génie l'empêche de percevoir ce qui se passe ici, chez nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que voulait lui dire, en définitive, Schneidermann ? « Internet, ça n'existe pas. » &lt;br /&gt;      Peut-être disait-il, cet excellent journaliste, qu'il faut éviter deux erreurs :&lt;br /&gt;La première, celle de Finkielkraut -  pur produit du médiatisme traditionnel - et qui consiste, en manichéen, à opposer la Bonne Information, l'Information sérieuse, aseptisée, officielle tant qu'on y est, à l'anarchisme et aux flux inconséquents et irresponsables du Net. Autant dire qu'Agoravox fait pipi de chat, et le Figaro splendeur d'objectivité. &lt;br /&gt;La deuxième qui consisterait à croire qu'Internet est radicalement différent du régime traditionnel des médias plus traditionnels. Ce qui est faux. Car ce sont les mêmes questions qui sont en jeu, ici. En particulier, celle de l'exposition, et celle de la qualité et de la vérité des informations. On peut même affirmer, premièrement, que l'exposition médiatique est bien plus difficile à acquérir sur la toile que sur papier ou écran plasma. Le Net n'est d'abord qu'une matrice de possibilités de connections. Quant à la qualité et la vérité des informations, leur régime est certainement différent de celui, d'avance réglé, des médias plus traditionnels. Il peut y avoir plus d'errance, d'une part, c'est entendu ; mais plus de profondeurs, de libertés ou d'originalités, d'autre part. Mais ne cédons pas à notre tour au dualisme des bons et des méchants. Il se peut que le télévisuel fasse bouquets de questions réelles. &lt;br /&gt;       Finkielkraut est en définitive représentatif de la garde médiatique traditionnelle de la philosophie, largement dominée par des auteurs sans grande profondeur essentielle, les BHL, Glucksmann, etc. (ce ne sont, en philosophie pure, puisqu'ils se disent philosophes, ni Sartre, ni Deleuze, ni Badiou), penseurs incapables de surcroît de comprendre les structures nouvelles de leur temps, et cependant coqs bienheureux d'occuper l'espace millionnaire de la Télévision. &lt;br /&gt;       Qu'on se méfie donc de la poubelle... de la philosophie...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-8014355093944641257?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/8014355093944641257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=8014355093944641257' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8014355093944641257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/8014355093944641257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/05/pour-une-nouvelle-philosophie-des.html' title='Pour une Nouvelle Philosophie des Poubelles'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sf44cjJgknI/AAAAAAAAAK8/9vhpPQhBs5U/s72-c/blogpoubellenytimes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-6661603105385706671</id><published>2009-04-28T19:34:00.009+02:00</published><updated>2009-04-28T23:12:11.899+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Hadopi, mon Amour</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sfc-ptnqKuI/AAAAAAAAAKs/xCgznjHfBX4/s1600-h/piratage.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sfc-ptnqKuI/AAAAAAAAAKs/xCgznjHfBX4/s400/piratage.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329797570357766882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; La Loi Hadopi ne pose pas seulement la question de savoir si chacun d'entre nous pourra continuer comme il l'entend, et en toute bonne conscience, à télécharger allègrement musiques et vidéos de son choix. Gratuitement, et avec plaisir. Elle est emblématique de l'état actuel du système capitaliste, en particulier de son évolution depuis les bases de son analyse  (Marx.) &lt;br /&gt;   Une telle loi tente de réguler au profit de la continuation du système de la production et de la consommation un ensemble de problèmes et d'évolutions. Nous pourrions au moins en remarquer quatre :&lt;br /&gt;1.La dématérialisation progressive des objets consommables.&lt;br /&gt;2.La naissance et l'extension de la classe moyenne, au sens le plus large du terme.&lt;br /&gt;3.La mondialisation des problématiques.&lt;br /&gt;4.L'essor considérable des pratiques artistiques et culturelles, assimilées à des produits de&lt;br /&gt;consommation ''nobles'' mais finalement configurables selon les lois habituelles du marché.&lt;br /&gt;C'est la coordination de ces quatre évolutions qui explique que les Etats soient confrontés à un problème d'un nouveau genre. Problème simple : la Gratuité devient une possibilité technique capitaliste (1) à laquelle un grand nombre peut accéder (2), que l'on ne sait guère comment éviter dans le cadre d'une juridiction nationale (3) et qui concerne une production importante, dite artistique, où des portions de capitaux sont en jeu (en particulier le cinéma, la musique populaire) (4). &lt;br /&gt;     La Gratuité, c'est-à-dire l'impensable du système capitaliste. Son démon le plus inimaginable et redoutable. L'inversion des valeurs du système. &lt;br /&gt;      On sait qu'il y a toujours eu deux interprétations du marxisme originaire. La première prend les armes et les devants et elle veut frapper. La deuxième, patiente et calculatrice, croit en l'auto-effondrement du capitalisme par une sorte, progressive, de nécessité logique et historique. &lt;br /&gt;     La Gratuité semble à première vue appartenir à la deuxième interprétation, au moins comme événement du système curieusement inattendu et inévitable. Le Capitalisme a produit, de structures technologiques en dématérialisations, la possibilité de sa bête noire, et cherche maintenant à éteindre l'incendie intérieur, l'implosion. &lt;br /&gt;     La loi Hadopi (pour autant que quelques députés soient au travail pour la voter. Essayez donc de singer un tel absentéisme dans votre domaine, et témoignez-nous de votre licenciement) repose sur deux principes : 1. La répression ; 2. La surveillance. &lt;br /&gt;   Répression si vous continuez, décidément, à vous comporter en corsaire du Net. On vous les coupera... les possibilités. Et vous ne pourrez plus même envoyer un mail à votre grand'mère.     &lt;br /&gt;   Surveillance : vous serez un bon citoyen en acceptant le logiciel de l'Etat, le troyen officiel qui vérifiera que vous ne vous livrez pas à des actes illégaux – et à quoi d'autre dans le futur ? Au bon déroulement de votre vie privée ? Le troyen, rassurez-vous, est et restera un Ange. Toujours la même logique : le bon citoyen ne porte pas de cagoule, ni ne voit d'inconvénient à ce que la police fouille ses puces et sa carte mémoire. &lt;br /&gt;   Rassurons-nous : le troyen officiel aura fort à faire. Car il ne faudra pas longtemps pour que les experts de la piraterie le désactive ou le leurre... Avant que les experts officiels n'inventent le Cheval de Troie de génération II, etc., le tout nous livrant à une lutte qui ne sera ni plus ni moins que celle qui a lieu entre les virus et les antivirus, à ceci près que l'étendard de la Légalité, pour une fois, sera viral... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Là n'est cependant pas l'essentiel. Nous savons très bien que nous nous amuserons du virus Hadopi 17 ou 19 comme les lycéens du piratage d'une console de jeux, quelques experts nous montrant tôt ou tard comment faire pour faire croire au trojan que nous sommes de bons citoyens... L'essentiel, ce serait plutôt de savoir ce que nous donne à penser, en définitive, l'existence de la Gratuité au centre même d'un système capitaliste.&lt;br /&gt;   Évidemment, il y a la première lecture. Celle-ci maintiendra la nécessité de la Gratuité, à tout prix, ce libéralisme d'un tout nouveau genre, comme affolé de lui-même. L'Idée enfin généreuse. De l'autre, il y a ceux qui rappellent que rien, si ce n'est l'oxygène biologique, et le droit de vivre, ne peut raisonnablement être approprié sans contre partie. &lt;br /&gt;    Créer gratuitement, c'est pourtant exactement, les uns et les autres, ce que nous sommes en train de faire... On ne voit pas qu'Agoravox et que tous  nos blogs soient autre chose... D'où en conclure que le droit d'auteur (qui est plutôt un droit de producteur, la plupart du temps) concerne essentiellement des entreprises dont l'aspect financier prime sur l'aspect artistique. Ou des artistes et producteurs qui ont assez d'argent pour vivre mieux que nous jusqu'au terme de leur destinée. &lt;br /&gt;   Dans mon domaine, très pointu, je ne connais guère de ''philosophes'' qui ne donnent pas par pure générosité un texte ou une recherche. La philosophie peut paraître absconse. Mais soyez-sûr qu'il n'est jamais question, lorsque nous écrivons un texte, de droits d'auteurs (ou si peu...).  La satisfaction est certainement ailleurs.&lt;br /&gt;    Il serait cependant excessif, au nom d'une critique forcenée du libéralisme, et de la joie qu'il y a à constater que sa citadelle est prise d'assaut de l'intérieur même, de nier toute réalité à la notion de droits d'auteur. &lt;br /&gt;    Il y a trois Idées politiques : la liberté, la propriété, l'égalité. Notre temps est certainement dictature de la propriété sur fond d'une quasi-illusion d'égalité formelle des droits. Mais la propriété ne peut être entièrement laminée par les autres valeurs, l'égalité et la liberté, leur affirmation fût-elle plus essentielle dans un temps comme le nôtre que la perpétuation de la propriété, dont le motif est toujours, en définitive, inégalitaire. &lt;br /&gt;    Le droit d'auteur n'a pas toujours existé. Il admet, de plus, une limite post-mortem dans le temps. Vous pouvez librement éditer, si cela vous chante, les oeuvres de Rimbaud, ou de Kant. Néanmoins, il est de ces artistes, de ces écrivains, de ces philosophes même, qui vivent ou aimeraient vivre péniblement du fruit de leur passion. &lt;br /&gt;   Hadopi est certainement une loi stupide. Qui concerne les capitaux artistiques dont le niveau d'exploitation est tel qu'il importe peu que j'en télécharge maintenant une copie  ; et qui, d'abord, voudrait que ce marché continue son expansion, quand bien même il s'agit souvent (mais pas nécessairement) des oeuvres les moins profondes ou dont la réputation est pour le moins surfaite. Loi qui ne concerne pas, en revanche, les oeuvres et les artistes profonds, beaucoup moins exposés. &lt;br /&gt;   Hadopi est maligne pour autant qu'elle veut sauver la suture de la marchandise et de l'art, en entamant une fois de plus le rayon de la sphère privée, dont la restriction est définition même de la dictature. Rien d'autre. &lt;br /&gt;   Mais cela ne veut pas dire, à mon sens, qu'il faut simplement s'en remettre aux flux gratuits s'échangeant de part et d'autre. Il y aurait quelque naïveté à croire que la Gratuité est l'Ange de la Démoniaque Propriété, et que tout se jouera dans l'élection manichéenne de l'un des deux termes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ce qu'il y a, c'est, osons-le dire, un nouveau rapport que l'Etat a à inventer à l'égard des créateurs, des artistes, des écrivains... Un rapport absolument nouveau qui implique au moins trois principes :&lt;br /&gt;1.Une liberté d'expression.&lt;br /&gt;2.Un mécénat intelligent et endurant.&lt;br /&gt;3.Un ensemble de responsabilités qui incombe aux créateurs en retour.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Il se pourrait, alors, que vous n'ayez plus à cliquer&lt;strong&gt; &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/hadopi-mon-amour-1.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, en toute illégalité, pour entendre cela...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-6661603105385706671?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/6661603105385706671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=6661603105385706671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6661603105385706671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6661603105385706671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/hadopi-mon-amour.html' title='Hadopi, mon Amour'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sfc-ptnqKuI/AAAAAAAAAKs/xCgznjHfBX4/s72-c/piratage.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-7844246772082386648</id><published>2009-04-28T19:29:00.005+02:00</published><updated>2009-04-28T23:18:07.287+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Hadopi, mon Amour (1)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfdyhDIkxVI/AAAAAAAAAK0/nl8A4CBy0wk/s1600-h/emule.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 215px; height: 273px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfdyhDIkxVI/AAAAAAAAAK0/nl8A4CBy0wk/s400/emule.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329854596118791506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;POUR FAIRE DE LA RESISTANCE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.emule-emule.info/fr/"&gt;CLIQUEZ ICI&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-7844246772082386648?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/7844246772082386648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=7844246772082386648' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7844246772082386648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7844246772082386648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/hadopi-mon-amour-1.html' title='Hadopi, mon Amour (1)'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfdyhDIkxVI/AAAAAAAAAK0/nl8A4CBy0wk/s72-c/emule.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-6295158550995044171</id><published>2009-04-25T00:07:00.012+02:00</published><updated>2009-04-26T22:59:40.519+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La politique et le Génie (Kasparov vs Poutine)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI9Zyt8CdI/AAAAAAAAAKk/Dhthn0DZqfE/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 206px; height: 206px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI9Zyt8CdI/AAAAAAAAAKk/Dhthn0DZqfE/s400/untitled.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328388822453193170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI8U7xQbCI/AAAAAAAAAKc/NwTi3FIFj5c/s1600-h/26px-Chess_l44.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 26px; height: 26px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI8U7xQbCI/AAAAAAAAAKc/NwTi3FIFj5c/s400/26px-Chess_l44.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328387639472057378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI4VO78J5I/AAAAAAAAAKU/P0qVCch1J0w/s1600-h/070425_russie_kasparov_asuivre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 283px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI4VO78J5I/AAAAAAAAAKU/P0qVCch1J0w/s400/070425_russie_kasparov_asuivre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328383246570629010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Garry Kasparov est considéré par les spécialistes comme le plus grand joueur d'échecs de tous les temps. Son Elo (une valeur totalement mathématique du niveau du joueur en fonction de ses résultats par rapport aux autres ; un domaine fort différent, objectivement, de la poésie ou de la philosophie, par là même)  est record du monde (2851). Je vous souhaite bien du courage pour y parvenir sans devenir fou... de ne point y parvenir... Une vie (à part la sienne) n'y suffirait point. Ce jeu est aussi complexe, en son essence, que les mathématiques les plus profondes. Il y faut, de surcroît, des qualités de sportif... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pénétrer la pensée d'un Génie est une expérience singulière et excitante.  Que vous soyez joueur d'échecs ou non, vous vous régalerez d'une telle exploration de ce que l'esprit humain est, à la limite du surnaturel, capable. &lt;br /&gt;Car vous savez que vous n'êtes pas un Génie, votre mère s'étant chargée de vous le faire savoir dès votre premier pipi au lit... Et vous aimeriez bien savoir ce que c'est, la pensée d'un génie. Voilà donc  ce que c'est,  la réflexion géniale : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Voir le diagramme.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation est complexe. Topalov (puissance élo = 2812) , qui a les noirs, a une position à la fois dynamique et solide. Du reste, c'est  l'un des meilleurs joueurs du Monde. 99,9999999 pour 100 des joueurs de cette galaxie (il y a des millions d'amateurs) plient sous ses combinaisons immédiates et, surtout, sur ses vues à long terme...&lt;br /&gt;Kasparov (puissance élo =2851) pense : &lt;br /&gt;«  Tu vas pas faire chier, mon petit Topalov, avec ta position de Merde que je vais éclater d'une manière ou d'une autre. » &lt;br /&gt;C'est ça, le génie... Une volonté de puissance, comme disait Nietzsche, portée à l'extrême...&lt;br /&gt;Et, soudain, ça marche : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24.Txd4! cxd4 25.Te7+! Rb6 (Dxe7? 26.Dxd4+ Rb8 27.Db6+ suivi de mat) 26.Dxd4+ Rxa5 27.b4+ Ra4 28.Dc3 Dxd5 29.Ta7 Fb7 30.Txb7 Dc4 (la menace des Blancs était Ff1 suivi de Fxb5) 31.Dxf6 Rxa3 32.Dxa6+ Rxb4 33.c3+! Rxc3 34.Da1+ Rd2 35.Db2+ Rd1 36.Ff1! Td2 (Dxf1 37.Dc2+ suivi de mat) 37.Td7! Txd7 38.Fxc4 bxc4 39.Dxh8 Td3 40.Da8 c3 41.Da4+ Re1 42.f4 f5 43.Rc1 Td2 44.Da7 1-0&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez bien évidemment suivi ? Pas si difficile que cela, d'être le meilleur au monde... Suffit d'en vouloir et de calculer... Ou plus exactement : de vouloir calculer. La Tour n'avait rien à faire en d4 ; c'est justement pour cela que Kasparov l'y place, sacrifiant l'économie matérielle de ses forces  pour ouvrir des possibilités insoupçonnables mais parfaitement mathématiques. Le coup paraît absurde, à première vue. C'est un coup de débutant qui ne sait pas ce que vaut une Tour et qui la donne, au hasard, pour... rien. &lt;br /&gt;Mais le coup est génial, en profondeur. La suite est une déduction prodigieuse et à peu près imparable (Selon les ordinateurs les plus pointus, néanmoins,Topalov aurait pu mieux se défendre, et espérer, peut-être, une partie nulle). Il vous faudrait penser les chiffres du Loto pour y parvenir, à cette déduction. A ceci près qu'en lieu et place du hasard il y a ici un fil logique possible, que seul Kasparov a su voir... En mathématicien guerrier...&lt;br /&gt;On raconte qu'Alekhine, le champion du Monde d'antan, (puissance élo  = 2727, j'imagine un peu)  et Bogolioubov, son Prétendant au Titre,  (puissance élo =2659, puissance élo qui est l'obsession des joueurs d'échecs, vous l'avez compris, maintenant) , deux immenses joueurs en leur temps, se retrouvant simultanément en prison pour des raisons politiques, dans la même cellule, jouèrent de nombreuses parties imaginaires, au plafond, voyant en l'esprit les cases, les pièces et les combinaisons...&lt;br /&gt;Fischer (puissance élo = 2740, un record en son temps) dévasta entièrement sa chambre d'hôtel, un jour de défaite. Le cavalier en f6 avait failli, en dépit de ses calculs... Raison suffisante, en effet, pour devenir fou. Capablanca, un cubain, génial stratège asséchant les possibilités adverses, (puissance élo = 2709) ne perdit que quatre parties durant son règne de champion du monde, avant d'être battu par cet Alekhine foudroyant et imaginatif, très différent de lui, qui se présenta à son tour en alcoolique anonyme incompris (mais star en son domaine) contre son Prétendant Max Euwe, un pur théoricien hollandais (puissance élo = 2658) et perdit son titre. Mais il revint après une cure salvatrice lui en mettre une sacrée, au Max, du genre Barcelone-Lyon, rappelant à ceux qui en doutaient qu'Euwe n'était pas Alekhine. Euwe calculait ; Alekhine imaginait puis calculait.&lt;br /&gt;Kasparov a, depuis quelques années, annoncé sa retraite, n'ayant plus rien à prouver, désireux de se consacrer à l'opposition à Poutine. Chouette et courageuse idée en effet  : domaine dans lequel il a en tout et pour tout récolté quelques jours de Prison pour manifestation illégale et quelques maigres pour cent de l'électorat. Gageons que Kasparov, méprisé par les urnes malgré sa popularité à la Zidane en Russie,  a sous-estimé le génie radical d'un Poutine (puissance élo infinie), ce Staline de la démocratie russe retrouvée :  «  Tu vas pas faire chier, mon petit Kasparov, avec ta position de Merde que je vais éclater d'une manière ou d'une autre. » C'est ça, le Génie de Poutine. Point final.&lt;br /&gt;Ben Oui, la Politique, c'est plus simple, niveau calcul, que les Echecs... Quel naïf, ce Kasparov, du haut de son génie tout à la fois calculatoire et poétique, de ne pas l'avoir ... compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kasparov commet une erreur contre Anand,  immense rival. Il s'en rend compte immédiatement. &lt;br /&gt;Voilà le plus troublant chez ce génie du genre. Il n'a jamais rien caché de ses émotions. Il n'a jamais eu besoin du masque du joueur de Poker... Dans la victoire comme dans la défaite. &lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/kZqcT66Fkzw&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/kZqcT66Fkzw&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kasparov, people, fait plaisir à des joueurs de club aguerri (élo 1600-2200), les affrontant simultanément (une pratique aussi courante chez les Grands Maîtres que les Colloques chez les Universitaires). Résultat attendu : 25-0. &lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lsG7sdF4X8k&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/lsG7sdF4X8k&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kasparov perd la 23ième partie pour le titre de Champion du Monde de son match contre Karpov,  (élo 2740), voulant à tout prix forcer le gain alors qu'il aurait été raisonnable d'accepter la partie nulle (sa seule faiblesse psychologique, en effet). L'arbitre intervient car la partie doit être poursuivie le lendemain, 40 coups ayant été joués de part et d'autres (5 heures de combat, le peu de temps restant à chacun des joueurs pour atteindre les 40 coups, sous peine de défaite, expliquant la vitesse  finale de jeu, appelée Zeitnot par les joueurs : de purs réflexes ). Mais Kasparov, évidemment conscient du désastre,  abandonne sans vouloir reprendre la partie. Séville, 1987. Kasparov n'en sera pas moins Champion du Monde. &lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/nMLww24135E&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/nMLww24135E&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-6295158550995044171?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/6295158550995044171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=6295158550995044171' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6295158550995044171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6295158550995044171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-politique-et-le-genie-kasparov-vs.html' title='La politique et le Génie (Kasparov vs Poutine)'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfI9Zyt8CdI/AAAAAAAAAKk/Dhthn0DZqfE/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-7774098401510571713</id><published>2009-04-23T23:49:00.001+02:00</published><updated>2009-04-23T23:53:01.952+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Mon chien m'a enfin parlé</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfDiyBHlNmI/AAAAAAAAAKM/rDE_LxSj0oY/s1600-h/chat-peur-humour-animal.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 306px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfDiyBHlNmI/AAAAAAAAAKM/rDE_LxSj0oY/s400/chat-peur-humour-animal.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328007708100867682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon chien, ce matin, m'a parlé : «  Je ne sais pas que je vais mourir », m'a-t-il-dit.&lt;br /&gt;J'en fus surpris. Se pouvait-il qu'il en sache autant ? Sur lui, et sur moi.&lt;br /&gt; Etrange...&lt;br /&gt;Mon chien ne ressemble habituellement à rien. Il se contente la plupart du temps d'aimer s'abreuver à une cuvette de chiottes à peine tirée par mes soins. Bel animal, en vérité.&lt;br /&gt;Néanmoins, il avait parlé... &lt;br /&gt;J'en avais rêvé, plusieurs fois, songeant par-là même à ce que les âmes enfantines décident immédiatement : « que les animaux sont comme les hommes. » &lt;br /&gt;Mais là, c'était un fait. Il avait dit... qu'il ne savait pas... Par-là manifestant un savoir certain et conscient.&lt;br /&gt;Si les chiens se mettent à savoir qu'ils ne savent pas, les hommes doivent-ils ne plus savoir qu'ils savent ? C'était là la question, ce matin, qui me taraudait.&lt;br /&gt;L'araignée vint cependant à moi. « Cesse donc de te compliquer l'esprit. Ton Chien ne peut t'avoir dit cela. Sois donc simple. Nous ne pensons pas, ni lui, ni moi. Contrairement à toi, l'Etre humain. Lis donc Lacan, si tu es doutes, ignorant... »&lt;br /&gt;Evidemment...&lt;br /&gt;Je repris donc mes esprits ; et dévorai sur-le-champ un Os, me souvenant de la formule de Spinoza selon laquelle : « L'homme libre ne pense rien moins qu'à la mort. » &lt;br /&gt;Je fus définitivement soulagé. Prenant de surcroît contact avec  la substantifique moelle de la meilleure philosophie : «  Vis donc en Immortel, animal... » &lt;br /&gt;C.Q.F.D, en effet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-7774098401510571713?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/7774098401510571713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=7774098401510571713' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7774098401510571713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/7774098401510571713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/mon-chien-ma-enfin-parle.html' title='Mon chien m&apos;a enfin parlé'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfDiyBHlNmI/AAAAAAAAAKM/rDE_LxSj0oY/s72-c/chat-peur-humour-animal.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4706897527952096871</id><published>2009-04-23T16:49:00.012+02:00</published><updated>2009-04-23T18:14:10.089+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ontologie et sciences'/><title type='text'>110 000 Galaxies</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfCCWVnwnkI/AAAAAAAAAKE/zIh6mUJVyNQ/s1600-h/aao-200409b-2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 295px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfCCWVnwnkI/AAAAAAAAAKE/zIh6mUJVyNQ/s400/aao-200409b-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327901679451938370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons aux étoiles... &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-main-de-dieu.html"&gt;La Main de Dieu&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;dont tantôt nous avons eu la révélation était bien peu de choses. Tout juste est-elle la manifestation d'un incident cosmique atomique. Atomique ou cosmique, ce sera toujours comme nous l'entendons, au choix, puisque l'infinité est toujours, en dernier lieu, celle des dimensions et de leur relativité. Il y a des ''mondes'', et dans chaque monde ce qui apparaît, selon une certaine intensité, dépend du monde considéré. &lt;br /&gt;Il n'y a pas de Monde en soi, ni même d'objet en soi. Même le concept d'Univers, de Grand Tout, comme totalité physique, relève d'une sorte d'aveuglement des habitudes de la conscience. Les concepts astrophysiques contemporains peuvent certes être mathématiquement modélisés (c'est même là leur nature profonde) mais ce qu'ils comprennent du ''temps'' et de l' ''espace'' est sans commune mesure avec notre perception spatio-temporelle.&lt;br /&gt;Notre oeil embrassait à l'instant 110 000 galaxies (110 000 points sur l'image) dispersées sur une distance de 2 milliards d'année-lumière à partir d'un référentiel zéro, au centre de l'image, référentiel arbitraire mais qui est, de fait, le nôtre : la place de la Voie Lactée, la Milky Way, bref notre petite galaxie à nous, dont la structure, au regard des différentes espèces existantes, est de surcroît très banale. Chaque galaxie est constituée de plusieurs centaines de milliards d'étoiles, la gravitation assurant la cohérence de l'ensemble. A cette échelle, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-main-de-dieu.html"&gt;la Main de Dieu&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;n'est rien de plus qu'un événement survenu à une de ces étoiles. Elle est donc définitivement naine, cette &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-main-de-dieu.html"&gt;Main de Dieu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Notre Soleil, un de ces 4, aura chance d'obtenir un si frappant effet esthétique, perçu depuis le référentiel d'une autre étoile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une remarque de Mao, en son temps : « Les quelques bombes atomiques dont disposent les Etats-Unis ne sauraient exterminer les Chinois. A supposer même qu'elles aient une puissance telle qu'une fois lancées sur la Chine, elles transperceraient le globe terrestre ou le feraient sauter, cela pourrait être un grand événement pour le système solaire, mais compterait peu pour l'ensemble de l'univers. » On ne s'étonnera pas, entre vision cosmique du communisme et cynisme du phénomène humain, que Mao n'ait pas lésiné sur les chiffres, provoquant la famine d'environ 38 millions de personnes pour exporter de la nourriture en Russie et acheter... des usines nucléaires..., tout en commentant placidement : « Il se pourrait que la moitié de la Chine doive mourir. »&lt;br /&gt;Dans le même genre, un historien un peu particulier pourrait hausser des épaules à l'énoncé de la comptabilité macabre d'une guerre, ou d'un génocide. « Vous savez, on en a vu d'autres. D'ailleurs si ces gens n'étaient pas morts à ce moment là, ils seraient de toute façon morts aujourd'hui... » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que l'infini peut ouvrir à l'inhumanité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que l'Infini théologique cesse d'aveugler la conscience humaine, dès qu'il n'est plus cette Unité absolue du divin où tout se résorbe, s'explique et se repose, ses entrailles, enfin avérées, font dédales du sens. C'est l'effroi et le sentiment de la petitesse sans nom de mon existence consciente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Kant cherchait bien un équilibre, nommant ''sublime'' un sentiment distinct du ''Beau''. Le Beau est reposant, apaisant, gracieux, fini. Le sublime, lui, vous prend aux tripes ; il est porteur de cet infini qui humilie la conscience, rappelle à l'homme sa nullité face aux phénomènes naturels démesurés, chaotiques, sur-humains. Mais il est en même temps, pour Kant, ce par quoi nous sommes invités à la compréhension de ce qui nous transcende, et il provoque en nous, entre stupéfaction, admiration et horreur, le désir de dépasser notre petitesse, de surpasser notre insignifiance, à tout prix, de nous élever enfin à ce qui dépasse le monde sensible. &lt;br /&gt;Bien entendu, toute l'astrophysique est sublime... &lt;br /&gt;Il y a cette fameuse conclusion de la Critique de la Raison pratique de Kant : « Deux choses remplissent le coeur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi […] La première vision d'une multitude innombrable de mondes anéantit pour ainsi dire mon importance, en tant que je suis une créature animale, qui doit restituer la matière dont elle fut formée à la planète (à un simple point de l'univers), après avoir été douée de force vitale (on ne sait comment) pendant un court laps de temps. La deuxième vision, au contraire, rehausse ma valeur, comme intelligence, par ma personnalité dans laquelle la loi morale me révèle une vie indépendante de l'animalité, et même de tout le monde sensible. »&lt;br /&gt;On ne peut que préférer cette prose élégante et profonde au cynisme d'un Mao. Malheureusement, le génie de Kant est une manière de sauver les meubles de la Maison Divine... Cette loi morale vide mais rationnelle (Agis comme tout homme doit agir, agis de manière universelle, etc) dont le sujet est conscient, et qui peut nous donner l'espérance d'une vie suprasensible, c'est là, évidemment, ce qu'il reste de religieux chez Kant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thème célèbre de la philosophie : la conscience est infime, dans l'ordre matériel, mais glorieuse dans l'ordre spirituel. Chez Pascal, par exemple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si bien qu'on doit se demander ce que seraient une pensée et une vie humaines qui sans s'évaporer dans le numineux et le religieux, ne tomberaient pas dans le cynisme. &lt;br /&gt;Comment voir l'infini ? &lt;br /&gt;Peut-être convient-il d'abord de sortir de la longue rumination induite par le religieux lui-même. Rumination par laquelle, sans cesse, l'humain se trouve défini par les traits de la finitude, de la mortalité, de la limitation, etc. Ce n'est pas si simple. Le religieux peut être d'atmosphère, d'habitude de pensée, d'inconscient même. Il ne suffit pas de se détourner des crucifix pour que la vision s'estompe parfaitement. Nous restons travaillés par l'histoire d'une civilisation ; et l'effondrement apparent du christianisme n'implique pas que les âmes et les corps ne soient pas encore, en partie, soumis à ces catégories de pensée. &lt;br /&gt;En philosophie, la pensée de Heidegger, qui chercha un évident dépassement du religieux et de la métaphysique en son ensemble, apparaît aux lecteurs contemporains quelque peu judicieux encore portée par de telles habitudes de pensée, malgré le génie puissant qui la caractérise : le sujet  est ''être-pour-la-mort'', dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir l'infini en face, c'est d'abord comprendre qu'il n'est pas au-delà, mais là. C'est ensuite comprendre l'homme lui-même, en tant que Sujet, comme infini. Les infinités ne rendent pas mon existence misérable ou dérisoire. Car elles ne sont, en définitive, rien d'autre que la notion même d'échelle ou de mondes divers. L'infiniment petit s'égale d'emblée à l'infiniment grand. Il n'y a nul besoin de Dieu, par-delà, ni d'effroi supérieur dans l'immanence des dimensions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout est déjà galaxie, en nous et hors de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, place aux milliards. Une traversée possible, en 3D, cette fois-ci, dans l'image initiale.&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1REZ86sYAzQ&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1REZ86sYAzQ&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4706897527952096871?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4706897527952096871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4706897527952096871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4706897527952096871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4706897527952096871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/110-000-galaxies.html' title='110 000 Galaxies'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SfCCWVnwnkI/AAAAAAAAAKE/zIh6mUJVyNQ/s72-c/aao-200409b-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-1290310112221749721</id><published>2009-04-21T20:32:00.002+02:00</published><updated>2009-04-21T20:42:34.362+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La Mesure des choses...</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Se4TZC2RdJI/AAAAAAAAAJ8/SYlpKSEbLSg/s1600-h/2602032152_1a3d9c5323_o.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 284px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Se4TZC2RdJI/AAAAAAAAAJ8/SYlpKSEbLSg/s400/2602032152_1a3d9c5323_o.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327216730208040082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy a ce mardi, à Nice, dans une salle acquise à sa cause, gendarmes et policiers, fait connaître son plan ''contre les voyous''. &lt;br /&gt;  Il y a, en effet, en politique, de ces vieux dadas de bataille que l'on n'hésite pas à enfourcher jusqu'à l'épuisement final de la bête. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;  Nicolas Sarkozy annonce trois mesures :&lt;br /&gt;L'interdiction de la cagoule dans les manifestations.&lt;br /&gt;Sa volonté de faire de ''l'appartenance consciente à une bande un délit.''&lt;br /&gt;La constitution d'un délit d'intrusion dans les établissements scolaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Le reste est de peu d'intérêt, relevant de la sophistique politicienne traditionnelle (cet animal politique n'étant pas plus stupide et malhabile qu'un autre) : angélisme du Parti socialiste sur les questions de sécurité, contre-attaque sur les accusions de lois ''liberticides et inefficaces'', contradiction absurde selon lui (alors qu'il n'y a pas de contradiction nécessaire entre les deux termes, à bien y réfléchir), affirmation narcissique de la main de fer qui sera la sienne, sécurisante et apaisante, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il y a, bien entendu, deux manières de prendre de telles déclarations. L'on peut d'abord, sans recul, commenter et sous-peser les mesures proposées. L'on peut ensuite, de manière plus détachée, réfléchir à la nomination revenante du grand Serpent de Mer insécuritaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Mesures, mesures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La première mesure est absurde. Elle relève de la pure vacuité. Croit-on un instant que le manifestant, porteur d'idées, a besoin de dissimuler son identité ? Qui portera ''cagoule'' sinon le casseur qui surgira à l'instant décisif, et qui est sans rapport avec le cortège. Qui l'empêchera, au dernier instant, de sortir sa cagoule avant de frapper ? Cette frappe suffisant à constituer son action en délit. &lt;br /&gt;   Pure vacuité, mais où se fait voir en même temps la dangereuse tendance gouvernementale : exposer, voir, détenir le visage, identifier. L'information au service de la Légalité du pouvoir. Il y a quelques temps, de manière tout à fait ahurissante, apparaissait un document émanant du  Ministère de l'Education faisant appel d'offre aux entreprises privées (!)  pour collecter des informations sur les sites et les blogs d'opinion influents, en particulier ceux en rapport avec les professeurs. Cette logique, on le voit, se propage... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La deuxième mesure est absurde. Il existe, en droit, pour  peu que je sache, « l'association de malfaiteurs », qui repose effectivement sur des preuves concrètes. Sans quoi l'existence de mon cousin lointain, faux-monnayeur à ses heures, suffira à m'envoyer en garde-à-vue. Quelle est la définition d'une bande ? Il y a délit, ou non. L'association de malfaiteurs ne suffisait-elle pas à se prononcer sur les différents degrés de complicité d'une meute ou structure hors-la loi ? &lt;br /&gt;    Toute les dérives sont possibles à partir d'une telle conception de l'illégalité. L'affaire Coupat, au moins trouble, et dont, à supposer la culpabilité, le lourd chef-d'accusation est de toute façon disproportionné, en fut un sensationnel avant-goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La troisième mesure est absurde. Soit l'intrus entre dans un tel établissement avec l'intention manifeste de commettre un délit, et cela suffit à engager contre lui des poursuites. Il porte de la drogue sur lui, ou possède une arme. Soit, en adolescent, il y entre armé d'intentions claires et ludiques (mettons : armé d'une rose pour sa nouvelle petite amie), et il n'y a là nul besoin de parler de délit. Tout établissement scolaire, d'ores et déjà, lorsqu'est identifié un membre extérieur, rentre dans une logique de l'expulsion du dit intrus, et il y a possibilité, si nécessaire, d'appeler les forces de l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Gageons toutefois que cette dernière mesure donnera à certains professeurs le sentiment d'un mieux-être. Il leur sera difficile de critiquer cette mesure, si anti-sarkozystes soient-ils. Qu'ils se disent que les autres mesures produisent le même charme dans l'opinion, en général... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L'Absurdie, par trois fois, n'en est pas moins dangereuse. Elle procède systématiquement d'un renversement du juridique : l'intention précède désormais le fait. L'on est coupable en intention. Autant violer les esprits au nom du Droit. &lt;br /&gt;   Un regard plus superficiel verra, lui, qu'il vaut mieux prévenir que guérir. On entonnera le fameux refrain selon lequel le citoyen honnête, qui n'a rien à se reprocher, ne pourra rien redire à de telles propositions. Peut-être, en effet, que je n'en souffrirai pas, ni vous. Mais l'évolution de l'idéologie d'une société - en période révolutionnairement atone - est une atmosphère peu à peu changeante, qui s'impose inconsciemment, devient naturelle, et il n'y a nul paranoïa, contrairement à ce que l'on dit parfois, à être attentif aux glissements qui transforment peu à peu la donne, et d'autant plus aisément qu'un pas franchi rend le suivant plus aisé. Procéder par étape, c'est là, en effet, le principe de toute politique ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.Le Serpent de Mer de l'Insécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Nul ne s'étonnera de voir la droite de Nicolas Sarkozy en revenir au thème insécuritaire. On connaît la manoeuvre. Révélatrice de la propension de notre démocratie à nous habituer à ne point discerner l'essentiel de l'inessentiel. &lt;br /&gt;    Non seulement, là encore, on voit, à l'oeuvre, la manière dont on entretient une essentielle confusion utile au développement de l'idéologie atmosphérique : les cagoules des casseurs pourraient bien devenir, aux yeux des plus myopes, celles de ceux qui, en général, contestent le monde comme il va, alors que les idées manifestantes sont les premières victimes de cette sauvagerie d'inanité. &lt;br /&gt;    Surtout, l'Insécurité est, dans une société comme la nôtre, le fantasme par excellence dont l'imagerie s'interpose entre la conscience et le réel. Des zones rurales et tranquilles, en leur temps, pouvaient être des nids lepenistes... &lt;br /&gt;   Bien sûr que les agressions existent. Nous n'avons pas, personnellement, ignoré leur réalité... Mais nulle société, en réalité, ne fut plus sécurisée que la nôtre. Cette rue n'est pas un coupe-gorge médiéval et systématique. &lt;br /&gt;    Le symptôme est ainsi dissimulé. Le mal-être généralisé, médicaments, alcool, dépressions, tentatives de suicide, ou cynisme à l'égard du monde de la consommation. Qu'il suffise de comparer les chiffres annuels des  morts ''volontaires'' d'avec les homicides.&lt;br /&gt;   C'est là, dans ce que j'ai appelé, dans Démocratie Virtuelle,  le ''nihilisme passif'' que se tient la véritable question de notre temps. &lt;br /&gt;   Nicolas Sarkozy n'y a pas répondu, aujourd'hui, et n'y répondra jamais, trop attaché, en bon libéral hyper-décomplexé, à la pulsion de répétition qui structure notre temps (et dont toute psychanalyse sérieuse, Lacan et Freud, sait qu'elle est d'échec pour le sujet) : produire/consommer, produire/consommer, produire/consommer...&lt;br /&gt;    N'y pensons plus...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-1290310112221749721?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/1290310112221749721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=1290310112221749721' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1290310112221749721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/1290310112221749721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-mesure-des-choses.html' title='La Mesure des choses...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Se4TZC2RdJI/AAAAAAAAAJ8/SYlpKSEbLSg/s72-c/2602032152_1a3d9c5323_o.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-837668836392116637</id><published>2009-04-20T21:20:00.009+02:00</published><updated>2009-04-20T23:00:50.147+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Dictature du Prolétariat</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SezLTnWQbxI/AAAAAAAAAJ0/QicpYvGkvDs/s1600-h/434407743.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 272px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SezLTnWQbxI/AAAAAAAAAJ0/QicpYvGkvDs/s400/434407743.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326855997112741650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;  1. Psychologie du communiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''Le communiste'', on le sait, est cet être - lié à une espèce apparemment en voie de disparition, mais que le capitalisme n'entend nullement sauvegarder, sinon au zoo du repoussoir – qui allie la plus évidente des affirmations de soi et de ses idées avec la honte secrète qui le taraude. &lt;br /&gt;Le communiste a naturellement le courage d'affirmer son communisme. Être à la bande, le paria, ou à l'extrême (selon le spectre officiel d'une démocratie comme la nôtre) cela vous encourage toujours à assumer votre sale gueule jusqu'au bout ; vous n'avez rien d'autre à défendre ; l'énergie du désespoir - en tout cas la certitude d'avoir raison d'être vous-même, de croire en vos Idées - vous anime dès lors. Encaisser devient une seconde nature.&lt;br /&gt;La honte, plus nocturne, est celle de l'héritage historiquement communiste du XX°, et que n'importe quel adversaire de bas étage, n'importe quelle ménagère inconsciente de toute politique, tout aussi bien, vous enverront à la face : les crimes de Staline et consorts. Ce que nous avons déjà dit, et qui se résume par l'imprécation paternaliste des revenus bedonnants de 68, tout aussi bien que des nouveaux satisfaits, plus ou moins opulents, de ce monde : « &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/petit-le-communisme-cest-comme-le.html"&gt;&lt;strong&gt;Petit, le communisme c'est comme le nazisme.&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;Prendre cela dans la gueule, constamment, malgré même l'analyse intérieure auquel ''le communiste'' peut se livrer, malgré sa fidélité lucide à la différence entre l'hypothèse communiste et la réalité historique dévoyée, conduit ''le communiste'' à devoir supporter avec difficulté cet entrelacs psychologiquement instable : affirmation/honte. Cette bivalence. &lt;br /&gt;Il lui arrive, en somme, de se demander s'il a bel et bien raison d'encaisser. Répondre oui, au miroir, sans avoir l'impression d'être un skinhead ou sataniste de gauche, cela s'appelle le courage.&lt;br /&gt;Si tout tourne, en effet, autour d'un tel registre : « &lt;strong&gt; &lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/petit-le-communisme-cest-comme-le.html"&gt;Ta gueule, sale communiste de fasciste&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt; » &lt;br /&gt;Ce qui n'est guère encourageant, on en conviendra. Ce mélange des genres éhonté, et qui, au couteau de boucher, tranche dans le vif d'une réalité philosophique et historique complexe, avec une grâce à peu près semblable à celle qui associe, dans un autre genre, à l'étoile de David la croix gammée... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      2. La dictature du prolétariat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que ''le communiste'' aura réussi sa thérapie croisée de l'affirmation de soi et de la honte ancestrale (son péché originaire à lui), il lui restera à considérer la question théorique de la ''dictature du prolétariat''. En réalité, c'est cette notion qui m'intéresse, ici, bien plus que le climat affectif et psychologique du typique ''communiste'' que j'invente.&lt;br /&gt;Dès que nous entendons l'expression, ''dictature du prolétariat'', notre sang se glace, et l'on y entend le motif qui aurait légitimé tant de crimes. &lt;br /&gt;L'expression, il faut le remarquer, est plutôt rare sous la plume de Marx et d'Engels, et les deux théoriciens prennent grand soin de rappeler qu'il s'agit là d'une sorte de nécessité transitoire. On ne comprend guère le communisme théorique de Marx et d'Engels si l'on ne parcourt pas l'entièreté de leur schème utopique : Révolution, dictature du prolétariat, Etat collectiviste, dépérissement de l'Etat. &lt;br /&gt;Dans ce schème, la dictature du prolétariat a pour but d'éviter la contre-révolution, et d'assurer la victoire définitive de la révolution. C'est tout juste si la dictature du prolétariat n'est pas une prophylaxie, ou un mal nécessaire. Viendra ensuite l'Etat égalitaire. Viendra finalement le ''dépérissement de cet Etat'', c'est-à-dire la disparition progressive de l'Etat lui-même, tant la conscience et les progrès accomplis par les hommes, sous le règne de l'Etat égalitaire, permettront une sorte d'auto-organisation des consciences et des bras, finalement proche des utopies anarchistes autonomes... Ce que l'on oublie un peu vite, ce mouvement jusqu'au ''dépérissement de l'Etat'' (rien de péjoratif dans l'expression)  lorsqu'on se contente de dire que le communisme veut l'Etat total et l'anarchisme sa disparition avec pertes et profils. En réalité, les liens entre anarchisme et communisme sont plus complexes qu'il n'y paraît (voir &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=28488"&gt;Démocratie Virtuelle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, 37-40). &lt;br /&gt;Mais je n'envisagerai ici que cette  question de la ''dictature du prolétariat'' car c'est elle, cette question (bien plus que le fil utopique tiré par la vue de l'esprit de Marx et d'Engels, fil dont nous n'avons à vrai dire aucune Ariane historique, le tout se résumant effectivement aux barbaries staliniennes et d'alentours) qui pose à notre temps la question la plus fondamentale, d'autant plus qu'elle semble prouver aux anti-communistes (les gens comme il faut) que les germes de Staline étaient en Marx. De fait, le discours justificatif de Staline, tandis que le poignard frappe -celui du communisme historique en général - tourne autour d'une telle expression. (Mao en fait autre chose, en apparence. Mais ce n'est qu'une apparence puisqu'il s'agit, en théorie, à partir de la masse en mouvement, d'obtenir une vraie ''dictature du prolétariat'', dynamique, se méfiant de celle du Parti déjà embourgeoisé. Je ne vois donc pas en quoi Mao échappe à une telle thématique dont il distribue simplement autrement les places.)&lt;br /&gt;La &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature_du_prol%C3%A9tariat"&gt;''dictature du prolétariat''&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, si vous voulez faire peur, il vous suffira d'en parler et de la promouvoir. Il est remarquable qu'un esprit aussi fin que &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Bensa%C3%AFd"&gt;Daniel Bensaïd&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; cherche, au moins au détour d'une phrase, à atténuer l'expression en expliquant qu'il faut entendre ''dictature'' au sens le plus romain du terme. La ''dictature'' dans son opposition à la tyrannie, et qui désignait la prise de pouvoir exceptionnelle et nécessaire d'un homme, momentanée, pour le bien de tous, et  pour s'opposer à la possibilité d'une telle tyrannie, illégitime. Le coup d'Etat légitime, en bref. Bensaïd oublie un peu vite que Marx emploie le même mot ''dictature'' pour désigner la domination bourgeoise, édulcorant donc l'expression sous prétexte du prédicat ''prolétaire''. &lt;br /&gt;La pensée de Marx, il ne faut pas l'oublier, a pensé la révolution bourgeoise, dans l'histoire, avant de penser le temps pour lui présent de l'esclavage industriel, et la nécessité, dès lors, de la révolution prolétaire. Je ne crois pas qu'on puisse soutenir cette distorsion d'un même emploi du  mot. On peut, en revanche, comme je le disais, dire que Marx et Engels, quant  à cette réalité, n'étaient nullement dans l'obsession, tant l'expression est rare dans le corpus de leur pensée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     3. ''Dictature du prolétariat'' et ''Démocratie''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ''mauvaise expression'',  en effet, est, dans notre contexte, fascinante. Elle est inaudible. Imaginez-vous un homme politique la défendre ? Voyez-vous le PDP, le ''Parti de la Dictature (du Prolétariat)'' ? Ni Arlette, en son temps, ni Besancenot n'oseraient... On préfèrera parler, même à l'aile radicale, de progrès sociaux très importants, une sorte de social-démocratie de Géant ou de Golem. Mais certes pas d'une telle expression. Parce que l'expression marque exactement ce moment ou ''Communisme'' et ''Démocratie'' ne sont plus exactement commensurables. Le ''Communisme'', par elle, passe en force, au nom de l'Egalité, tandis que la ''Démocratie'' peut errer, et ne point admettre, en femme inconsciente de son propre corps, la nécessité du nom et de l'Idée ''Egalité''. &lt;br /&gt;Cette disjonction possible entre ''communisme'' et ''démocratie'' est évidemment le point le plus problématique du temps, pour les esprits animés d'émancipation...&lt;br /&gt;Reste maintenant à savoir en quoi la dite ''Démocratie'' fait dictature à sa manière, mais sous une forme évidemment doucereuse et inaperçue. &lt;br /&gt;Nous y viendrons...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-837668836392116637?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/837668836392116637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=837668836392116637' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/837668836392116637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/837668836392116637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/dictature-du-proletariat.html' title='Dictature du Prolétariat'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SezLTnWQbxI/AAAAAAAAAJ0/QicpYvGkvDs/s72-c/434407743.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3250459064815866691</id><published>2009-04-20T12:58:00.005+02:00</published><updated>2009-04-20T17:08:19.039+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Tarot Gratos</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SexVoAb9FbI/AAAAAAAAAJs/Na-1XImVO8E/s1600-h/Marseille_CM_Tarot_P.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 246px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SexVoAb9FbI/AAAAAAAAAJs/Na-1XImVO8E/s400/Marseille_CM_Tarot_P.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326726605072831922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr qu'il y a en vous une tension psychique fort particulière... Vous consultez à bon escient. Vous êtes bouquet de questions, horizon d'incertitudes, et matrice des plus belles possibilités.&lt;br /&gt;Concentrez-vous... Laissez-vous aller... Pensez à ce qu'il y a en vous de plus profond...&lt;br /&gt;Il est grand temps de tirer les cartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà L'ORACLE...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons :&lt;br /&gt;Le Mat&lt;br /&gt;Le Bateleur&lt;br /&gt;Le Monde&lt;br /&gt;L' Amoureux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antique Pythie de Delphes, -  qui était Marseillaise d'origine -  vous le dira :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La voie qui est la tienne, et qui suppose le conflit entre ta part instinctive et animale et ta spiritualité profonde (Le Mat) exigera de toi l'agilité savante (Le Bateleur) grâce à laquelle tu sauras faire tes choix et réformer ton regard sur les autres, le monde et toi-même (Le Monde). Au terme de ce parcours, tu accéderas à une maîtrise et conciliation des opposés qui sont en Toi. (L'Amoureux) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl Popper a établi un célèbre critère distinctif : celui de la scientificité et de la non-scientificité. A quoi reconnaît-on une théorie scientifique ? A ceci qu'une telle théorie peut être réfutée par un ensemble d'expériences qui en testent le pouvoir de prédiction. La théorie scientifique n'est pas définie par ses apparences calculatoires ou langagières, pas plus par sa capacité explicative (l'ensemble des phénomènes dont elle peut rendre compte.) Une théorie absolument non-scientifique peut être nourrie par des conjonctions mathématiques ou pour un vocabulaire spécifique. La capacité explicative peut être extrêmement globale : la théorie entend parler du psychisme en général (la psychanalyse), de l'histoire des hommes (cas du marxisme, selon Popper). &lt;br /&gt;  Vous n'avez pas pour autant une théorie scientifique. &lt;br /&gt;  Il faut qu'une théorie puisse être réfutée par un dispositif expérimental. Ce qui veut dire que la ligne de partage n'est pas celle du vrai et du faux. Une théorie peut être fausse et scientifique. Bien entendu, la théorie candidate peut aussi réussir l'ensemble des tests expérimentaux : dans ce cas, elle accédera au statut d'une théorie scientifique « vérisimilaire », dit Popper. Elle devient, avec prudence, et jusqu'à nouvel ordre,''similaire à la vérité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Pythie de Delphes, qui vient de vous tirer les tarots, disait plus simplement en son temps : « Connais-toi toi-même. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'existe pas de tirage décevant. Le sujet questionnant aurait de toute façon projeté ses préoccupations dans le hasard cartomentien, dont la symbolique est assez large et travaillée pour produire un incomparable effet poétique et même psychanalytique sur vous. Qui ne vous avance pas à grand'chose, pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux vaut cela que le froid hasard des nombres d'un Loto qui d'arbres en arbres de probabilités trace l'improbabilité d'une singulière suite mathématique. Rien à interpréter, ici, et tout à constater dans l'immensité des structures que votre hasard ''à vous'' n'aura pas rejoint parfaitement. &lt;br /&gt;A moins d'être ce joueur qui l'aura emporté, ébahi. &lt;br /&gt;Ou d'accorder à chaque nombre de la suite parfaite, plutôt qu'une cagnotte millionnaire, une signification de numérologie. Ce beau ''7'' me rappelle que je dois me préoccuper de ma santé. Une nouvelle manière de suivre les tirages du Loto, en somme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est encore question de langage et de matière, de conscience et de structures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, tout travail méritant salaire, n'oubliez pas votre note.  CB et compte paypal acceptés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3250459064815866691?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3250459064815866691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=3250459064815866691' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3250459064815866691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3250459064815866691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/tarot-gratos.html' title='Tarot Gratos'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SexVoAb9FbI/AAAAAAAAAJs/Na-1XImVO8E/s72-c/Marseille_CM_Tarot_P.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-6066532994664812769</id><published>2009-04-18T13:13:00.007+02:00</published><updated>2009-04-18T17:14:23.167+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Une Princesse de Clèves...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sem3nzbdyxI/AAAAAAAAAJk/saoPiR4LpaM/s1600-h/la-princesse-de-cleves_1175241470.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 263px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sem3nzbdyxI/AAAAAAAAAJk/saoPiR4LpaM/s400/la-princesse-de-cleves_1175241470.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325989928790510354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil"&gt;Quelques dangereux activistes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ayant osé contester le Ministre de la Culture, suite à ses explications sur sa politique du Livre (&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/ministere-amere.html"&gt;voir le compte-rendu fidèle de Maurice Druot, dans notre édition précédente&lt;/a&gt;)&lt;/strong&gt;, notre bien-aimé Président de la Démocratie, en personne, a tenu, ce matin, à Strasbourg, à assurer son ministre de son soutient le plus ''total''.&lt;br /&gt;Répondant aux questions des journalistes, le Président a déclaré qu' «Il était grand temps que l'on prenne les choses en main.  Moi, j'ai été élu pour ça, par vous. La France ne doit pas être effrayée par les réformes. La réforme du Livre est une priorité gouvernementale, une nécessité si nous voulons avancer dans ce monde qui change, qui bouge, et qui lit de moins en moins. » &lt;br /&gt;      Sur les causes profondes d'un tel projet de Loi, le Président a rappelé que « le principe de réalité devait l'emporter sur les rêveries des uns et des autres. Il faut le dire, et moi, eh bien je le dis, on ne peut pas accueillir tous les livres du monde. C'est impossible. L'immigration des livres est un vrai problème, qu'il faut savoir regarder en face. On ne peut pas tolérer ces livres étranges, parfois incompréhensibles, qui dérangent les gens et invitent à la réflexion. C'est bel et bien, l'Ordre public qui est enjeu, a ajouté le Président, et je ne transigerai jamais sur ce point. »&lt;br /&gt;« Quand les gens disent que ces livres sentent mauvais, sont incompréhensibles, et coûtent chers »,  a développé le Président, « c'est peut-être maladroit de leur part mais on peut comprendre de tels propos  dans la mesure où ça ne sert à rien de réfléchir. On ne produit rien en réfléchissant profondément. Ce qu'il faut c'est tout au contraire agir, et s'adapter au monde. »&lt;br /&gt;« Si j'avais trop réfléchi, a dit le Président, tenant à faire une confession amicale, eh bien je n'en serais pas là, tellement ça tourne en rond les mots, et tellement elle est belle, ma femme. Regardez donc comment finissent ces faignants de profs, a-t-il ajouté – sujet sur lequel le Président entend d'ailleurs communiquer dans le mois à venir, disant « réfléchir à une Réforme de grande ampleur, dans la mesure que les deux problèmes, je veux dire Livre et Profs, sont souvent liés. Il ne faut pas que les rats quittent les navires pour revenir par la fenêtre, en effet. »&lt;br /&gt;Le Président a ensuite abordé le point le plus sensible de la réforme, la distinction entre « les livres acceptables, bien intégrés, voire même utiles à la société» et les « autres, ceux auxquels il faut savoir dire non. » « Je ne veux pas polémiquer sur cette question, que l'on prend parfois de manière trop subjective. » « Un collège d'experts sera nommé, de toute façon, en cas de litige, dont le Président a d'ores et déjà indiqué quelques noms « dont nul ne saurait remettre en cause les compétences en ce domaine» : Latetitia Hallyday, Cauet, Steevie Boulay,  Geneviève de Fontenay, Franck Ribéry et Jordy seraient « d'ores et déjà disposés à composer ce collège. » &lt;br /&gt;Toutefois, le Président, envisage un moratoire sur la question des Classiques. Tout en faisant remarquer « qu'un Classique, faudrait déjà savoir ce que c'est. Il n'y a pas que du bon dans la Pléiade, par exemple, et il n'est pas certain que Socrate ait écrit lui-même ses livres. », le Président dit, sur cette question, vouloir l'apaisement :  « On peut comprendre que les gens soient attachés à ce genre de livres. Voyez-vous c'est vrai que c'est souvent illisible mais ça s'est quand même intégré, au fil du temps, et donc, ce n'est pas comme les Roumains ou les Noirs qui n'ont pas de Classiques. » « Il faut faire le distinguo, a précisé le Président, et, dans un premier temps, les gens pourront encore, s'il le désire, accéder à « Narval, Ribot, Platoon, ou Prout. » &lt;br /&gt;Le Président, revenant sur &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/ministere-amere.html"&gt;la mesure concrète de l'envoi citoyen des SMS permettant à chacun d'entre nous de vérifier l'intérêt du livre à la Cellule J'ai Lu &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;du gouvernement, ou de signaler un abus manifeste à l'Etat, a tenu à faire savoir qu'il espérait « faire baisser le coût d'environ 15 ou 20%, c'est à l'étude. » Rappelons que le Ministre avait parlé, hier, de deux SMS à 0,51 centimes d'euros. Mais « Il ne faut pas qu'un acte citoyen soit surtaxé, a tenu à préciser le Président. Le problème du Livre ne doit pas handicaper les Français dans leur aspiration à une vie saine et épanouie. Il a précisé que l'intégralité des sommes serait affectée à l'autodafé. »&lt;br /&gt;Enfin, sous les applaudissements, il a tenu à rappeler à la Princesse de Clèves, qui n'avait rien demandé, qu'elle pouvait se casser, la sale conne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francis Kuhn, pour CNN international.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-6066532994664812769?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/6066532994664812769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=6066532994664812769' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6066532994664812769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6066532994664812769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/une-princesse-de-cleves.html' title='Une Princesse de Clèves...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sem3nzbdyxI/AAAAAAAAAJk/saoPiR4LpaM/s72-c/la-princesse-de-cleves_1175241470.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4436634087435648091</id><published>2009-04-17T23:11:00.002+02:00</published><updated>2009-04-17T23:15:53.546+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Second degré du Singe...'/><title type='text'>Ministère amère...</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SejwrEOe6-I/AAAAAAAAAJc/BeQeUD-lHFY/s1600-h/Photo166.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SejwrEOe6-I/AAAAAAAAAJc/BeQeUD-lHFY/s400/Photo166.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325771182025141218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; An déplecamment, ce matin, à Besançon, le Minystre de la Cultur à tenu à rappeler la ligne gouvernemental principale quant à la question du « livre ». «  Il faut continuer, et nous continuerons », a-t-il indiqué, se disan « conscien que la kestion du livre, sans être essentielle à la vie politique des Français, avait une importance certaine, dans le cadre de la politique générale du  Gouwernement et de ses principals objectifs visant à éradiquer et à batonné la subversion essentiellement judéo-arabo-musulmanne-athéiste  dont les livres sont propagateurs. &lt;br /&gt;Ce n'es pas une question de papier, a-t-il précisé, mais d'idées... « L'immigration livresque, même si on peu comprendre son existanc, n'est poin recommandable dans le cadr d'une hygiène de vie recevabl. » &lt;br /&gt;Toute foi, le ministre, com à son habitud, a su faire preuve, du o de sa volonté, d'un discernemen analitique certain, confessan au « extrémistes de gauche » qu'il « fallait fair la différence antr les les mauvai livres et les bons, ceux qui veule bien s'yntégrer. » « Un mauvai livr, a tenu à précisé le Ministre, se reconnaît à Ceci qu'on comprend pas ce kit veut dire  tellement  il s'intègre pas dans le monde comme je souhaite, et comme vous le souhétez tous, mes chers compatriotes. »&lt;br /&gt;Le ministr à poposé des solutions concrèts contre l'immigration clandestine des livres, appeler parfois aussi books : l'auto-da-fé immédiate, et la prison pour les récidivists. Eventuellement à Vie pour les oteurs d'ouvrags « savants ».&lt;br /&gt;Une commision tout à fait démocratik sera chargé, « dans la plus grande dés transparence », d'estampiller les ''books'' savants, à partir de critères eux-mêmes indubutables. En particulier, la base otomatik de recherch des maux les plus essentiels, ke le ministr compt mettr en place dès l'année prochaine, et ki sera activabl par simpl texto (2x0,51 euros par seconde) permettra au citoillien honnêt d'analiser la valeur du book, via sa simpl référencement ou citation sur Google, et, encas de contrôle positif, d'alerter les autorités compétentes...&lt;br /&gt;Le mynistr se dit confiance quant à la disparytion « des maux les plus radikaux, ki sont la peste de la Geunesse », comme « communisme, philosophie ». « L'orthograf s'en réjouira, dit-il, tant de tel maux nuisent absolu-ment à la pensée, l'égalité, et la justic . »&lt;br /&gt;On ne peut ke souscrir, en toute objectivité, à cette politik endurante et con-vin-cul, dont le ministr devrait devoiler plu en détail les détails dans un livre à venir, intitulé : « Contre les Livres. Essai de Réhabilitation et de Propagation constante de la Non-Pensée. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Druot, de L'Académie Française.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4436634087435648091?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4436634087435648091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4436634087435648091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4436634087435648091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4436634087435648091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/ministere-amere.html' title='Ministère amère...'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SejwrEOe6-I/AAAAAAAAAJc/BeQeUD-lHFY/s72-c/Photo166.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4451866901669059787</id><published>2009-04-16T19:32:00.009+02:00</published><updated>2009-04-16T21:01:12.071+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ontologie et poésie'/><title type='text'>La Main de Dieu</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sed-8DUPq0I/AAAAAAAAAJU/_uxTNE-yO4o/s1600-h/oeildedieu.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sed-8DUPq0I/AAAAAAAAAJU/_uxTNE-yO4o/s400/oeildedieu.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325364654536371010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sed6DyILSrI/AAAAAAAAAJE/_zD8x4MNNjY/s1600-h/b1509_420.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sed6DyILSrI/AAAAAAAAAJE/_zD8x4MNNjY/s400/b1509_420.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325359289803164338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Le 3 avril 09 la Nasa a photographié ce pulsar (un nuage issu d'une supernova ; une vieille étoile explose sans former un trou noir. Elle meurt sans devenir pour autant un ''point'' à même d'attirer les masses environnantes les plus considérables et de les engloutir sans retour possible. Sa mort, ou plutôt son spectre, est alors d'extension et d'éclatement : électrons et ions font torrents, créant un générateur électromagnétique.) &lt;br /&gt;   Le pulsar navigue à environ 17000 années-lumières de nous, il se nomme poétiquement PSR B1509-58 ;  mais il a été rapidement re-baptisé par les médias américains ''Main de Dieu''. La Main de Dieu est de nouveau-née, ayant tout au plus 1700 ans. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;    Elle n'a point dû avoir le temps de relooker grand'chose, du coup, la Main démiurgique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;    La philosophie, en général, a généré bien des hypothèses.&lt;br /&gt;    Mais voilà une toute nouvelle hypothèse - l'hypothèse CNN : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dieu  est  un objet stellaire qui flotte dans l'immanence de sa propre création... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Si l'on ne cède pas aux jeux enfantins qui voient dans la lune le bonhomme, et dans les nuages le message ou la forme, on verra alors dans cette image, effectivement sublime - au sens le plus kantien du terme - le hasard avéré...&lt;br /&gt;   Qu'une conscience télescopique contemple, poussière pensante, une forme incommensurable de grandeur, de puissance et d'énergie qui fasse main... Qui dessine &lt;em&gt;Sa main&lt;/em&gt; dans le miroir silencieux de ces espaces infinis qui m'effrayent... &lt;br /&gt;   Ou me donnent à désirer  ce qui me dépasse absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Il y a, dans la métaphysique du XVII°, une preuve ontologique de l'existence de Dieu. Un bouquet, même, de preuves. A l'essence Absolue, infinie, ne peut manquer l'existence, par définition, nous disent ces preuves. Mais plus absolue est, à bien y réfléchir, l'&lt;em&gt;Inexistence&lt;/em&gt; de ce qui manque absolument à l'homme... Le secret de Dieu, c'est de n'être pas, mais d'être « Dieu », par-là même, ce mot vide et absolu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La Main de Dieu ? Hasard sidéral d'une forme, et vertige des dimensions. Car cette Main n'est ce qu'elle est que pour nous, les hommes, lorsque le phénomène est d'ici observé, et non d'un autre point galactique - abscisse des constellations et ordonnées planétaires... Vecteurs infimes d'Hubbles et de Chandra.&lt;br /&gt;   Mais le regard ne fait pas pour autant la chose... Soyez sûrs qu'elle est mathématiquement là, la Main de Dieu. Mais qu'elle n'est hasard que pour Nous, un hasard si particulier qu'il implique jusqu'à notre physiologie, et même la capacité exacte de flexion dont ce morceau de nous, entre chair, veine, et tendons, est capable ; ferait-elle quelque effet, autre qu'esthétique, à ce probable extra-terrestre qui aurait deux pouces et sept doigts ? Le signe s'annulerait, pour un tel être. &lt;br /&gt;    Le hasard est cette mathématique à laquelle on attribue un sens humain. &lt;br /&gt;    Rien de plus inhumain que la mathématique et la physique, en soi, douées cependant de ce paradoxe définitivement impersonnel d'avoir fabriqué aux détours des processus... de l'humain... &lt;br /&gt;    Les Mains de Dieu ne sont qu'à nous, et pour nous, à la conjonction du regard conscient et des structures silencieuses. &lt;br /&gt;    Regard ?&lt;br /&gt;    Nous avions déjà l'oeil...&lt;br /&gt;    Qui eût cru que Dieu soit de pièces détachées dans le vaste Univers...&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;   Que douce soit notre nuit...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4451866901669059787?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4451866901669059787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4451866901669059787' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4451866901669059787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4451866901669059787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-main-de-dieu.html' title='La Main de Dieu'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sed-8DUPq0I/AAAAAAAAAJU/_uxTNE-yO4o/s72-c/oeildedieu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-5320157859617147402</id><published>2009-04-14T19:25:00.013+02:00</published><updated>2009-04-14T20:35:41.948+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Médiatisme'/><title type='text'>Politique des Digg like</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeTHjfuEoUI/AAAAAAAAAI0/ZZ0XtKChGpc/s1600-h/digg.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 246px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeTHjfuEoUI/AAAAAAAAAI0/ZZ0XtKChGpc/s400/digg.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324600072082858306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.bluegger.com/"&gt;Le Digg-Like &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;-  rares seront les voyageurs attardés sur ce blog qui l'ignoreront – est cette pratique qui consiste à proposer ces posts à une centrale électorale (le &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.digg-france.com/"&gt;digg-like&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, justement) qui les promeut ou les enterre à coups, par exemple, de &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.pioche.fr"&gt;pioches&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;... En somme vous &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.scoopeo.com/"&gt;digg-likez &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;avec l'espoir d'obtenir quelque visibilité sur la toile. Vous vous en remettez au corps électoral de la communauté des bloggers militants, espérant séduire... &lt;br /&gt;La preuve est que je n'ai rien trouvé de mieux que ce post dans l'espoir de vous attirer dans mon  modeste, et même infime, bout de  toile. Je me suis dit qu'un billet sur les &lt;strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://tapemoi.com"&gt;digg-like&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt; ferait peut-être un carton... sur les &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.diggons.com/"&gt;digg-like&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.  Logique dite, en philosophie, de la réflexivité...&lt;br /&gt;Le digg-like, c'est chouette... C'est démocratique (t'aimes ou t'aimes pas ?). Dis voir.&lt;br /&gt;Je me serais probablement assassiné, il y encore une dizaine de jours, avec un texte tellement opaque que nul n'aurait vu son intérêt. Faites un tour, si vous êtes incrédule, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/02/trois-questions-dontologie.html"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Mais, fort heureusement, j'ai découvert mon héroïne. Je prends désormais ma blanche tous les jours dans l'espoir d'être lu... Par un quelconque esprit. Comme le tien.&lt;br /&gt;Ce  billet, à lui seul, fait preuve... &lt;br /&gt;A moins que l'ironie, en tout cela, confine à l'absolu, dans quelque grand éclat de rire  ? &lt;br /&gt;A peu près semblable, en cela, à l'écrivaillon, ou au petit ambitieux qui croit que la centaine est plus différente de la dizaine que du million... Voilà  ce que c'est la drogue...&lt;br /&gt;J'ai rencontré hier un blogger, sans nul doute sans cervelle, qui trouvait absolument génial d'avoir augmenté par 300 ces visites quotidiennes grâce à un système absolument machinal de renvois connectifs entre les inscrits au Grand Logiciel. Il semblait n'avoir pas compris que nul regard, nulle pensée n'étaient là pour autant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Digg-Like, c'est la démocratie. Et c'est aussi le capitalisme. « Dynamisme » et « volonté de réussir », « sens de l'entreprise », ce sont des  valeurs de droite, non ? &lt;br /&gt;C'est tout de même étrange ce rapport originaire entre les pulsions individuelles et le capitalisme. Faut réussir, gars. Nul n'ira au paradis sans sa Rolex ni son Digg-Like...&lt;br /&gt;Preuve que ce média, le Net, sera ce que nous en ferons. Car les Idées, même de gauche, sont faites pour être développées. Mais conquérir est cette valeur de droite dont la gauche, jamais, ne pourra se passer. C'est son paradoxe... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par quelle étrange métamorphose le philosophe deviendra-t-il un journaliste de plus en plus people ? Demandez donc à BHL. Et ne lisez au grand jamais ni &lt;strong&gt;&lt;a href="http://antiscolastique.fr"&gt;&lt;strong&gt;Deleuze, ni Badiou, ni Belhaj Kacem&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;... Ca porte malheur...&lt;br /&gt;Demain, je vous parlerai de Kant, de Sade et de Laly, l'ex-lofteuse future porn-star, cela dans le cadre de leur fondamentale relation avec la vacuité de la Loi Morale. Je trouverai bien un truc pour faire tenir tout ça. Faites-moi confiance...&lt;br /&gt;Je sais : vous m'aimez, vous m'adorez... J'envisage, pour vous satisfaire, une conférence au Stade de France le 21 juin... Je vous tiendrai au courant.&lt;br /&gt;En attendant, n'oubliez pas d'aller voter... Pour satisfaire mon narcissisme. Raison suffisante, &lt;strong&gt;&lt;a href="http://writerinarcadia.blogspot.com/"&gt;isn't it&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ?.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-5320157859617147402?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/5320157859617147402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=5320157859617147402' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5320157859617147402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/5320157859617147402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/politique-des-digg-like.html' title='Politique des Digg like'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeTHjfuEoUI/AAAAAAAAAI0/ZZ0XtKChGpc/s72-c/digg.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-6157921584815065083</id><published>2009-04-13T19:06:00.005+02:00</published><updated>2009-04-13T19:13:10.946+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Obama n'est pas noir.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeNxP-gu0XI/AAAAAAAAAIs/QS3LRlc0IJU/s1600-h/mccain-fist.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeNxP-gu0XI/AAAAAAAAAIs/QS3LRlc0IJU/s400/mccain-fist.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324223703774318962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La nuit de l'élection de Barack Obama, je n'avais pu résister à la tentation de suivre en direct, sur une chaîne d'information perpétuelle - malgré les marchands de sable et mes obligations diurnes à venir – le compte-rendu stratégique de son historique victoire. &lt;br /&gt;Non sans satisfaction. &lt;br /&gt;Satisfaction à peu près semblable à celle que j'éprouve lorsque j'analyse une belle partie d'échecs. Après quelques heures tendues, quelques Etats nécessairement dévolus à l'un ou l'autre, et un suspens montant, la position républicaine s'effondra d'un coup, et cette civil war policée s'acheva par ce que nous interprétions ici, dans cette Suisse du Monde qu'est la France, comme une grande victoire de la démocratie et de l'intelligence, etc., etc. &lt;br /&gt;Et sans nul doute.&lt;br /&gt;       On ne pouvait que se réjouir de la victoire démocrate. De la symbolique de l'homme noir au pouvoir. De ce que les Américains sont capables. En réalité. Après, de surcroît, en France, des années de confusion entre « Les Américains » et l'administration Bush qu'une majorité avait élue.&lt;br /&gt;       Toutefois, il y eut et il y aura bien des vessies prises pour des lanternes à supposer que l'élection et la politique de Barack Obama changeront quoique ce soit aux problèmes fondamentaux du monde à venir. Obama peut bien faire preuve d'une perspicacité stratégique, et même d'un sens authentique de l'éthique largement supérieurs à son prédécesseur. Il n'en restera pas moins qu'il est le produit de la représentation électorale. &lt;br /&gt;Qu'il sera, tout simplement, un politicien aguerri, jouant justement sa partie d'échecs. &lt;br /&gt;Qu'il s'inscrira, surtout,  dans la question de l'écart à peu près supportable entre la masse citoyenne, la puissance, et l'institution du visage dirigeant, le pouvoir charismatique. Il faut que cet écart soit supportable pour cette puissance. Il vous faut du Chef, qui vous donne le sentiment d'être Bon maître du peuple. Le propre des Démocraties Virtuelles, via les systèmes multiples des représentations (sénat, députés, maires, etc.) est de ne jamais sortir de cela, de cette problématique  dont il doit être décidé par avance qu'elle est l'équation exemplaire de la démocratie. &lt;br /&gt;        Le médiatisme peut bien, dès lors, nous expliquer à quel point ce Président n'est pas comme les autres (au point qu'un roublard et prétentieux Sarkozy gesticulera au G20 et à l'Otan pour s'en faire remarquer et aimer). Par exemple parce qu'il est noir... La belle affaire, passé le symbole, passé ce que cette question, il est vrai, draine de stupidité raciste résiduelle chez ''quelques-uns'', aux States comme chez nous.&lt;br /&gt;       Mais  tout cela, ce point hypnotique médiatique, ne fera pas avancer d'un pouce la seule question de la démocratie à venir. Celle des rapports entre la représentation filtrante, d'une part, et la puissance directe des masses, d'autre part. Obama fera illusion. Gouvernera peut-être un peu mieux qu'un autre, ou un peu moins bien.  Obama est un produit du système de la représentation qui limite ce que nous avons à entendre par démocratie. A savoir une existence réelle, directe et constante du peuple. Dont les modalités sont à inventer. Mais le médiatisme a ce talent insensé et comme inconscient de faire passer l'inessentiel pour l'essentiel : une couleur de peau plutôt que la critique du système lui-même de la démocratie représentative et limitative. &lt;br /&gt;      Obama n'est pas essentiellement noir...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-6157921584815065083?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/6157921584815065083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=6157921584815065083' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6157921584815065083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/6157921584815065083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/obama-nest-pas-noir.html' title='Obama n&apos;est pas noir.'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeNxP-gu0XI/AAAAAAAAAIs/QS3LRlc0IJU/s72-c/mccain-fist.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3833857678752034030</id><published>2009-04-12T18:10:00.023+02:00</published><updated>2009-04-12T18:44:37.348+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matière et langage'/><title type='text'>Petit, le communisme c'est comme le nazisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeISsQ3ExrI/AAAAAAAAAIk/g60nBCADeqU/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 124px; height: 93px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeISsQ3ExrI/AAAAAAAAAIk/g60nBCADeqU/s400/images.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323838261154858674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/petite-philosophie-du-chien-marley-moi.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La petite philosophie du Chien&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; aboutissait à un constat simple : d'être traversé par le langage infini et symbolique faisait toute la différence entre l'humanité et l'animalité. Une différence à la fois minimale, mais abyssale et sublime, évidemment, puisque, dès lors, le sujet pensant pouvait indéfiniment errer dans le réseau sans fin des significations libérées par les mots, ou, au contraire, pouvait supposer qu'il était au paradis du sens, d'avoir à disposition une telle infinité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se décider pour le paradis du sens, le Verbe, c'est là l'attitude religieuse. En ce Week-End de Pâques chrétien, elle donne à sourire... On ne voit pas que l'Occident puisse trouver son avenir dans un tel méli-mélo de magie, de superstition, de hasard historique, de pouvoir férocement institutionnalisé et de morale à deux balles cristallisée dans les interdits sexuels. &lt;br /&gt;Mais le nihilisme, de l'autre côté, nous guette. Car si l'homme est seulement cet animal parlant, le &lt;a href="http://writerinarcadia.blogspot.com/2009/04/marley-et-darwin-monkey.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Monkey&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;dévidé de toute substantifique âme, que nous restera-t-il ? Sinon le relativisme des discours, et l'animal que nous sommes, qui sera choyé, jusqu'à la mort insensée, par la consommation -  au prix, bien entendu, de ses efforts productifs. Belle finalité, en effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là qu'il faut tenir le cap. N'être ni religieux ni nihiliste. Que le nihilisme soit le coeur sous-jacent du capitalisme est évident. Qui pourra en effet énoncer l'Idée du capitalisme ? Puisqu'il s'agit du tourniquet des richesses distribuées et des pauvretés résiduelles ou sur-exploitées ... Quelle est sa finalité ? S'enrichir, donner à l'existence humaine un bien-être matériel puis spirituel supérieur disent les libéralistes ? Admettons, mais puisque cela ne peut se faire, naturellement, que par la répartition inégalitaire, on ne voit pas qu'il y ait là autre chose que finalité rapace et projet irrationnel. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/lhypothese-communiste-france-3.html"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Lorsque Badiou, dans l'interview avec Taddeï&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, dit qu'on ne doit pas sous-estimer la barbarie capitaliste, la chose a du mal à être entendue par la plupart d'entre nous. La seule leçon qu'on nous demande de retenir depuis l'asphyxie post-68 est plus simple : « Le communisme, c'est comme le nazisme, petit, c'est monstrueux, chiffres à l'appui. » Et certes, si l'on place le débat sur ce plan, et que l'on confond les avatars du XX°, le communisme historique, avec ce que Badiou appelle « L'hypothèse communiste ». Hypothèse neuve, fait remarquer Badiou, au regard du temps de l'Histoire, et qu'il serait donc absurde de confondre totalement avec son désastre factuel – que nul ne remet en cause. Nous ne sommes pas des révisionnistes du communisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi notre époque néglige les désastres capitalistes, et se contente de ruminer Le livre noir du Communisme ? C'est que le nihilisme dont se nourrit le citoyen des pays riches est inconscient du mal, de ce que j'ai appelé, dans &lt;a href="http://editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=28488"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Démocratie Virtuelle&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; , la barbarie par indifférence : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barbarie par l’indifférence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désigne la manière dont la barbarie prend forme dans les démocraties virtuelles, en toute bonne conscience. Ce n’est pas la barbarie active des dictatures, mais les 6 à 9 millions d’êtres humains qui meurent de faim ou de maladies dans le monde, chaque année, tandis qu’il suffirait de peu, au regard des flux financiers privés et publics, pour empêcher l’horreur. La barbarie par l’indifférence est la honte même de notre temps. Son refus actif est sans doute la prescription première du corps politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nihilisme provient de ce que le citoyen occidental, plus ou moins gâté, ignore à la fois la réalité  de la barbarie mondiale et ne saurait trouver un sens suffisant à l'existence dans la seule pulsion de la production (travaille !) et de la consommation (jouis !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc affirmer qu'un animal parlant peut vivre pour des Idées, et non seulement pour le nihilisme des langages qui se valent tous, et du corps à choyer. Qu'il peut espérer, progressivement, faire corps politique avec d'autres, assez radicaux pour se sentir libres à l'égard des idéologies dominantes et opiacées, et assez responsables pour organiser une discipline militante qui ne devienne pas une Religion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3833857678752034030?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3833857678752034030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=3833857678752034030' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3833857678752034030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3833857678752034030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/petit-le-communisme-cest-comme-le.html' title='Petit, le communisme c&apos;est comme le nazisme'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeISsQ3ExrI/AAAAAAAAAIk/g60nBCADeqU/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3649813738092739977</id><published>2009-04-11T11:45:00.006+02:00</published><updated>2009-04-12T11:55:20.301+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>L'hypothèse communiste - France 3. Badiou/Taddeï</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeBnVc6rrzI/AAAAAAAAAIc/Jeiq3WtuZ1Y/s1600-h/image+hypoth%C3%A8se.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 84px; height: 137px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeBnVc6rrzI/AAAAAAAAAIc/Jeiq3WtuZ1Y/s400/image+hypoth%C3%A8se.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323368377789165362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&amp;id_rubrique=641"&gt;Alain Badiou s'entretient avec Frédéric Taddeï. &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour parvenir directement à l'entretien vous pouvez avancer jusqu'à la 27ième minute de la vidéo proposée par France 3...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x8xpkw_alain-badiou-lhypothese-communiste_news"&gt;Ou bien ICI - directement sur daily.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3649813738092739977?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3649813738092739977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=3649813738092739977' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3649813738092739977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3649813738092739977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/lhypothese-communiste-france-3.html' title='L&apos;hypothèse communiste - France 3. Badiou/Taddeï'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SeBnVc6rrzI/AAAAAAAAAIc/Jeiq3WtuZ1Y/s72-c/image+hypoth%C3%A8se.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-3812091788611688988</id><published>2009-04-09T20:34:00.005+02:00</published><updated>2009-04-09T20:43:07.533+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La monnaie de la crise</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sd5BN1yWOSI/AAAAAAAAAIU/DCYYn_-ggcI/s1600-h/Dollar_Eye.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 393px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sd5BN1yWOSI/AAAAAAAAAIU/DCYYn_-ggcI/s400/Dollar_Eye.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322763515630860578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« Le système financier international a besoin de s’appuyer sur des règles et des institutions qui s’en portent garantes comme il y a aussi la nécessité de créer simultanément un climat de confiance. En effet, en un temps éclair, la loi de la jungle, l’égoïsme extrême, l’esprit de clan ont donné le ton aux rapports internationaux; le monde financier a été voué à se transformer en une sorte de jeu morcelé dominé par une logique glaciale de course au profit. Il a fini par y perdre sa santé et sa stabilité pour ne plus laisser d’espace à un développement soutenable. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette sagesse pourrait bien être celle qu'on tirera de la crise, crise dont nous n'éprouvons encore, sans doute, que les premiers effets : le désastre de l'économie virtuelle se matérialise à son rythme, mais inexorablement, dans la sphère concrète, c'est-à-dire productive et consommatrice. &lt;br /&gt;Qui ne donnerait, à l'exception de quelques capitalistes cyniques, le bon dieu sans confession à une telle déclaration de foi ? Le hic ! est que cette belle prose est celle d'un journal chinois, évidemment intitulé Le Quotidien du Peuple. Comme nos démocraties, relayées par le médiatisme vulgaire  -  celui de la télévision, en particulier – procèdent d'abord par dualités bornées, le citoyen peu attentif s'étonnera que l'on puisse trouver un trait de vérité dans l'organe de propagande de cette ignoble dictature qu'est la Chine, martyrisant toute réincarnation tibétaine. &lt;br /&gt;Peut-être pourra-t-on, au mieux, dire que les belles phrases et les beaux principes n'engagent à rien, que la littérature, la philosophie ne sont pas encore la politique, et qu'une telle pétition de principe (dont le parfum est effectivement communiste) n'est que jolis mots jetés en justification sur l'hideux système dictatorial. &lt;br /&gt;Seulement voilà : La Chine, appuyée par d'autres pays (la Russie, le Brésil, le Venezuela) est venue  au sommet mondial avec une proposition révolutionnaire. Les mots avaient donc un sens.  &lt;br /&gt;Cette proposition est la suivante : « Créer une nouvelle monnaie, supranationale. » &lt;br /&gt;Qu'on ait très peu parlé d'une telle idée n'est pas surprenant. Et montre seulement à quel point notre soi-disant paradis d'opinions et de clarté informationnelle peut tout aussi bien être compris comme ce monde de la censure par désertion et de la promotion de l'inessentiel. Ce qui n'est pas prendre la défense de cette dictature effective qu'est la Chine, mais rappeler, seulement, que la laideur des uns ne fait pas la beauté des autres, et que les formes perverses, au paradis actuel de la démocratie, sont elles aussi à repérer et comprendre.&lt;br /&gt;Mais que signifie « Créer une nouvelle monnaie, supranationale ? » &lt;br /&gt;Cela peut signifier fondamentalement deux choses, dès lors que l'on a remarqué que la crise mondiale dépend à l'origine des malversations ou inconsciences d'un Etat, les USA, et, en conséquence, de leur monnaie, à la fois hégémonique et locale. Il y a là, premièrement, un principe pragmatique, régulateur, para-catastrophique, et compatible, même, avec le capitalisme. Il y a deuxièmement un principe proprement philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.Assurer une stabilité financière plus grande, car supra-nationale, donc moins sensible aux aux épicentres nationaux. &lt;br /&gt;2.Rendre possible une autre économie, une économie qui parviendrait à rompre avec la sphère du virtuel, où l'argent lui-même devient une marchandise que l'on achète et vend. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Il faut remarquer que les banques chinoises, dirigées par des cadres nommés par le Parti, n'ont nullement mordu à l'hameçon des subprimes finalement suicidaires. Les 3 premières, en 2008, ont ainsi dégagé un excédent de 30 milliards d'euros directement injectable dans l'économie. &lt;br /&gt;        Notre situation, à notre corps défendant, est tout autre, puisque nous ne disposons, pour compenser, que de la ponction sur les revenus particuliers, ou de la planche à billets, l'argent artificiel, avec les risques de dévaluation qui s'ensuivent, le tout enrobé d' un petit laïus moralisant sur les excès de l'économie abstraite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Toutefois, le lecteur quelque peu critique et informé pourra analyser la position de la Chine à  partir de réquisits purement stratégiques.&lt;br /&gt;1.Eviter la dévaluation du dollar. La Chine étant, dans les faits, le créancier impérial des USA (750 milliards de Bons du Trésor), une telle dévaluation est pour ses intérêts dommageable.&lt;br /&gt;2.Mettre fin aux accusations concernant la sous-évaluation de sa propre monnaie.&lt;br /&gt;3.Obtenir une réforme radical du FMI où elle ne dispose que de 3,6 pour cent du droit de vote, et qui, de manière générale, bride les pays émergents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Sans nul doute, ces stratégies nationalistes sont actives dans la diplomatie chinoise. Mais toute diplomatie fait de même. Il n'en reste pas moins, dès lors, que cette horrible dictature propose une Idée où d'autres aiment à mettre pansement sur jambe de bois. Ce qui doit nous donner à penser, sans nulle allégeance à la dictature chinoise, à notre splendeur démocratique...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-3812091788611688988?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/3812091788611688988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=3812091788611688988' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3812091788611688988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/3812091788611688988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/la-monnaie-de-la-crise.html' title='La monnaie de la crise'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sd5BN1yWOSI/AAAAAAAAAIU/DCYYn_-ggcI/s72-c/Dollar_Eye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-624561812082701768</id><published>2009-04-08T18:06:00.003+02:00</published><updated>2009-04-08T18:14:16.208+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matière et langage'/><title type='text'>Petite Philosophie du Chien (Marley &amp; moi)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SdzL4YFrv9I/AAAAAAAAAIE/SOYlxV_J1Dw/s1600-h/Photo052.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SdzL4YFrv9I/AAAAAAAAAIE/SOYlxV_J1Dw/s400/Photo052.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322353029044486098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques temps Marley &amp; moi était à l'affiche.  Marley est un chien insupportable, mais qui deviendra un membre à part entière de la famille. Ce synopsis peut sembler indigent, ou pour enfant. Mais c'est là un film qu'il ne faut pas sous-estimer, parce qu'il déploie plusieurs dimensions (la construction du couple, le désir de maternité et de paternité, le temps)  et qu'il se révèle habile, drôle, et finalement tragique. Il est assez représentatif de ce que le cinéma américain peut faire d'honnête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mon but n'est cependant pas, on s'en doute, de faire une critique. Je voudrais saisir la balle au bond - c'est le cas de le dire - pour poser une simple et classique question philosophique : celle du statut de l'animalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de l'animalité a toujours embarrassé la philosophie en ce qu'elle impliquait immédiatement le statut que l'on accorderait, par différence hiérarchique, à l'humanité. Il est évident que la puissance religieuse, avec laquelle la philosophie occidentale dut composer pendant des siècles, ne sait guère que faire de cet être mitoyen, l'animal, qu'on ne semble pas pouvoir, de toute évidence, réduire à l'inanité de la pierre, mais qu'on ne voudra surtout pas identifier aux rotondités  éternelles de notre Ame humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   J'énumérerai seulement deux propositions majeures pour dégager la question finale : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La position cartésienne. Il n'existe que deux substances. La substance pensante et la substance étendue. L'homme, capable de conscience, le fameux cogito, est substance pensante, âme, esprit – dans un corps. L'animal ne peut être que substance étendue, incapable qu'il est d'énoncer sa conscience de soi. Il est donc animal-machine. &lt;br /&gt;Le renversement opéré par La Mettrie, dont les Lumières sont de matérialisme forcené : L'homme lui aussi est une machine. Il n'y a pas de substance pensante, d'âme en soi. La différence entre l'homme et l'animal n'est pas qualitative, encore moins substantielle. Elle dépend seulement des différences organiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Position matérialiste, La Mettrie, ou spiritualiste, Descartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il est évident que le spiritualisme est une fable, le matérialisme doit tôt ou tard se confronter à la question de l'extra-matériel. Il doit reconnaître que l'humanité ne se laisse pas entièrement comprendre en termes de constitution physique et biologique. Bien entendu, une telle constitution est condition nécessaire. L'esprit (la représentation, la conscience) ne souffle pas où il veut, comme  Saint-Jean – du reste dans un tout autre sens, théologique – le disait, mais où il peut. Toutefois, cette structure biologique (capacité du cerveau, en particulier) est une condition nécessaire mais insuffisante. Nous savons que les ''enfants-loups'' (le cas le plus célèbre, scientifiquement, étant assez bien illustré par le film de Truffaut  l'enfant sauvage) restent dans un état de quasi-animalité, suite, même, à la volonté quotidienne de les humaniser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui suffit, en même temps, à montrer que la frontière est ténue, entre animalité et humanité. Le cas des enfants-loups donne donc raison aux matérialistes, mais limite immédiatement la portée de leur thèse : encore faut-il que les structures physiques et biologiques aient été stimulées. Le cerveau humain est un réseau de possibilités. Sans les possibilités, point de conscience, et ni Marley ni mon chien n'accéderont jamais à ce monde de sens qui est le nôtre. Mais sans la construction sociale point de possibilités changées en conscience et en pensée effectives. Victor, l'enfant-sauvage, une fois retrouvé et éduqué, ne dépassera guère le stade du chien domestique, en particulier parce qu'il lui sera à tout jamais impossible d'accéder au symbolique, c'est-à-dire à la pensée langagière et abstraite. L'âme tardive ne viendra point en lui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler de stimulation, de socialisation, de possibilités développées n'est pas encore suffisant. C'est une analyse psycho-sociologique. Le philosophe pointera plutôt, ici, le phénomène premier, corrélatif à l'émergence progressive de la conscience d'un tel corps humain : le langage articulé, porteur en lui-même, par combinaison et re-combinaison, d'infinis méandres ou nuances. Le langage est en effet ce presque-rien de matériel (sonorité entendue, visibilité lue) qui fait de l'homme un être spirituel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'infinité du langage, à son tour, est susceptible d'une double interprétation. L'infini peut être le signe du Divin (du Verbe), le trésor illimité ; il peut tout aussi bien être le dédale ou le sans-fond. &lt;br /&gt;Le langage humain n'a pas de centre. De là qu'il peut être trésor ou dédale. Et le ''moi'' qui s'y reflète en glissant d'un mot à l'autre, sans pouvoir se ressaisir, peut dès lors interpréter cet infini qui fait son étoffe la plus intime - le sentiment et la pensée d'être soi - comme plénitude du Sens ou au contraire comme l'errance de toutes les significations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est l'inquiétude qui nous habite, et dont il faut bien faire quelque chose. Ce dont le chien tapi se passe...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-624561812082701768?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/624561812082701768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=624561812082701768' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/624561812082701768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/624561812082701768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/petite-philosophie-du-chien-marley-moi.html' title='Petite Philosophie du Chien (Marley &amp; moi)'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SdzL4YFrv9I/AAAAAAAAAIE/SOYlxV_J1Dw/s72-c/Photo052.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-2932146775618496746</id><published>2009-04-07T19:47:00.002+02:00</published><updated>2009-04-07T19:50:05.947+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Pourquoi séquestrer les patrons ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SduR_4UULyI/AAAAAAAAAH8/61Zqw0ReLKU/s1600-h/photo_1239106951388-2-0.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 272px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SduR_4UULyI/AAAAAAAAAH8/61Zqw0ReLKU/s400/photo_1239106951388-2-0.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322007911303753506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Qu'est ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer les gens? On est dans un Etat de droit, je ne laisserai pas faire les choses comme ça", a déclaré le chef de l'Etat à l'occasion d'un déplacement à Venelles, dans les Bouches-du-Rhône.&lt;br /&gt;"Dans un Etat de droit, la loi doit être respectée. On peut comprendre la colère des gens, mais la colère des gens, elle sera apaisée par des réponses et par des résultats, pas en aggravant les choses en faisant des choses qui sont contraires à la loi", a-t-il ajouté.&lt;br /&gt;"Il y a des comportements d'un certain nombre de patrons qui sont inadmissibles, mais l'immense majorité des chefs d'entreprise souffre de la crise et se comporte formidablement bien", a estimé M. Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réagissant ainsi, maniant, en habile politicien, la rhétorique la plus parlante, et simple, avec l'art des transitions et des atténuations progressives, Nicolas Sarkozy est tout à fait dans son rôle. On ne voit pas, sauf surprise surréaliste, qu'un représentant de l'Etat, le plus haut, de surcroît, puisse accepter ce qui contrevient au Droit. &lt;br /&gt;Nous aurions la même surprise si le Pape vantait soudain, victime d'une hallucination, les délices du préservatif, ou Rocco Siffredi ceux de la virginité à vie.&lt;br /&gt;Mais la question, nous devons l'élargir, sans nous laisser prendre au jeu de la légalité. &lt;br /&gt;Une des plus élémentaires leçons de philosophie politique consiste à distinguer légitimité et légalité. C'est ce qui fit dire à Rousseau, en son temps, qu'il y avait un droit du peuple à se révolter, c'est-à-dire à opposer la légitimité à la légalité factice, et à affirmer ainsi la supériorité de principe de la première sur la seconde. La légalité, en effet, est toujours celle d'un ordre établi. Si la légalité était en équivalence avec la légitimité, nous serions, de fait, au paradis de l'ordre politique.&lt;br /&gt;Il est vrai que ce sont des concepts dont nous avons la pire peine, aujourd'hui, à penser la pertinence. Les démocraties virtuelles (représentatives, indirectes) en général endorment. Parfois aussi manipulent. Il s'agissait récemment d'identifier les alter-mondialistes aux casseurs et flambeurs strasbourgeois. Le médiatisme s'en chargea, inconscient de son propre rôle.&lt;br /&gt;En réalité, la question qu'une telle démocratie doit se poser est la suivante : son système électoral, archaïque, suffit-il à donner à sa légalité une légitimité ?&lt;br /&gt;Il y aurait donc cette belle distinction entre l'autorité de l'Etat et la violence illégale (séquestrer un patron, en l'occurrence.) Voyez la charge des CRS. Voilà donc l'autorité légale et légitime... &lt;br /&gt;C'est dire que l'image ne vous dit rien, encore, de la différence entre la violence illégitime et la force légale et soi-disant légitime. Le coup de bâton est le même. Rien, même, ne distingue ce genre d'images des pratiques (les moins monstrueuses, certes) des dictatures. &lt;br /&gt;Ce qui suffit à montrer qu'une telle distinction doit rester agissante en notre esprit : confondre la légalité et la légitimité est par excellence un désastre pour une démocratie. Car toute démocratie est ce système de légalité à venir qui tend à rejoindre la légitimité.  Comment pourrions-nous dire la légitimité, dès lors, sans contrarier la légalité en amont et retard ?&lt;br /&gt;Bien entendu, il ne s'agit pas d'allumer le feu pour le plaisir des brûlures.&lt;br /&gt;Mais ''l'Etat de droit'' est la plus vieille des ritournelles. A bien l'écouter, Louis XVI serait encore notre tête pensante.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il faut, absolument, que nous retrouvions un certain sens de l'incivilité citoyenne. Ordonnée à une Idée, l'Egalité, et qui n'aura rien à voir, dès lors, ni avec la violence stupide des brigands, ni avec celle, automatique, des forces étatiques.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Qu'on ne puisse distinguer par l'image vue la légitimité ou l'illégitimité d'une force brute (celle, toute opposée, des casseurs, des CRS, et des révolutionnaires) voilà finalement ce qui doit nous faire réfléchir sur la limite des médias d'abord visuels et nous rappeler que d'autres vecteurs (celui-ci) sont nécessaires à la réflexion sur ce qui a toujours constitué le centre de la politique : la légitimité n'est pas nécessairement la légalité, ni la légalité la légitimité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-2932146775618496746?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/2932146775618496746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=2932146775618496746' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2932146775618496746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/2932146775618496746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/pourquoi-sequestrer-les-patrons.html' title='Pourquoi séquestrer les patrons ?'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SduR_4UULyI/AAAAAAAAAH8/61Zqw0ReLKU/s72-c/photo_1239106951388-2-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-4471435352484785277</id><published>2009-04-06T21:20:00.002+02:00</published><updated>2009-04-06T21:25:40.929+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Le symptôme du G20</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SdpWSWboM0I/AAAAAAAAAH0/6rUOPRHWhSQ/s1600-h/les_dix_commandements.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 353px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SdpWSWboM0I/AAAAAAAAAH0/6rUOPRHWhSQ/s400/les_dix_commandements.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321660782950757186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Symptôme G20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'ordre de la politique, il convient de bien distinguer symptôme et pathologie.  Un symptôme est certainement révélateur d'une pathologie. Mais l'on peut bien traiter le symptôme sans que la maladie soit pour autant vaincue. C'est en ce sens qu'il est raisonnable de parler d'un symptôme G20, c'est-à-dire d'un traitement si superficiel de la crise économique et sociale qu'il semble à tout égard indifférent à la réalité de la maladie profonde. &lt;br /&gt;Le propre du G20 est de vouloir guérir du symptôme... Point de la pathologie. Celui-ci, cette fois-ci, il est vrai, est d'importance. Et il faut, en effet, des capitaux importants, et une sorte de retour paradoxal de « L'Etat providence » dans la danse capitale pour en effacer les stigmates. &lt;br /&gt;Ce qui en dit long, du reste, sur le sens de l'Etat contemporain : il est devenu cette Puissance toujours solvable qui viendra secourir les Structures privées en faillite - structures dont la crédibilité financière est pour leur part limitée, fussent-elles mondialement actives. Providence de l'Etat d'un nouveau  genre, en effet, si les Etats sont désormais les garants divins des mouvements guerriers, indécents ou surréalistes du capitalisme naturel. &lt;br /&gt;Cette crise aura rappelé qu'il y a un abîme sous-jacent à la circulation des flux financiers   abstraits, mais dont la vacuité ne se révèle qu'au moment où il devient totalement impossible de dissimuler l'écart entre la vie concrète et le capital abstrait. Il fallut la faillite personnelle et concrète  des Américains endettés pour que la valeur réelle des subprimes devienne clair. En attendant, on pouvait jongler dans l'abstraction capitale... &lt;br /&gt;De même que ces Américains pauvres, victimes, pouvaient, comme nous, jouer avec leurs crédits en cavalerie jusqu'à un certain point, ayant eux-mêmes, comme nous tous devant les DAB, un orteil (mais vital) dans l'incroyable système du Capital virtuel. Un temps. Avant la vente de tous leurs biens.&lt;br /&gt;Qui pourra donc désormais définir l'Argent ? &lt;br /&gt;Voilà donc, en tout cas, tout ce qui est attendu de l'Etat : sa providence est de relancer la machine... Effacer le symptôme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques remarques plus directes sont utiles. Un G20, en effet, fait théâtre.&lt;br /&gt;1.On appellera « simulacre » l'attitude offensive de Nicolas Sarkozy, se disant prêt à quitter la réunion si les mesures prises n'étaient pas à la hauteur de ses espérances ''morales''... (Simulacre déjà agissant, ces derniers temps, dans les déclarations gouvernementales sur les primes patronales. Ce qu'il faut traiter, c'est toujours une structure inégalitaire, en elle-même, et non pas des points particuliers. Exhiber les points particuliers, c'est donner le sentiment que l'on traite la structure pour mieux faire oublier sa persistance.) Quel beau numéro, en vérité ! Ce que j'appelle l'a-typie est d'un bien autre courage : cela suppose que l'on mette sérieusement en cause la supériorité de la Propriété privée sur l'Egalité. Ici, tout était évidemment joué, au tour de piste près de la France m'as-tu-vu.&lt;br /&gt;2.On a beaucoup insisté, dans les médias, sur la liste grise des paradis fiscaux – liste de surcroît malhonnête. Croit-on que l'on résoudra la question mondiale en montrant du doigt quelques nids à frics naturellement adaptés au système ? &lt;br /&gt;         3. Que contient donc, au juste, la résolution du G20 ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        &lt;a href="http://www.g20.org/pub_communiques.aspx"&gt;&lt;em&gt; Vous pouvez analyser ici (à la fatigue ou l'illusion rhétorique près...) le texte final&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Qui se réduit, pour les moins scrupuleux, à ceci : &lt;br /&gt;a- Une liste partiale des paradis fiscaux.&lt;br /&gt;b- Injecter 1100 milliards de dollars dans le FMI (le centre de redistribution abstrait). (Notez bien, sans cynisme inutile, qu'un tout petit pourcentage de cette somme nous manquait depuis des années et des années, nécessairement, pour éradiquer durablement la faim et la maladie des  moins riches... C'est cela le capitalisme abstrait.)&lt;br /&gt;c- Augmenter l'effort fiscal du plus grand nombre des  citoyens en vue d'injecter les dits milliards.&lt;br /&gt;d- Quelques réglementations prophylactiques sur les fonds à risques, les règles comptables et les agences de notation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dira donc que le patient qui ne souffre plus des symptômes est à moitié guéri, ce malade imaginaire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5563824702893686209-4471435352484785277?l=fabientarby.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fabientarby.blogspot.com/feeds/4471435352484785277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5563824702893686209&amp;postID=4471435352484785277' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4471435352484785277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5563824702893686209/posts/default/4471435352484785277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fabientarby.blogspot.com/2009/04/le-symptome-du-g20.html' title='Le symptôme du G20'/><author><name>Fabien Tarby</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08760067292647296426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SQwgG2fsAaI/AAAAAAAAADs/5TavhtEwWYk/S220/Photo084.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/SdpWSWboM0I/AAAAAAAAAH0/6rUOPRHWhSQ/s72-c/les_dix_commandements.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5563824702893686209.post-8857947985542357111</id><published>2009-04-05T22:37:00.009+02:00</published><updated>2009-04-05T23:25:33.943+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Un article paru dans le Journal l'Humanité. A propos de la pensée politique d'Alain Badiou (De quoi Sarkozy est-il le nom ?)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sdkhs96z2wI/AAAAAAAAAHs/qy4DNwAXTuw/s1600-h/sarkozy.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_k3wBV7lv5cM/Sdkhs96z2wI/AAAAAAAAAHs/qy4DNwAXTuw/s400/sarkozy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321321491134143234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;              LA POLITIQUE DE L'EVENEMENT D'ALAIN BADIOU&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.humanite.fr/2009-01-10_Cultures_La-politique-de-l-evenement-d-Alain-Badiou"&gt;&lt;em&gt;Lien vers l'Humanité   &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre de Badiou De quoi sarkozy est-il le nom ? a connu un succès de librairie. La polémique souvent indigente qu'il a engendrée ne doit pas dissimuler qu'il y a, chez Badiou, une pensée précise de la politique. Celle-ci se tient bien au-delà du trait d'esprit pamphlétaire consistant à qualifier Sarkozy d' « homme aux rats ».  Pierre Assouline réduit à peu près cet ouvrage à cela. Il pousse les hauts cris en identifiant la formule à quelques relents d'antisémitisme au lieu, tout simplement, de lire le fond. Mille fois absurde : l'un des propos d'Alain Badiou est de dénoncer la résurgence d'un certain pétainisme qu'incarnerait Sarkozy. &lt;br /&gt;On dit donc souvent de Badiou qu'il est maoïste, qu'il n'est pas démocrate, et qu'il serait de surcroît antisémite. Ce qui est une manière, dans l'atmosphère à la fois pesante et rapide qui est la nôtre, de disqualifier d'emblée une pensée philosophique dont l'ampleur est pourtant d'ores et déjà reconnue à l'échelle mondiale. Il y a là un montage qui empêche de lire ni ne le veut. L'insulte antisémite, celle du détestable livre de Marty, Une querelle avec Alain Badiou, philosophe, est agissante dans les papiers d'Assouline, comme à tout prix.  Assouline démontre donc par l'exemple la nullité critique et philosophique à laquelle certains, dans l'espace médiatique, cèdent. Badiou rappelait seulement, dans Circonstances 3, que l'universalisme vaut mieux que les communautarismes, qu'Israël ne fait pas exception, et que le prédicat « juif » s'applique à une telle diversité de gens qu'on ne saurait en faire un nom sacré.&lt;br /&gt;Sur le fond, maintenant, Badiou appelle «  capitalo-parlementarisme » le monde de la démocratie marchande et représentative. Il dénonce clairement ce « matérialisme démocratique ». Il y oppose un «  matérialisme dialectique » capable d'Idées et de Vérité. Le propre du « matérialisme démocratique » est d'affirmer qu'il n'y a que des corps et des langages, dès lors d'admettre comme saine et indépassable une existence sociale fondée sur la consommation, le relativisme des opinions, et le filtre politique de la représentation nationale. « Vis sans Idée » est son principe. A l'inverse, la pensée de Badiou affirme l'existence d'événements au sein de structures. De tels événements rendent possibles l'authentique vie humaine, la constitution d'un sujet fidèle à ces événements et capable d'en suivre la vérité indéfinie. Il y a là une manière de concevoir l'existence qui n'est pas sans rapport avec l'engagement de Sartre. Mais il y a aussi, chez Badiou, une étude des structures du réel, complexe et remarquable, qui s'appuie sur les développements les plus pointus des mathématiques et de la logique. Le réel est pour lui un système déductif infini mais strictement normé que l'homme peut cependant en partie dépasser par la grâce et le travail événementiels.&lt;br /&gt; La politique est l'une des quatre conditions du sujet – avec l'art, l'amour, le savoir. Elle n'est pas peu de choses 
